Epoch Times Paris n°182 16 jui 2010
Epoch Times Paris n°182 16 jui 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°182 de 16 jui 2010

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Epoch Times France

  • Format : (285 x 430) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : le Pakistan ouvre la voie aux ambitions chinoises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 Chine www.lagrandeepoque.com Une récente vague de grèves dans les usines chinoises a mis une nouvelle fois en lumière le manque réel de droits pour les travailleurs chinois et autres inégalités de la société chinoise. En réponse, le régime a lancé une campagne de répression. Selon les analystes chinois, la récente vague de grèves est une réfl exion sur le mécontentement social en bruit de fond et un malaise issu des inégalités sociales, d’injustice et d’infl ation galopante. Beaucoup de travailleurs en grève ne demandent pas seulement une augmentation de salaire, mais aussi le droit à avoir des syndicats. Si les grèves augmentaient, cela pourrait ébranler la position de la Chine comme « usine du monde », et ainsi menacer la légitimité du régime communiste populaire et sa survie. Pour les experts en troubles sociaux, répondre à la demande des travailleurs par la force brutale ne fonctionnera pas. Le 13 juin dernier le ministère chinois de la Sécurité publique a cependant annoncé le lancement d’une campagne de sept mois, appelée « frapper fort » afi n de « réprimer plus sévèrement les crimes violents qui affectent sensiblement la sécurité publique » pendant que la Chine traverse une transition économique et une transformation sociale. La prise de conscience des droits des travailleurs Xu Yimin, un militant pour les droits des travailleurs migrants de la province de Jilin, dans son blog appelant à la création d’un syndicat indépendant, affirme que la vague de suicides à Foxconnet les grèves de Jilin et celles à travers le pays sont principalement dues au fait que les « travailleurs sont sans voix, sans droit, sans moyen d’expression ». D’après un reportage de New Tang Dynasty Television (NTDTV) du 24 juin, l’année dernière les travailleurs migrants de la campagne de la province de Jilin, au nord-est, ont demandé aux autorités l’autorisation de créer leur propre syndicat mais leur demande a été rejetée. En même temps la fédération offi - ÉDITORIAL Huitième commentaire III. La nature sectaire du Parti communiste Qu’est-ce qui rend le Parti communiste si tyrannique et si pervers ? Lorsque le spectre du communisme est arrivé dans ce monde, il y est venu avec une mission à donner des frissons. Le Manifeste du Parti communiste contient vers la fin un passage très célèbre : « Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de l’ordre social dépassé. Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’y ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. » La mission de ce spectre était d’utiliser la violence pour défier ouvertement la société humaine, écraser l’ancien monde, « éliminer la propriété privée », « éliminer le caractère, l’indépendance et la liberté de la bourgeoisie », éliminer l’exploitation, éliminer les familles et permettre aux prolétaires de gouverner le monde. Ce parti politique, qui a ouvertement annoncé son désir de « battre, écraser et piller » non seulement ne dément pas être mauvais, mais s’est aussi donné raison en déclarant dans le Manifeste du Parti Communiste : « La révolution communiste est la rupture la plus radicale avec les relations traditionnelles ; il n’est pas étonnant que son développement implique la cielle des « syndicats de toute la Chine » a publié un rapport alertant le gouvernement chinois sur le fait que les jeunes travailleurs migrants sont de plus en plus nombreux à vouloir exprimer leurs demandes à l’État, un développement interprété comme « un test pour la stabilité de l’État ». Les syndicats officiels empêchent les grèves Selon une récent reportage publié par The Epoch Times, les syndicats en Chine sont sous le contrôle de l’État et sont généralement de connivence avec la direction et les représentants du Parti communiste, au lieu de représenter les travailleurs. C’est pour cette