Epoch Times Paris n°183 1er sep 2010
Epoch Times Paris n°183 1er sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°183 de 1er sep 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : l'Australie prépare le plus grand parc éolien de l'hémisphère sud.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 International www.lagrandeepoque.com 1 – 15 SEPTEMBRE 2010 ● La Grande Époque Une fracture paralysante entre le Hamas et l'Autorité palestinienne Suite de la première page Le Fatah est le parti actuellement aux commandes de l'Autorité palestinienne (AP). Avec les élections tenues dans les territoires palestiniens en 2006, le parti islamiste Hamas avait remporté une majorité de sièges. Une âpre lutte de pouvoir, parfois violente, s'en était suivie entre les deux entités, alimentée par l'irritation des États-Unis et d'Israël de voir une organisation jugée terroriste diriger l'AP. Malgré l'établissement d'un gouvernement d'unité nationale Fatah-Hamas sous les auspices de l'Arabie saoudite en mars 2007, le confl it entre les deux frères s'est quand même exacerbé, menant à la prise sanglante de la bande de Gaza par le Hamas en juin 2007. Les efforts diplomatiques pour redémarrer le processus de paix sont dirigés essentiellement vers le président de l'AP, Mahmoud Abbas, tandis que les diffi cultés posées par le régime du Hamas sont en grande partie ignorées. La fracture entre l'AP et le Hamas n'est pas uniquement géographique, mais pénètre tous les niveaux de la société palestinienne. La direction de l'AP dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, et la direction du Hamas à Gaza ne communiquent que par l'entremise de la médiation égyptienne. Selon Elias Zananiri, un conseiller principal de Muhammad Dahlan – membre bien placé du Fatah – le confl it entre les deux directions n'est pas simplement une dispute entre les deux entités, mais bien un confl it entre deux programmes pour la société palestinienne. L'un d'eux est un programme qui reconnaît la solution à deux États et la démocratie, et l'autre consiste en un programme islamiste radical qui considère la religion comme un moyen d'exercer un contrôle sur la vie des gens. Ces deux concepts ne sont pas circonscrits au Fatah ou au Hamas, mais sont plutôt devenus le symbole d'une lutte dans la société palestinienne, estime Elias Zananiri. Le leadership de l'Autorité palestinienne, constitué principalement de représentants du Fatah, a déclaré à plusieurs reprises que les négociations avec Israël devraient se baser sur les frontières de 1967 et un gel de la colonisation devrait survenir avant le début de ces négociations. Il est donc essentiellement prêt à discuter avec Israël et à le reconnaître comme État, mais refuse de reconnaître son caractère d'État juif. La position du Hamas est basée sur un rejet absolu d'Israël. Le dirigeant du Hamas, Khaled Mechaal, a récemment expliqué la position de son organisation sur ces questions à des participants d'un camp d'été. « Voici la voie : ces camps, cette jeune Un rapport d’enquête révèle que l’Église catholique et le gouvernement britannique s’étaient entendus pour dissimuler la participation d’un prêtre catholique dans l’assassinat de neuf personnes du village de Claudy, dans le comté de Derry, en Irlande du Nord en 1972. Quatre catholiques et cinq protestants, âgés de 8 à 65 ans, étaient morts sur le coup ou des suites de leurs blessures à cause de trois voitures piégées ; trente autres avaient été blessés. Aucun groupe n’avait revendiqué l’attentat, et aucun avertissement n’avait été reçu. L’enquête du médiateur de la police, commencée en 2002, s’est basée sur les notes écrites d’évêques et la correspondance interne des anciens membres du Royal Ulster Constabulary (RUC) pour voir ce qui traitait de suspicions envers le prêtre James Chesney. M. Hutchinson, le médiateur de la police, a rappelé dans son rapport que les décisions prises par l’État doivent être replacées dans le contexte de l’époque. « Nous devons reconnaître que 1972 était une des pires années des troubles et que l’arrestation d’un prêtre aurait pu dégrader la sécurité », déclarait il. « Nous devons aussi reconnaître