Épicure n°4 décembre 2007
Épicure n°4 décembre 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de décembre 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8 Mo

  • Dans ce numéro : LRU et blocages des facs : sachez décrypter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Culture Ciné/DéVéDés Des frissons et du rock Rien que du bon ce mois-ci, histoire de clore l'année sur les chapeaux de roues. Deux films surprenants placés sous le signe du rock’n roll à voir en salle. Et pour la maison, un frisson glacial qui refait son apparition en DVD et le dernier Tarantino, habile mélange d'angoisse et de joutes verbales. By Gil-Ozzy CINOCHE ACROSS THE UNIVERSE Lucy in the sky with Diamonds de Julie Taymor avec Evan Rachel Wood et James Urbaniak Attention, idée géniale ! L’idée : mettre en scène un groupe de jeunes Américains emportés dans les méandres de la fin des sixties autour des chansons des Beatles : Strawberry Fields forever, Let it be ou encore I want you. L’histoire vient se superposer aux textes des chansons réinterprétées par les acteurs du film. Ode à la musique en général, moyen de combattre les injustices et la guerre, Across 24 { EPICURE #4 — décembre 2007 the universe est emprunt de cette douce naïveté propre à cette époque. Une époque où tout pouvait encore changer. Certains puristes des Fab Four de Liverpool pourront bien sûr dénigrer le film par rapport aux arrangements des chansons, pourtant très réussis pour la plupart d’entre eux. Histoire d’amour entre deux êtres, déclaration à une époque, à une musique, et à un groupe mythique, le film de Julie Taymor (Frida) est aussi un superbe objet visuel qui multiplie les expérimentations graphiques. On pense à Terry Gilliam ou à Tim Burton en voyant la façon dont les scènes et les idées se matérialisent à l’écran, grâce à des effets spéciaux inventifs mais discrets. Porté par un casting de jeunes acteurs talentueux, dominé par la splendide Evan Rachel Wood, et parrainé par Bono (qui fait une apparition), Across the Universe a tout du film qui pourrait devenirculte. I’M NOT THERE Portraits de Bob Dylan par Todd Haynes avec Richard Gere, Christian Bale et Cate Blanchett. Attention deuxième concept génial du mois ! Six acteurs aussi différents que talentueux incarnent Bob Dylan à différentes périodes de sa vie. Inspiré des textes du « Zim » (son surnom), le réalisateur a distribué aux acteurs les différentes facettes du personnage afin d’en saisir la complexité et l’ambiguïté. Dylan l’acteur, Dylan le prophète, Dylan le poète, Dylan le chanteur sont représentés ici de façon extrêmement bien sentie et audacieuse. En effet, faire jouer Bob Dylan à Cate Blanchett n’était pas un choix évident. Pourtant, à l’écran, le mimétisme est impressionnant. Todd Haynes sort donc des chemins tout tracés pour nous livrer un long métrage singulier. Une manière
de trancher avec les récentes biographies filmées et surtout, le formidable portrait d’un homme, d’un génie, d’une légende. Rien que la démarche mérite le respect… et le déplacement. SHINING DÉVÉDÉ Monument de frayeur de Stanley Kubrick avec Jack Nicholson et Shelley Duvall. Chef-d’œuvre de Stephen King, Shining le film fut l’objet d’une brouille entre l’auteur et Kubrick qui se permit de changer des éléments de l’histoire. Néanmoins, King reconnut que si Shining était une mauvaise adaptation de son roman, c’était aussi probablement l’un des dix plus grands films de tous les temps. Jack Torrance est un écrivain atteint du syndrome de la page blanche. Pour subvenir aux besoins de sa famille il accepte le gardiennage d’un gigantesque hôtel perdu dans les montagnes, pendant la saison hivernale. Plusieurs mois durant, la famille Torrance sera isolée dans cette demeure, bloquée par la neige. De plus, l’hôtel a la réputation d’être hanté car construit sur les ruines d’un cimetière indien. Plongé dans cet isolement, Jack va peu à peu se laisser gagner par la folie. Que dire de plus qui n’ait déjà été dit sur ce monument ? À mon sens le plus grand film de Kubrick, mais aussi un des plus grands rôles de Nicholson. Être cinglé ne réchauffe pas Shining comporte quelques-unes des scènes les plus terrifiantes du cinéma contemporain et est tout simplement à tomber niveau réalisation. Un must intégral que cette nouvelle édition DVD nous permet de redécouvrir. LE BOULEVARD DE LA MORT Road-movie rock’n’roll de Quentin Tarantino avec Kurt Russell et Rosario Dawson. À l’origine du projet Grindhouse, deux hommes : Quentin Tarantino et Robert Rodriguez. Le concept ? Ressusciter, à travers deux films d’horreur, l’esprit des vieilles séries B des années 70. Le boulevard de la mort, réalisé par Tarantino, narre les aventures d’un groupe de jeunes femmes confronté à « Stuntman Mike », un ancien cascadeur tueur en série dont la voiture est une arme redoutable. Dialogues finement ciselés, scènes gores et réalisation « old-school », Coucou chérie ! le tout est comme toujours enveloppé par une bande-son composée de délicieux vieux morceaux méconnus. Hommage non dissimulé aux « slasher movies » comme Vendredi 13 ou Hallowen, Le boulevard de la mort emprunte aussi aux films de la « Blaxploitation » comme Shaft. Loin d’être un film mineur dans la biographie de Tarantino, ce film montre une réelle volonté d’expérimentation au niveau de la réalisation. Le cinéaste offrant au spectateur un produit léché, soigné et fourmillant de petits détails surprenants. Le must ? Une poursuite de voitures absolument incroyable avoisinant les vingt minutes ! EPICURE #4 — décembre 2007 } 25



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