raison que les grèves n’ont pu avoir lieu que dans les entreprises étrangères : le gouvernement chinois avait interdit aux syndicats de le permettre dans les entreprises nationales. L‘article conclut que « le plus grand avantage [pour le régime] à autoriser [les grèves] est une meilleure image à l’international de son système politique – les manifestations permises dans les entreprises multinationales pourraient laisser paraître aux yeux du monde entier que le régime est en train de changer sa politique d’étouffement des droits humains. » Parmi les dizaines d’usines où il y a eu des grèves en mai, deux cas servent d’exemple : l’usine du japonais Honda à Foshan, province du Guangdong et une fi lature de coton chinoise de la ville de Pingdingshan, province du Henan. Les ouvriers de Honda ont fi nalement eu gain de cause et ont reçu une augmentation de salaire, alors que la grève des ouvriers de Pingdingshan a été brutalement réprimée par 2 à 3.000 policiers le 1er juin dernier. Cependant, les travailleurs des deux NEUF COMMENTAIRES 77.014.197 Chinois ont démissionné du Parti après avoir lu les Neuf commentaires sur le Parti Communiste. Ce mouvement de démissions reste pour le peuple un moyen d’expression non violent, apolitique et sans précédent dans la société chinoise. La Grande Époque publie un extrait traduit de cette série éditoriale chinoise dans chaque édition. rupture la plus radicale avec les idées traditionnelles. » D’où viennent les pensées traditionnelles ? Selon la loi de la nature des athées, les pensées traditionnelles proviennent évidemment des lois de la nature et de la société. Elles résultent des mouvements systématiques du cosmos. Pourtant, pour ceux qui croient en Dieu, les traditions des hommes et les valeurs morales sont données par Dieu. Pour tous les peuples, les notions les plus fondamentales de la morale, les normes du comportement et les critères avec lesquels on juge le bien et le mal sont relativement stables ; ils ont servi de base pour réguler les comportements humains et maintenir l’ordre social pendant des milliers d’années. Si l’humanité perd ses normes et ses critères moraux pour juger du bien et du mal, les hommes ne vont-ils pas dégénérer en animaux ? Lorsque le Manifeste du Parti communiste déclare qu’il veut la « rupture fondamentale avec les idées traditionnelles », il menace le fondement de l’existence normale de la société humaine. Le Parti communiste ne pouvait alors que devenir une secte perverse menant l’humanité à la destruction. Le Manifeste du Parti communiste, qui expose les principes directeurs du Parti communiste, est rempli partout de proclamations extrêmes sans que l’on y trouve la moindre trace de bonté et de tolérance. Marx et Engels pensaient qu’ils avaient trouvé la loi du développement social par le matérialisme dialectique. Alors avec la « vérité » en main, ils ont tout remis en question et tout renié. Ils ont obstinément imposé aux gens les illusions du communisme et n’ont pas fait preuve de retenue en soutenant l’usage de la violence pour détruire les structures sociales existantes et les fondements de la culture. Ce qui a été amené par le Manifeste du Parti communiste dans le Parti communiste nouvellement né est un spectre inique qui s’oppose aux lois célestes. Il porte atteinte à la nature humaine, il est arrogant, extrêmement égoïste et sans retenue aucune. Pour en savoir plus : Les neuf commentaires sur www.lagrandeepoque.com Version audio disponible sur le site de la radio Son de l’Espoir www.sondelespoir.org usines accusaient les syndicats soutenus par le gouvernement de réprimer les grévistes. « Le syndicat est pire que la mafi a », ont dit les ouvriers de la fi lature de Pingdingshan à NTDTV. Les ouvriers de Honda ont affirmé que le syndicat local offi ciel a pris l’argent des ouvriers puis réprimé la grève par la violence. Les employés ont alors demandé la réorganisation du syndicat local, ainsi qu’une nouvelle élection du président et du bureau. Silence médiatique Pendant que le Parti communiste tolérait en apparence les grèves dans les entreprises à capitaux étrangers, le ministre du Commerce de Chine a minimisé leur importance. Et pendant que