que le manquement de la police à enquêter sur quelqu’un qui était suspecté d’avoir participé à un acte terroriste aurait pu, en lui-même, avoir de graves conséquences. » « En absence d’explications, le comportement des anciens responsables du RUC qui ont recherché et accepté l’assistance du gouvernement [britannique] pour faire face à la culpabilité supposée du Père Chesney, est par défi nition un acte de collusion. » « Que la collusion soit ici répréhensible ou pas n’importe pas ici », dit le médiateur. « Mon rôle dans cette affaire est d’enquêter. » Le leader exilé du Hamas Khaled Meshaal donne un discours à Damas le 28 juin 2010. génération, ce fusil, cet entraînement, ces tentes, ces lieux d'entraînement, ces habiletés en [maniement] d'armes et le kaki des vêtements militaires. Ça c'est la voie », a déclaré Mechaal dans un discours se référant également aux négociations avec Israël. « [Les négociations] ne vont pas mener à la Palestine. Elles peuvent mener à Washington, elles peuvent mener à la destruction, mais elles ne peuvent certainement pas mener à la Palestine. » Le discours de Mechaal était diffusé par Al Jazeera et des extraits ont été traduits en hébreu par le Intelligence and Terrorism Information Center israélien. Dans un entretien avec le journal de la branche jordanienne des Frères musulmans, Mechaal a étalé la stratégie du Hamas : la stratégie inclut la possibilité de discuter des arrangements politiques d'un cessez-le-feu, mais seulement si c'est à l'avantage du Hamas. Collusion entre Église et État lors de l’attentat à la bombe de Claudy en Irlande « Les responsables des décisions de l’époque au sein de la police sont décédés. Mais s’ils étaient encore vivants aujourd’hui, leurs actes demanderaient des explications et ils auraient fait l’objet d’une enquête spécifi que. » Concernant les responsables de l’Église et de l’État, M. Hutchinson déclare ne pas avoir trouvé de preuves d’intentions criminelles de la part de ministres ou de responsables du gouvernement ou de responsable de l’Église catholique. Il ajoute que « la moralité ou la justice de la décision prise par le Gouvernement et l’Église catholique de suivre les demandes du RUC [dissimuler l’implication du prêtre] est en soi une autre affaire, qui requiert davantage de débat public. Placer cette information dans le domaine public de manière transparente permettra aux débats d’avoir lieu. » Le médiateur ajoute : « Je suis heureux que la même situation ne puisse se reproduire aujourd’hui. Procédures légales rigoureuses, séparation des pouvoirs, contrôle attentif par les medias et des personnalités comme le médiateur de la police garantissent que des actes similaires ne peuvent arriver sans une prise de décision appropriée. » Les explosions avaient eu lieu le jour où l’armée britannique lançait l’opération Motorman qui visait à enlever les barricades de la zone républicaine interdite de la ville de Derry, à 18 kilomètres de là. Six mois plus tôt à Derry, alors appelée Londonderry, les soldats britanniques avaient tué treize personnes et blessé treize autres lors du massacre du Bloody Sunday. Suite à la plus longue et coûteuse enquête de l’histoire britannique, en juin de cette année le Premier ministre britannique James Cameron a présenté des excuses au nom de la nation pour les meurtres du Bloody Sunday. DAMIAN ROBIN Conflit profond et de longue date Le confl it entre le Hamas et le Fatah ne se limite pas seulement à l'espace physique qui sépare la bande de Gaza et la Cisjordanie. Il pénètre la société palestinienne et Elias Zananiri ajoute que même en Cisjordanie, les représentants du Hamas exercent un contrôle serré au niveau local. Aux côtés des représentants politiques du Hamas qui agissent dans le cadre politique, un réseau de militants du groupe est actif. Les autorités cisjordaniennes ont procédé à de nombreuses arrestations de ces militants, parfois en collaboration avec Israël. Le Hamas s'est toujours présenté comme une alternative aux mouvements nationalistes laïcs et ne s’est donc jamais joint à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), une coalition de mouvements palestiniens. Avec