Epoch Times Paris n°183 1er sep 2010
Epoch Times Paris n°183 1er sep 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°183 de 1er sep 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : l'Australie prépare le plus grand parc éolien de l'hémisphère sud.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 International www.lagrandeepoque.com 1 – 15 SEPTEMBRE 2010 ● La Grande Époque The Wall de Pink Floyd, version iranienne Un groupe rock de Toronto fait le buzz sur Internet avec une reprise de Pink Floyd : deux frères de Toronto d'origine iranienne ont généré une petite tempête médiatique dernièrement avec leur reprise de l'hymne révolutionnaire du légendaire groupe Pink Floyd, Another Brick in the Wall. La chanson vise à mettre en relief les troubles politiques survenus en Iran depuis l'élection présidentielle de juin 2009 et le climat d'oppression générale qui règne dans le pays. Les Iraniens sont descendus dans la rue par milliers l'été dernier pour dénoncer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, alors que l'opposition jugeait qu'il y avait eu fraude. Afi n de réprimer le mouvement populaire, policiers, paramilitaires et miliciens ont été utilisés. La reprise d'Another Brick in the Wall par les frères Seppet Sohl, dont le groupe s'appelle Blurred Vision, remplace la phrase clé de la chanson originale, « Hey, teacher, leave those kids alone », par « Hey, Ayatollah, leave those kids alone ». « S'il y a une chanson dans l'histoire du rock and roll qui intègre complètement la lutte contre l'oppression, c'est cette chanson », a indiqué Sohl en entrevue, ajoutant que la phrase la plus importante pour lui était « We don't need no thought control », qui refl ète l'esprit de la chanson pour Blurred Vision. Selon les frères, les charges du régime iranien contre la musique, et particulièrement contre le genre rock, font partie des pires interdictions. La musique a été davantage réprimée après l'élection de 2009 et plus tôt ce mois-ci, le guide suprême iranien – l'ayatollah Ali Khamenei – a déclaré que la musique était incompatible avec les « valeurs les plus élevées » de la république islamique. BANGKOK – De jour en jour, des milliers de résidents bien nantis et de touristes curieux font les courses et se restaurent au Siam Paragon. Ce centre commercial huppé ne manque pas de haute gastronomie, de produits de luxe, d'air climatisé et de beaux espaces. En sortant, le portier en uniforme me salue, m'ouvre la porte et je me retrouve dans la rue où mes sens sont agressés par la chaleur, la pollution, le bruit des voitures et la vue des mendiants, certains accompagnés de jeunes enfants. En tournant à gauche, je me dirige vers l'intersection Ratchaprasong où une petite bombe a explosé récemment à un arrêt d'autobus durant les élections partielles locales. Une personne est décédée et dix ont été blessées. Mais cela n'a pas dissuadé les clients pour longtemps, considérant qu'ils n'ont pu fréquenter leur secteur commercial préféré pendant deux mois lorsqu'il était occupé par les Chemises rouges antigouvernementales. D'autant plus que le lèche-vitrines, tout comme l'alimentation, est un passe-temps national en Thaïlande. Je me promène donc sur le trottoir d'un secteur qui Payam Films 2010 La reprise d’Another Brick in the Wall par les frères Seppet Sohl, dont le groupe s’appelle Blurred Vision, remplace la phrase clé de la chanson originale, « Hey, teacher, leave those kids alone », par « Hey, Ayatollah, leave those kids alone ». était autrefois dans la zone rouge, un espace de deux kilomètres carrés occupé par les Chemises rouges durant les mois d'avril et de mai alors qu'elles cherchaient à forcer le Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, à démissionner et à déclencher de nouvelles élections. Comme la plupart des Thaïlandais, les protestataires habitant dans le camp étaient généralement amicaux et hospitaliers envers les visiteurs curieux et la presse internationale, tandis que quelque part dans l'ombre serait caché le bras plus militant du mouvement. Couchant sur des tapis étalés sur le pavé, les manifestants étaient