les organes de presse offi ciels chinois couvraient massivement et uniquement la grève des employés Honda de mai – provoquant une couverture médiatique mondiale du sujet, BBC China et le South China Morning Post de Hong Kong découvraient des directives du département de la propagande chinoise pour empêcher que l’information soit visible dans les médias chinois. Nombre d’experts chinois disent que le régime lance la campagne « frapper fort » en réponse à la multitude de défi s sociaux qui menacent son autorité, sa crédibilité et sa survie. Jason Ma, commentateur économique et politique de la télévision NTDTV, explique que des années de tension et de confl its sociaux se sont accumulées et que les conséquences commencent maintenant à devenir visibles : les séries de meurtres en milieu scolaire, les récentes grèves et la résistance désespérée et violente face aux démolitions forcées en sont des exemples. Selon Jason Ma, tout cela rend le gouvernement inquiet par crainte d’une explosion de la cocotte-minute du mécontentement social. Au cours de ces deux derniers mois, l’infl ation a été particulièrement rapide et la violence est utilisée par l’État pour décourager la violence de l’ensemble des citoyens, selon M. Ma. La campagne de 16 – 31 JUILLET 2010 ● La Grande Époque Face aux grèves, le régime chinois lance une campagne de répression The Epoch Times Photo Archive Des centaines d'employés de Honda, à Foshan, au Guangdong, étaient en grève le 17 mai. répression est révélatrice de cette mentalité. C’est pour le gouvernement un moyen pour assurer un contrôle strict pour au moins les sept prochains mois. Pour Showing Young, professeur du département de gestion à l'université nationale de Sun Yat-sen à Taiwan, l'infl ation hors-de-contrôle va probablement, à un moment ou à un autre, forcer les ouvriers chinois à faible revenu à se révolter. Avec la prolifération des technologies des communications modernes bon marché, le régime trouvera de plus en plus diffi cile d’empêcher les ouvriers chinois d’organiser des manifestations et des grèves. Messieurs Ma et Young ont tous deux mis en garde contre l’usage de la violence pour maintenir la stabilité qui pourrait se retourner contre Pékin. Cet avis est partagé par la professeure Guo Yuhua du département de sociologie de l’université de Pékin. Celle-ci a exprimé sa colère contre le gouvernement pour avoir réprimé les grévistes et dit sur NTDTV qu’il était temps de réexaminer la notion de stabilité : « Le régime pense que la répression peut résoudre les problèmes alors que c’est seulement en protégeant les droits de chacun que la stabilité peut être maintenue. » Mme Guo a dit aussi que, puisque le parti communiste s’est appuyé sur les classes ouvrière et paysanne pour prendre le pouvoir, si le gouvernement ne gère pas convenablement les grèves, il verra probablement sa légitimé populaire s’éroder. Ces déclarations ouvertes – et risquées – par une universitaire chinoise, sont en soi révélatrices du niveau de mécontentement populaire. Le malaise autour des syndicats chinois a aussi été remarqué par les responsables syndicaux aux Etats-Unis. Selon une nouvelle de Reuters du 14 juin, l'AFL- CIO, le plus grand syndicat américain, envisage de demander à l'administration Obama d'examiner si la Chine ne tire pas un avantage commercial déloyal en niant les droits des ouvriers. CHERYL CHEN ET JANE LIN Twitter dans le collimateur des autorités chinoises Reporters sans frontières s’inquiète de la nouvelle vague de répression lancée par les autorités contre les outils collaboratifs du Web, en particulier les microblogs. Le 15 juillet 2010, plusieurs dizaines de comptes de microblogs ont été fermés, parmi lesquels celui du blogueur Yao Yuan et celui de l’avocat Pu Zhiqiang. Les quatre plateformes de micro-blogging les plus importantes, Netease, Sina, Tencent et Sohu, apparaissent comme en phase de test ou affi chent des messages d’accueil expliquant qu’ils sont en maintenance. « Les autorités chinoises sont obsédées par le maintien de l’ordre public. Cette dernière tentative de censure montre leur méfi ance envers le microblogging et son potentiel de diffusion d’information et de