la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas en 2007, le fossé s'est creusé. Le dernier gouvernement d'unité nationale établi en 2007 n'a survécu que quelques mois et s'est effondré après la prise de Gaza par le Hamas. De nombreux pourparlers ont été tenus entre le Hamas et le Fatah depuis. Chaque ronde de négociations n'a pas été en mesure de réconcilier les parties et de rétablir l'autorité de l'AP sur la bande de Gaza. Un châtaignier de 150 ans qui se tenait dans une cour du centre d'Amsterdam et qui avait donné du réconfort à Anne Frank lorsqu'elle écrivait son journal, s'est effondré lundi, fragilisé par les champignons et les mites. Ces dernières années, plusieurs mesures avaient pourtant été prises pour sauvegarder cet arbre. Dans son journal intime, Le Journal d'Anne Frank, écrit pendant la Seconde guerre mondiale alors qu'elle et sa famille se cachaient des nazies dans une annexe à Amsterdam, la jeune fille juive mentionne ce châtaignier. « Notre châtaignier est en pleine fl oraison », écrit-elle le 13 mai 1944. « Il est couvert de feuilles et est encore plus beau que l'année dernière ». Le père d'Anne Franck, Otto Frank, seul rescapé de l'holocauste dans la famille, fut surpris de découvrir en lisant le journal à la fi n de la guerre, toute l'importance que cet arbre avait pris pour sa fille. « Comment pouvais-je savoir toute l'importance qu'avait pris pour Anne de voir un coin de ciel bleu, de pouvoir regarder des mouettes voler ou encore de voir le châtaignier, dans la mesure où elle n'avait jamais montré d'intérêt pour la nature », s'interrogeait en 1968 Frank dans un discours. « Par Louai Beshara/AFP/Getty Images Quel processus de paix ? « L'Autorité palestinienne est tombée dans un piège politique. Ce piège a été préparé par la nouvelle administration à Washington et par le président Obama », affirme E. Zananiri. Il ajoute qu'après que le président américain a exigé d'Israël le gel de toutes constructions dans les colonies, les Palestiniens ont été forcés de reconnaître ce nouveau développement. Maintenant, affirme Elias Zananiri, même s'il semble que les Américains et les Israéliens ont trouvé un terrain d'entente, les Palestiniens doivent recevoir un certain nombre de garanties avant d'ouvrir des pourparlers. Il estime que, dans les conditions actuelles, le nouveau développement ne sera pas assez pour permettre au président Abbas d'amorcer des négociations directes. « [Les Palestiniens] refusent de négocier directement ; ils ont parlé pendant 20 ans et n'ont rien reçu », déplore Zananiri. GIDON BELMAKER Le châtaignier d'Anne Frank est tombé Marcel Antonisse/AFP/Getty Images Le châtaignier d’Anne Frank. contre lorsqu'elle s'est retrouvée comme un oiseau en cage, cela lui a manqué. La simple idée de la liberté dans la nature a su la réconforter. » Anne Franck, l'une des millions de victimes juives de l'holocauste, a fi dèlement écrit son journal intime, qui lui a survécu à la persécution des nazies. L'ouvrage qui en a été tiré est dévenu mondialement célèbre, servant de documentation historique sur l'Holocauste. Le journal d’Anne Frank a été traduit dans de nombreuses langues et est l'un des livres les plus lus au monde. SUSAN TAN
La Grande Époque ● 1 – 15 SEPTEMBRE 2010 www.lagrandeepoque.com Chine Taïwan : allons fouiner sous la pierre nommée EFCA L’Economic Cooperation Framework Agreement (EFCA en anglais, ou Accord sur le Cadre de la Coopération Économique) entre Taïwan et la Chine a été signé le 29 juin 2010 par la Strait Exchange Foundation (SEF, Fondation pour les Echanges inter-Détroit) et l’Association for Relations Across the Taiwan Strait (ARATS, Association pour des relations vers le détroit de Taïwan) – des représentants semi-offi ciels de Taïwan et de la Chine. En surface, le processus semble se dérouler sans heurts et être effi cace mais l’histoire n’est pas si simple. Des Taiwanais ont creusé les dessous de l’EFCA et remettent en question la rationalité de cet accord. L’histoire de l’EFCA commence il y a deux ans. En 2008, Ma Ying-Jeou, le président-candidat du Kuomintang (KMT), est élu douzième président de Taiwan. Après avoir