essentiellement décrits comme étant soit des gens pauvres des campagnes ou des travailleurs migrants partisans de l'ancien Premier ministre, Thaksin Shinawatra, maintenant qualifi é de terroriste par le gouvernement actuel. Pour arriver à l'intersection, j'ai dû passer devant le temple bouddhique qui devait être un sanctuaire pour les manifestants le 19 mai lorsque l'armée a pris le contrôle du camp. J'étais sur place ce jour-là en tant que journaliste. Je m'étais arrêté devant l'entrée du temple et, en regardant à l'intérieur, j'avais aperçu des gens paraissant pour la plupart effrayés. J'ai dû poursuivre mon chemin pour respecter l'heure du couvre feu. Plusieurs heures plus tard, six de ces personnes, dont une infi r- mière bénévole de la Croix-Rouge, étaient tuées par Le moment de son trentième anniversaire était idéal pour lancer une nouvelle version de la chanson. Elle a d'abord été lancée en 1979, soit la même année que la révolution islamique. « Alors maintenant, trente ans plus tard, nous constatons le même soulèvement de la jeunesse qui lutte pour la liberté et pour nous c'était naturel de constater cela », explique Sepp, le plus jeune des frères. « Cette chanson, c'est ce qui va éveiller à nouveau leurs voix. » Au grand dam du régime, les jeunes se « S’il y a une chanson dans l’histoire du rock and roll qui intègre complètement la lutte contre l’oppression, c’est cette chanson. » Sohl transfèrent la chanson par cellulaire ou en utilisant des connexions Internet qui contournent la censure. Blurred Vision n'a eu aucune diffi culté à obtenir la permission du bassiste de Pink Floyd, Roger Waters, et encore moins à trouver un directeur (Babak Payami) et un groupe de volontaires pour produire le vidéo-clip de la chanson. « Nous avons vraiment fait ça avec le cœur », explique Sohl, 35 ans, au sujet du projet bénévole qui n'avait aucun budget. Le vidéo-clip a été fi lmé à la Hart House de l'université de Toronto. THAÏLANDE Le lèche-vitrine, passe-temps national, de retour à Bangkok Le centre commercial Siam Paragon. James Burke/La Grande Époque balle. Tout comme dans le cas de l'attentat à l'intersection Ratchaprasong, personne n'a accepté la responsabilité pour ces décès. Au total, le nombre de morts durant les troubles des mois d'avril et de mai s'est élevé à 91, la plupart des protestataires tués par l'armée. À l'intersection Ratchaprasong, où les dirigeants des Chemises rouges avaient autrefois leur scène, c'est à nouveau trépidant, avec les sept voies de trafic, les commerçants avec leurs portes ouvertes et, sur un coin de rue, des résidents faisant des offrandes à un temple. Peu après la publication de la vidéo sur Youtube, le groupe a reçu des messages d'encouragement provenant du monde entier. Certains courriels venant d'Iran disaient : « Vous nous inspirez » et « c'est notre voix ». Blurred Vision a également réussi à joindre d'autres coins du monde. « Nous recevons des messages de soldats américains en Afghanistan, qui nous disent des choses comme « Nous apprécions ce que vous faites. » Cela démontre l'étendue de la gamme, cela démontre comment l'humanité peut être unie à travers l'art », estime Sohl. « Tout le monde recherche la même chose : vivre en paix, nourrir sa famille, avoir un toit sur la tête, avoir ces choses qui sont des droits de l'homme fondamentaux... et la musique nous offre cette plateforme pour amener ces choses au devant de la scène », explique Sepp. Maintenant que Seppet Sohl sont heureux de l'attention médiatique et de leur vidéo qui a été visionnée plus de 300.000 fois, les frères vont travailler avec confi ance sur le lancement de leur prochaine chanson originale, Democracy. « Ce qui sortira prochainement fera aussi partie de notre vision du monde. Évidemment, comme tout artiste ou musicien, votre personnalité s'exprime par la chanson », mentionne Sohl au sujet de leur nouveau projet. « C'est essentiellement qui nous sommes et ce que nous défendons ». Avec la jeunesse de leur côté et la musique dans leur cœur, Blurred Vision espère continuer à dénoncer l'injustice et l'oppression, pas seulement en