mobilisation. Cependant, malgré les moyens monumentaux déployés par le régime pour assurer le contrôle du Web, il est impossible de maîtriser tous les flux d’informations qui transitent via Twitter et ses équivalents chinois. C’est en effet un outil utilisé aussi par le pouvoir et des internautes chinois qui n’ont rien à voir avec la dissidence », a déclaré Reporters sans frontières. Immédiat et accrocheur, le microblogging, forme de blogs composés de posts réduits à 140 caractères, pratique pour la diffusion de messages de masse, est très en vogue chez les internautes chinois. L’accès à Twitter est bloqué par la grande muraille électronique, mais le site est tout de même utilisé par les internautes qui recourent à des outils de contournement de la censure. Xiao Qiang, directeur du projet Chine Internet à l’université de Berkeley en Californie, prédit un renforcement de la censure dans les mois à venir. Selon lui, le gouvernement a déployé d’importants moyens fi nanciers, humains et technologiques pour affirmer son contrôle sur le Web 2.0. Un rapport récemment publié par l’organisation Human Rights in China (HRIC) confirme ces craintes et révèle la volonté des autorités de transformer Internet en un outil de consolidation du pouvoir et de promotion du soft power de la Chine à l’étranger. Les autorités sont déjà parties en croisade contre l’anonymat en ligne, une stratégie dénoncée par Reporters sans frontières. Début mai 2010, Wang Chen, numéro deux du Département de la propagande, déclarait : « Nous envisageons un système d’authentifi cation des identités pour les utilisateurs de forums ». À ce jour, les internautes sont tenus de s’enregistrer avant de poster des commentaires sur ces sites, mais ils peuvent le faire sous un pseudonyme. Selon Wang, après avoir imposé l’anonymat des publications sur les sites clés d’informations et les sites commerciaux, il s’agirait d’étendre le système aux forums et aux sites d’échanges. HRIC s’est procurée la version « non censurée » du rapport interne de Wang Chen, dans lequel il détaille la stratégie des autorités pour empêcher la circulation d’informations « dommageables » de l’étranger, « guider » l’opinion publique en « unifi ant la pensée » et « contrer l’hégémonie des médias occidentaux ». Il s’agit ni plus ni moins que de déconnecter l’Internet chinois du World Wide Web pour mieux en assurer le contrôle. La Chine avait également adopté, le 29 avril 2010, un amendement à la Loi sur les secrets d’État, qui impose aux entreprises du Net et des télécommunications de collaborer avec les autorités sur les questions liées à la sécurité nationale. RSF
La Grande Époque ● 16 – 31 JUILLET 2010 + 0,5% Le Comité Européen des Superviseurs Bancaires (CEBS) a révélé le 7 juillet les détails sur la méthodologie du stress test qui sera appliquée sur les banques européennes. Les résultats devraient être publiés le 23 juillet. Une réunion de discussion sur les résultats de tests entre le président de la BCE et les grandes banques européennes est prévue le 21 juillet à Francfort. L’objectif de ces tests est d’évaluer la capacité de résistance globale du secteur bancaire européen à des chocs économiques et fi nanciers extrêmes, y compris le risque souverain, et de vérifi er si les capitaux propres de chaque établissement fi nancier permettent d’absorber ces chocs. Le test couvrira 91 institutions dans les 20 pays qui représentent 65% du secteur bancaire européen et au moins 50% du secteur bancaire national par pays mesuré en termes d’actifs. Le nombre des institutions qui passent les tests de résistance dans chaque pays est très varié. En Espagne et en Allemagne, pays qui se caractérisent par un fort éclatement du secteur bancaire, le nombre d’établissements testés ressort respectivement à 27 et 14 contre, par exemple, 6 pour la Grèce, 4 seulement pour la France (BNP Paribas, Crédit Agricole, le groupe BPCE et la Société générale) et le Royaume- Uni, ou 1 pour la Pologne. Les hypothèses retenues manquent de transparence La nature des tests semble plus sévère qu’attendue, ce qui renforce la crédibilité de la démarche et rassure les marchés. Pourtant, les hypothèses retenues manquent de clarté et les éventuels