été investi dans ses fonctions de président, son cabinet propose de signer le CEPA [en anglais] (Closer Economic Partnership Arrangement - Accord pour un Partenariat Économique Rapproché) avec la Chine. Platocast explique [en mandarin] comment le CEPA s’est métamorphosé en EFCA : « Tout d’abord, le cabinet du président Ma propose de signer le CEPA avec la Chine… puis après quelques vérifi cations concernant les origines de l’accord, on se rend compte que seuls Hong Kong et Macau avaient signé le CEPA avec la Chine. Par conséquent, signer la CEPA avec la Chine aurait signifi é l’abandon de la souveraineté taiwanaise. La contestation pousse la cabinet de Ma à faire volteface et à proposer à la Chine de signer le CECA. Cependant, l’opinion publique trouve le CECA similaire au CEPA et vocifère contre le cabinet de Ma une fois de plus. Finalement, le président Ma propose de signer l’EFCA en février 2009. Le Département de la Propagande chinois a diffusé un avis aux organes d'information généraux et en ligne au sujet de la récente catastrophe de Zhouqu. Pour le gouvernement chinois, l'heure est au deuil plutôt qu'à déterrer les erreurs humaines. Les journalistes ont donc été invités à quitter la zone du glissement de terrain. Or, sans reconnaître les erreurs humaines, comment empêcher les prochaines ? « La plus grande catastrophe naturelle est de ne jamais reconnaître les catastrophes nées de la main de l'homme. » Cette citation est l'un des textes de micro-blogs les plus actuels mis sur QQ par Lian Yue. « Aussi longtemps que la culpabilité de l'action humaine dans les ‘catastrophes naturelles’sera ignorée et niée, nous continuerons à voir survenir la souffrance et la perte des vies humaines à travers le monde. Pour rester dans le cadre de ce billet traitant du monde chinois, si nous regardons les huit premiers mois de 2010, nous voyons une énorme perte de potentiel, d'énergies et de vies au travers de ‘catastrophes naturelles'dans lesquelles soit l'action humaine a joué un rôle de premier plan pour engendrer ces événements, soit une meilleure planifi cation, prévoyance et reconnaissance de la réalité auraient pu éviter des conséquences aussi graves. » Quel est le rôle de l'homme dans le coût des catastrophes naturelles ? Au moment où était écrit ce billet, sur les dix premiers résultats de SOSO, cinq des titres se demandent précisément si ces « catastrophes naturelles » le sont vraiment. Huit sur les dix essaient de déterminer si la véritable responsabilité des graves conséquences humaines et économiques de la « catastrophe naturelle » est à chercher dans l'humanité et non dans la nature. Ecrivant le 20 juillet 2010 sur QQ, « Lutte » dit : « D'abord des tremblements de terre, ensuite à nouveau les inondations - chaque jour plus d'annonces : les pires inondations de l'histoire, même pires qu'en 98. Les députés du parti démocrate progressif (DPP) protestant contre le passage en force de l’ECFA, qui rapproche Taiwan du régime chinois. Alors que le gouvernement taïwanais avait commencé à travailler sur l’EFCA en février 2009, son contenu a été caché du public jusqu’à ce que le SEF et l’ARATS le signe en juin 2010. Le secret entourant cet accord a inquiété un parti d’opposition, le Parti Démocrate Progressiste (PDP), qui a appelé à ouvrir un débat sur l’ECFA avec le président. Sous la pression, un débat télévisé entre le président Ma et le président du PDP Tsai Ing-Wen a eu lieu et a Le barrage de Jiujiang s'est de nouveau rompu - là aussi pire qu'en 1998. Des crédits sont alloués chaque année, des digues sont bâties chaque année, on surveille les inondations chaque année - avec quels résultats ? Des enfants qui pleurent. Des zones supposées submergées sont rayées de la carte. Là où le barrage devrait résister, il cède. En 1998, un projet de construction a été mis en place, du nom scientifi que de « fromage de soja » [nom d'un programme hâtivement monté de mauvaise qualité]. A l'examen des effets des tremblements de terre et des pluies diluviennes, ces projets, émaillant l'ensemble de la terre sacrée de Chine, font apparaître que même si Yu le Grand [un empereur chinois mythique du XXI e siècle avant J.