Iran mais partout dans le monde alors que le groupe continue son périple musical. KRISTINA SKORBACH En fi n d'après-midi le jour où le camp des Chemises rouges est tombé, ce secteur était couvert de fumée et c'était étrangement silencieux. Le seul bruit que l'on pouvait entendre était le lent grondement du deuxième plus grand centre commercial de l'Asie du Sud-Est qui était détruit par les fl ammes. Aujourd'hui, les touristes prennent en photo son armature calcinée. C'était un édifi ce de plus d'une trentaine d’étages qui a été incendié par les Chemises rouges le 19 mai. Dans un effort visant à camoufl er les ruines du centre commercial, des fi lets ont été installés sur tous les côtés et un immense panneau publicitaire de 20 mètres de haut diffuse un message plutôt optimiste selon lequel la reconstruction du centre contribuera à la paix et à la prospérité de la Thaïlande. Non loin de là, des taxis font la queue en attendant des clients et certains écoutent peut-être les nouvelles à la radio, question de savoir quand le gouvernement prévoit d’annuler l'état d'urgence, du moins en province. La capitale thaïlandaise risque de demeurer sous l'état d'urgence pour un temps encore, imposant des restrictions aux médias et aux rassemblements et donnant le droit aux autorités de détenir quiconque sans porter d'accusations. Des mesures qui affectent les Chemises rouges, mais qui sont pratiquement imperceptibles pour les adeptes du lèche-vitrines à Bangkok. JAMES BURKE Parce que je veux connaître le monde, je lis La Grande Époque Abonnez-vous dès aujourd'hui en remplissant le bulletin d'abonnement page 15 33 PAYS 17 LANGUES 1 JOURNAL La Grande Époque The Epoch Times
International La Grande Époque ● 1 – 15 SEPTEMBRE 2010 www.lagrandeepoque.com 3 Un bureau de tri postal à Winnipeg, au Canada, a dû être évacué après qu’un employé soit tombé malade en respirant une poudre blanche échappée d’une enveloppe. La Presse Canadienne explique que des équipes en tenue de haute sécurité bactériologique ont ensuite investi le bâtiment, pour finalement réaliser que la poudre blanche n’était que…des cachets de vitamines écrasés. Kathi Neal, porte-parole de la Poste au Canada, a expliqué qu’il s’agissait 200 morts, 800 disparus, plus de 500 blessés et au moins 1000 maisons détruites… Le bilan est très lourd pour le Ladakh qui compte 150.000 habitants. Cette région de l’Inde est située au Nord du pays, dans les Himalayas, entre le Pakistan et le Tibet. Le Ladakh est un désert de haute altitude, un endroit tellement aride que personne n’était préparé aux violents orages qui se sont abattus sur la région pendant plusieurs nuits d’affi lée, en particulier la nuit du 5 au 6 août dernier. Dans un pays où quelques gouttes de pluie sont rarissimes, les maisons ne sont pas conçues pour être à l’épreuve de telles précipitations. Elles sont faites de briques de terre, et leur toit est plat, recouvert de terre, et elles avaient déjà été fragilisées par de fortes pluies au printemps dernier. Ces orages ont provoqué la pire catastrophe naturelle de l’histoire du Ladakh. Dans la capitale, Leh, le terminus de bus a été rasé par les trombes d’eau chargées de roches qui se sont écoulées dans cette partie basse de la ville, emportant avec elles également environ 200 magasins. Les édifi ces de la station de radio et celui du téléphone ont totalement disparu, et l’hôpital principal a été rempli de boue et de débris. Au moins 20 villages ladakhis ont été partiellement détruits par ces mêmes orages, jusqu’à 135 kilomètres de Leh. 40% des routes et des ponts, que ce soit ceux des villages ou bien ceux de la route qui mène à Srinagar, ont été démolis. Dans plusieurs des zones affectées, les trombes d’eau qui sont tombées du ciel ont créé de nouvelles rivières descendant les pentes abruptes des montagnes, où la végétation est minime, se chargeant de roches, prenant de cette façon de plus en plus de vitesse et de force. Ainsi, dans le petit village de Saboo, à 7 kilomètres de Leh, des rochers pouvant atteindre plusieurs tonnes se sont faits transporter dans le torrent de boue, détruisant