plans de recapitalisation associés ne sont pas évoqués pour l’instant. Parmi les paramètres des tests fi gurent des variables macroéconomiques différenciés pour chaque État : évolution du PIB, taux de chômage L’enquête de satisfaction des clients des compagnies aériennes, publiée dans le numéro de mai du mensuel Que Choisir, a plébiscité les miles comme meilleur programme de fi délisation des clients, ce qui confirme leur succès et leur rôle important dans la stratégie marketing des compagnies aériennes. Ces programmes permettent à tout utilisateur d’accumuler des points de fi délité, appelés miles et de voyager ensuite gratuitement (hors taxes d’aéroports et surcharge carburant) ou à prix réduit. Avec ses 18 millions d’adhérents, le programme Flying Blue d’Air France-KLM fait quasiment jeu égal avec celui de et infl ation. Le scénario adverse va tenir compte d’une déviation de 3% de PIB par rapport aux prévisions actuelles de l’Union européenne pour 2010 et 2011. Cette hypothèse est considérée comme « assez conservatrice et en ligne » à la fois avec le modèle utilisé dans les tests de 22 banques européennes en 2009 et avec les hypothèses de la Fed dans les tests sur les 19 institutions fi nancières américaines, selon l’analyse de la banque espagnole Santander. Une détérioration des conditions de marchés avec Lufthansa (19 millions d’adhérents), loin devant British Airways (6 millions). Ainsi, selon Patrick Derocles, directeur du marketing d’Air France, « chaque jour, 4% des passagers voyagent avec des billets gratuits » et la valorisation fi nancière actuelle des miles aériens en circulation représente près de « 20% de la capitalisation boursière actuelle » d’Air France, soit environ 620 millions d’euros. Cependant, depuis leur nouveau mode d’attribution il y a un an, qui est plus en adéquation avec les prix des billets et nécessite d’en acheter un tous les vingt mois au minimum pour garder les miles à vie, le système bénéfi cie en priorité au un choc sur les taux d’intérêts est prévue dans les tests, mais l’ampleur du « choc du risque souverain », c’est à dire d’une hausse des taux d’emprunts gouvernementaux, n’a pas été explicitée clairement par le CEBS. Le module d’évaluation devrait intégrer une détérioration analogue à celle observée au début du mois de mai, ce qui risque de biaiser l’évaluation, car le pic de hausse de taux d’emprunts souverains n’est survenu que plus tard, courant mai. personnel des entreprises internationales voyageant souvent en business class. En ces temps de crise, la concurrence des compagnies low-cost se fait en effet de plus en plus rude et les voyageurs occasionnels ont tendance à rechercher sur Internet les prix les plus bas. En réaction à une guerre des prix détruisant leur marge bénéfi ciaire et remettant trop en cause leur mode d’organisation, la stratégie des compagnies aériennes traditionnelles s’affirme donc de plus en plus envers la fi délisation d’une clientèle habituée à la classe affaires pour ses déplacements professionnels. CHARLES CALLEWAERT www.lagrandeepoque.com Une décote pour la dette des pays du Sud paraît sous-évaluée Une autre question concerne les hypothèses de pertes sur les dettes souveraines détenues par les établissements fi nanciers. Même si depuis le début de la crise des dettes souveraines, il n’y a pas eu de défaut au sein de l’Union européenne, certaines dettes d’État ont subi une forte dépréciation. Aucun niveau de décote (haircuts) n’a été précisé par CEBS. Financial Times et Bloomberg Économie C’est la hausse de la production de l’industrie manufacturière en mai par rapport à avril, selon les chiffres publiés par l’INSEE. Il s’agit d’une hausse pour la cinquième fois consécutive, mais la production « reste toutefois nettement en deçà de son niveau d’avant crise », note l’institut de statistiques. L’ensemble de l’industrie française a progressé de 1,7% en raison principalement du bond de la production d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné (+ 11,8%), lié aux « forts écarts de températures ». Quelle est la solidité du système bancaire européen ? Tiziana Fabi/AFP/Getty Images Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a