-C. qui arrêta les fl ots] vivait encore, il ne pourrait pas retenir les eaux. Chaque fois que ces catastrophes naturelles se produisent, le gouvernement est prompt à réagir. Tout le monde met la main à la poche. Après quoi, la même catastrophe frappe. De nouveau ! En gardant à l'esprit que chacun est un génie après coup, on été retransmis le 25 avril 2010. » Par la suite, le PDP a mis en ligne la vidéo ci-dessous qui accuse l’ECFA, tout comme le CEPA, de causer de futures injustices sociales : « Après la signature par Hong Kong du CEPA, elle est devenue la ville enregistrant les plus grandes inégalités pour la santé, au monde. Nous ne voulons pas d’un ECFA qui permet au riche de devenir plus riche et au pauvre de devenir plus pauvre. » peut seulement dire que le gouvernement est raisonnablement compétent dans sa gestion de ces questions - mais quant au rapport avec la vie quotidienne des gens, à quoi servent donc ces programmes ? En cas de séisme les écoles et hôpitaux continuent à s'effondrer. Par grosses pluies les barrages continuent à céder. En cas de confl it l'armée est toujours dispersée. Pendant que les gens subissent des dommages il n'y a pas de problème. Il n'y a jamais d'enquête sur les responsabilités. Ne me dites pas que face aux catastrophes naturelles nous pouvons tout bonnement négliger le rôle des causes d'origine humaines. Chaque fois que nous voyons notre cher Premier ministre Wen, nous nous disons toujours « c'est un homme bon », mais c'est son devoir. Chaque fois que nous voyons l'armée intervenir en urgence nous trouvons toujours cela émouvant - mais c'est son devoir. Faire face à ces problèmes, c'est le rôle du gouvernement - et non pousser par la ruse les gens ordinaires à faire des dons. Le peuple ne devrait pas payer la facture du gouvernement à sa place. » Après le débat, l’Union pour la Solidarité de Taïwan (UST) a demandé la tenue d’un référendum sur la question suivante : « Acceptez-vous que le gouvernement signe l’ECFA avec la Chine ? » Cependant ce référendum a été rejeté par la commission de réexamen du référendum. Malgré ses détracteurs, l’ECFA a été signé par les représentants semi-offi ciels de Taiwan et de la Chine le 29 juin 2010. Après que les articles constituant l’EFCA En faisant une recherche de blogs pour « catastrophe naturelle » sur 163.com, on trouve également le fi l usuel des interrogations sur leur coût si élevé en termes de vies, production, économie et avenir. Au moment de ce billet, huit des dix titres obtenus sur la première page de résultats de 163.com interrogent directement l'implication de la « catastrophe causée par l'homme » dans les conséquences désastreuses de ces événements. L'utillisateur de 163.com « Bon Port » écrit : « L'irruption soudaine de catastrophes naturelles prend les gens au dépourvu, à regarder d'insupportables scènes de dévastation, qui leur brisent le coeur. Cela nous fait croire d'abord que la nature punit l'humanité. Il y avait des arbres hauts comme le ciel, des forêts touffues. Puis est venu le vrombissement des tronçonneuses, le craquement des chutes [d'arbres], transformés en toutes sortes de plaisants biens de consommation… les eaux claires de la rivière endiguée et la forêt de saules derrière étaient le paradis de mon enfance. Je ne sais plus quand, la forêt de saules a disparu, la digue est devenue un épais mur de sable et de pierre s'étirant sans interruption sur des milliers de mètres. Très spectaculaire - un changement total de décor. Dire que, face à une inondation dévastatrice, il n'a même pas su résister au premier coup ! la destruction imprudente de la forêt pour ouvrir des terres à l'agriculture a eu pour résultat la perte totale de la végétation et de la capacité des sols à absorber et retenir l'eau… Pour le bien du développement économique local, sans plan étudié par les services compétents, une vaste étendue de terrain forestier a été convertie en surface rase sans la moindre inspection de suivi. Les fl ancs des collines ont perdu leur couverture de forêt et de verdure de toujours. De la même manière, pour le bien du développement économique local et la promotion