tout sur leur passage. Maisons coupées en deux, d’autres dont il ne reste plus rien, d’autres enfouies jusqu’au premier étage, d’autres encore totalement remplies d’un mélange compact de terre et de pierres, les rendant inutilisables, véhicules détruits… Là où se trouvaient champs verdoyants et jardins potagers, il n’y a plus qu’un désert de roches. Quatorze personnes ont trouvé la mort cette nuit-là dans ce village dont les ladakhis étaient si fi ers. À Choglamsar, un peu plus bas en altitude, ce sont plusieurs rivières de boue qui ont envahi le village situé près de la rivière Indus. Sur 205 maisons, 45 sont des pertes totales, 50 ont été endommagées partiellement et 35 légèrement. Après les événements, c’est une véritable mer de boue qui est restée dans certains quartiers de cette petite ville de 1.000 habitants, allant jusqu’à une épaisseur de plus de trois mètres. Suite au déchaînement des éléments, la panique s’est emparée de la population locale comme des touristes et des travailleurs d’autres régions de l’Inde venus pour la saison d’été au Ladakh. À Leh, des haut-parleurs circulaient dans la ville pour demander au gens d’aller dans les hauteurs. Ainsi, des centaines de personnes ont campé pendant plusieurs nuits d’affi lée autour du célèbre Shanti Stupa qui surplombe la ville. D’autres allaient se réfugier chaque nuit dans des villages à l’altitude plus élevée PUBLICITÉ SUISSE PUBLICITÉ FRANCE Cours de QI GONG en entreprise en faveur d’Haïti La terre a tremblé un jour, la souffrance dure toujours. DaQini, spécialiste de la gestion du stress en entreprise par le biais de l'art énergétique chinois appelé Qi GONG, vous propose d’intervenir en entreprise. Le cours, adressé à tout public, d'une durée de 45 minutes, se déroulera dans vos locaux à l'horaire convenu, avec un minimum de 5 participants. Le but étant de récolter des fonds en faveur des Haïtiens qui aujourd'hui encore sont dans le désarroi. La somme sera reversée en intégralité à Haïti Cosmos. En comptant sur votre solidarité, Renseignements et inscriptions au 00 334 50 85 27 86 ou daqini@hotmail.com TRAGÉDIE AU LADAKH Dans le village de Saboo, à la place de ce tas de roches, se trouvait une maison. Elle a disparu la nuit du 5 au 6 août. 4 de ses habitants y ont trouvé la mort, dont une femme enceinte. d’une expédition par une entreprise américaine faite à un client canadien dans une enveloppe standard, dans laquelle les comprimés avaient été broyés par les machines de tri postal, laissant une poudre suspecte s’échapper. Seulement des vitamines donc, qui ont quand même conduit à la fermeture pendant toute une matinée de deux axes routiers majeurs de la ville et à l’évacuation de tout un bâtiment. AURÉLIEN GIRARD que Leh comme Matho ou Stok. Partout, même dans les villages non affectés, on a vu des tentes s’élever, de nombreux habitants ayant peur de dormir sous leur toit tant qu’il y avait encore des pluies nocturnes. D’autres tentes ont été installées pour accueillir les sans-abris. Ainsi, le plus haut terrain de golf au monde s’est transformé en camp de réfugiés, avec 10.000 personnes qui s’y étaient installés. Heureusement, lors d’une catastrophe d’une telle ampleur, les gestes de solidarité ont été nombreux. Dès le matin du premier désastre, des bénévoles ont été nombreux, autant parmi les Ladakhis que chez les Tibétains ou les touristes. Ils ont aidé à sortir les corps pris dans la boue, sans espoir de trouver des survivants. Ils aident encore, plus de deux semaines après les événements, à dégager des décombres ce qui est récupérable pour ceux qui ont tout perdu, même si, parfois, les découvertes de ce qui est encore utilisable sont minimes. Les habitants de villages non touchés par ces inondations se sont aussi déplacés pour prêter main forte aux habitants de villages dévastés ; par exemple, une centaine d’habitants de Matho se sont rendus à Saboo dans les bennes de deux camions, en chantant des prières bouddhistes tout au long de la route. Maintenant que la situation s’est stabilisée, de nombreux problèmes surgissent. L’hiver approche à grands pas, les réfugiés ne