convoqué une réunion avec de grandes banques européennes pour discuter des stress tests le 21 juillet à Frankfort. On compte 18 millions d’adhérents au programme Flying Blue d’Air France. Pascal Pavani/AFP/Getty Images Les miles confirment leur rôle essentiel dans la stratégie des compagnies aériennes Les Lloyd’s et Chattham House, les célèbres assureur et centre d’études des relations internationales londoniens, viennent de publier un livre blanc sur la sécurité énergétique « durable » qui fera certainement date. Il n’est en effet pas dans l’habitude de ces institutions, plutôt réputées pour leur discrétion, de tirer la sonnette d’alarme sur les risques de rupture d’approvisionnement à court et moyen terme, ni d’encourager entreprises et gouvernements à préparer dès à présent la révolution énergétique. Comme l’indique Dr Richard Ward, le CEO de Lloyd’s, dans son introduction, « nous sommes entrés dans une période de profondes incertitudes quant à notre mode d’approvisionnement énergétique pour l’industrie, les transports, le chauffage, et quant au prix auquel nous devrons payer ces ressources ». Par delà la volatilité actuelle des prix du gaz et du pétrole et de l’idée du « pétrole facile d’accès », le marché de l’énergie subit la pression combinée de deux lames de fond, la nécessaire réduction des émissions de dioxyde de carbone d’une part, et la forte croissance de la demande énergétique, asiatique en particulier, d’autre part. 7 ont initialement annoncé une décote uniforme de 3% sans distinction des pays, puis cette décote a changé vers une graduation en fonction du pays : 17% sur la dette grecque, 8% sur la dette portugaise, 5% sur la dette espagnole et 0% sur la dette allemande. Selon des « sources de marchés » la dette française serait stressée à 0,7%. Les hypothèses de décote pour la dette des pays du sud paraissent insuffi santes aux yeux des investisseurs, car elles sont déjà très inférieures aux prix de marché 91 banques européennes sont soumises au test de résistance pour vérifi er leur solvabilité. actuels. Pour la dette grecque par exemple, les prix de marché intègrent déjà de 30% à 60% de défaut, soit 2 à 3 fois plus que ce qui pourrait être pris en compte dans les tests de CEBS. L’agence de notation Fitch et la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) viennent de publier leur propre étude sur les besoins de recapitalisation du secteur bancaire espagnol. Les deux institutions estiment que les banques espagnoles auront besoin d’une injection d’environ 50 milliards d’euros pour renforcer leurs fonds propres sur la base d’un scénario de crise médiane ce qui est bien loin des 20 milliards d’euros identifiés lors d’actuels stress tests. RBS considère que des hypothèses trop optimistes risquent de décevoir le marché et de miner la confi ance des investisseurs. LAUREN SMITH Vers une troisième révolution énergétique ? L’idée du « pétrole facile d’accès » est révolue. Un investissement de 26.000 milliards de dollars est nécessaire d’ici à 2030, selon les Lloyd’s. Scott Olson/AFP/Getty Images Les économies développées devront donc bientôt faire face à des changements majeurs, avec une augmentation rapide du prix du pétrole autour de 200 dollars le baril. Les investissements nécessaires d’ici à 2030 se montent au minimum à 26.000 milliards de dollars, mais les entreprises feront face à des choix très diffi ciles pour les engager, tant le marché est incertain et les risques importants. L’intensifi - cation des règles d’émissions de carbone dans l’atmosphère pèsera sur les résultats des entreprises, et leur réputation dépendra de leur capacité à réduire leur empreinte carbone. Les infrastructures énergétiques deviendront plus vulnérables face au changement climatique et à la nécessité de forer dans des endroits de plus en plus inaccessibles. Parallèlement, le modèle économique dominant actuel dans la distribution, et qui basé sur la politique du just in time, c’est-à-dire sur la réduction des stocks à leur minimum, deviendra très vulnérable face à l’incertitude d’approvisionnement et devra très probablement être profondément remis en cause.C.C.



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