des investissements, un grand nombre de scieries non prévues ont été implantées à mesure de la 5 aient été fi nalement révélés, de nombreuses analyses ont été effectuées. Par exemple, KuanMom a critiqué le comité de coopération économique inter-détroit mentionné dans l’article 11 : « L’article 11 (de l’ECFA) fait référence à la création du comité de coopération "conomique inter-détroit, mais il ne mentionne pas comment le parlement Yuan de Taïwan peut superviser ce comité. En d’autres termes, les membres du comité nommés par le SEF et l’ARATS, sans autorisation appropriée, vont décider de l’exécution et de l’explication de l’EFCA, de l’arbitrage des confl its, et de toutes les négociations qui vont en découler. L’article 11 ne mentionne pas comment le comité sera organisé, qui en sera responsable, d’où vont émaner les autorisations, qui la supervisera, ses sources de fi nancement, ou sa localisation. » Malgré les contentieux, l’EFCA a été envoyé au parlement Yuan. Hehe écrit : « Des médias, on ne voit que les confrontations physiques entre quelques législateurs. Cependant, la vraie violence provient de la tyrannie de la majorité lors de rassemblements sans aucune justice. Pour être honnête, je n’ai pas une opinion fi gée sur le fait de signer ou non l’EFCA. Je pense que la plupart des Taiwanais sont comme moi, et ce que nous voulons est un consensus qui soit trouvé dans des débats effectués sous différentes perspectives et en conformité avec les règles de la démocratie. Même si nous ne pouvons pas trouver un consensus, nous espérons que le gouvernement pourra bénéfi cier de ces débats et protéger ceux qui seront concernés par l’EFCA. Néanmoins, la manière dont l’EFCA, qui pourrait inclure des dizaines ou des centaines d’articles, a été voté nous fait douter de ce que l’on peut attendre de ce genre de procédure législative. » GlobalVoicesOnline Les plus grandes catastrophes naturelles sont-elles provoquées par l'homme ? STR/AFP/Getty Images 8 août 2010 - Plus de 1.200 morts dans une coulée de boue dans la province de Gansu. SAM YEH/AFP/Getty Images production continue de maisons, en ce qui est devenu un soi-disant parc de développement industriel. La direction du gouvernement a barbouillé les rapports d'un trait de plume, mais qui a réfl échi aux conséquences ? On a du mal à croire qu'à l'époque les experts forestiers ne savaient pas ce qui résulterait de ces actes. L'exploitation forestière légale pouvait-elle réellement satisfaire une demande commerciale aussi élevée ? à part la question de qui [est fautif], au vu de cette catastrophe chacun devrait y réfl échir sincèrement. » Yoyo conclut un billet intitulé « Après les catastrophes » par cette pensée : « Une fois passées ces affaires de catastrophes actuelles, nous devons encore effectuer des enquêtes et recherches soigneuses sur place, absorber soigneusement toute l'expérience et les leçons, faire la synthèse des événements individuels, réfl échir et apprendre en tant que société. Mais tandis que nous faisons, en période de nécessité, un effort suprême pour inciter les autres à entrer dans une période de réfl exion, nous faisons toujours des efforts acharnés pour éviter de faire notre propre examen de conscience profondément nécessaire sur ces points essentiels ! Alors que nous pensons et ressentons en individus, ces profondes réfl exions, dans la direction appropriée d'avancement de notre nationalité elle-même, la route du développement, sont des enjeux extrêmement importants. Une fois encore en prenant en charge les sujets concernant le peuple, prenez un peu de responsabilité, parlez avec réalisme de projets faisables avec de véritables matériaux et dix millions de fois de plus ne recommencez plus ces ‘projets en fromage de soja', d'accord ? Parce qu'il n'y a aucune garantie que pendant le restant de nos jours ces projets ‘en fromage de soja'ne revoient pas à nouveau le jour, et d'une ; et de deux, dans les moments critiques ces projets ‘en fromage de soja'multiplient des dizaines, des centaines de fois, les pertes en vies humaines et en biens. » GlobalVoicesOnline



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