peuvent pas rester sous la tente. Pour reconstruire tout ce qui a été endommagé ou détruit, cela prendra au minimum deux ans. Les Ladakhis dépendent pour une grande partie de leurs cultures pour s’approvisionner ; comment vont se nourrir ceux qui ont tout perdu : les réserves de grains, les récoltes de l’année qui mûrissaient dans les champs, les légumes des jardins potagers qu’ils auraient déshydratés pour la saison froide, le fourrage pour les animaux ou encore les animaux Une société brésilienne du nord du pays été condamnée à une amende de 3 millions de dollars par le Tribunal des prud'hommes du pays, pour esclavage. En 1998, 180 personnes, dont des mineurs, qui travaillaient dans des conditions d’esclavage, avaient été libérées de la ferme de Lima Araujo. Douze ans après, la justice brésilienne a statué : « Cette condamnation sert d'exemple non seulement pour l'employeur, mais pour tous les autres cas de telles pratiques », a dit le juge Luiz de Mello Filho le 18 août, selon des informations du Malaysian Digest News. eux-mêmes, tels que les vaches que presque chaque famille possède… Et pour le reste de l’approvisionnement, tout ce qui doit être acheté n’est pas en quantité suffi sante à Leh pour subvenir aux besoins de ce peuple dont les routes le coupent du reste du monde pendant au moins huit mois par an. En effet, cet été, la situation politique au Cachemire a été très mauvaise, empêchant les convois de Srinagar d’approvisionner Leh de manière à ce que les habitants et les magasins puissent faire les réserves suffi santes jusqu’au printemps prochain. À cela s’ajoute le traumatisme de toute une ethnie. Parmi ceux qui ont été les plus touchés par la tragédie se trouvent les travailleurs népalais et ceux d’autres régions de l’Inde, telles que le Bihar. Ils étaient employés agricoles pour l’été, ou travaillaient comme manœuvre sur les routes ou encore dans la construction. Ils habitaient sous tente, et bien souvent, ils n’ont pas été dénombrés parmi les victimes, puisqu’ils n’ont pas de famille sur place pour signaler leur absence. Bien souvent, ils étaient payés à la fi n de leur contrat seulement, et leur salaire permet de subvenir aux besoins d’une famille entière pendant toute l’année. Les habitants permanents du Ladakh (Ladakhis et Tibétains) vont recevoir des aides du gouvernement et des ONG. Mais ces Biharis et ces Népalais, et leurs familles, qui va penser à eux ? Malgré toute l’ampleur du désastre, on sent que les Ladakhis ne sont pas du genre à se laisser abattre. Au lieu de se lamenter, ils continuent leur chaîne de solidarité. Ceux qui n’ont pas tout perdu travaillent dans les champs pour pouvoir partager leurs récoltes. Bien sûr, on parle encore des événements. Qu’ils soient bouddhistes ou musulmans, de nombreux habitants du Ladakh s’entendent pour dire qu’un tel cataclysme est survenu parce que leur peuple a perdu ses valeurs dans les changements qui sont survenus dans leur coin de pays depuis une trentaine d’années, depuis son ouverture sur le monde. Alors que solidarité, compassion, bonté, générosité faisaient partie de leur quotidien, ils reconnaissent les avoir délaissées pour s’intéresser de plus en plus à l’argent. Pourtant, malgré ces changements, les Ladakhis sont encore l’un des peuples les plus généreux et les moins égoïstes de la planète, et ils sont loin d’avoir totalement perdu leurs nobles valeurs. Cela ne peut que les aider à surmonter un tel désastre. NATHALIE DIEUL Sécurité survitaminée au Canada 3 millions de dollars d’amende pour une société brésilienne Selon Mello Filho, le comportement de la société a été « totalement condamnable et constitue une attaque directe à l'encontre de la dignité humaine », rapporte la BBC. Certains ouvriers n'avaient pas accès à l'eau, ni aux soins médicaux et les ouvriers malades devaient continuer à travailler à cause de leur dette envers l'entreprise. Aujourd'hui encore, on estime à environ 25.000 le nombre de personnes qui travaillent toujours dans des conditions proches de l’esclavage au Brésil. LORETTA DUCHAMPS



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