Épicure n°2 octobre 2007
Épicure n°2 octobre 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de octobre 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : financement des études, attention chantier

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Actus• Revue de presse Brèves d’automne Infos utiles, insolites, consternantes, stimulantes… Toute l’actu du monde étudiant en bref et en brèves Des bourses pour la Fonction publique 1000 jeunes – étudiants ou demandeurs d’emploi – vont bénéficier en 2007-2008 d’une allocation de préparation aux concours de la Fonction publique de 2 000 euros. Double objectif : promouvoir l’égalité des chances dans la Fonction publique en aidant les personnes « en difficulté matérielle, familiale ou sociale » à préparer les concours menant aux emplois de catégorie A et B (encadrement et maîtrise), toujours très sélectifs, et accroître la diversité des effectifs dans les services de l’État. Peuvent prétendre à cette aide les étudiants préparant un ou plusieurs concours, notamment ceux inscrits dans les IPAG (instituts de préparation à l’administration générale), les CPAG (centres de préparation à l’administration), ou qui s’engagent à suivre une préparation mise en place par des écoles du service public ou des employeurs publics. Les allocations sont attribuées sur décision du préfet, pour une durée d’un an, en fonction des ressources des candidats ou de leur famille et des résultats de leurs études antérieures. Ils seront suivis tout au long de leur préparation par un élève ou un ancien élève d’une des écoles du RESP (Réseau des écoles du service public) et s’engagent, en cas de réussite au concours, à rester 5 ans au service de l’administration. Pour info, en 2005 sur 251 210 candidats aux concours externes de catégorie A, 30 526 ont été recrutés. Pour la catégorie B, 3 762 candidats sur 95 385 ont été retenus. 4 { EPICURE #2 — octobre 2007 Une commission pour le respect de la Charte des stages Une commission chargée du respect de la Charte des stages étudiants en entreprises, placée sous la responsabilité des ministères de l’Enseignement supérieur et du Travail, a été installée le mois dernier. Cette charte a été signée en avril dernier, mais certaines organisations étudiantes avaient dénoncé des difficultés dans son application. La commission devra donc veiller à son respect, et doit aussi réfléchir à la place des stages dans les cursus, « et notamment en licence générale », selon la ministre Valérie Pécresse, pour laquelle un des objectifs est de « garantir à tous les étudiants un accès aux stages ». Le top des écoles de management Treize écoles françaises apparaissent dans le palmarès des 40 meilleurs masters en management établi par le Financial Times. Parmi elles HEC (1 re), le CEMS (2 e), et l’ESCP-EAP, qui passe de la 3 e à la 4 e place au profit de la London school of economics. L’ESSEC et l’EM Lyon suivent juste derrière. Autre palmarès, les MBA de l’ESSEC, d’HEC et de l’INSEAD figurent dans le top 25 des MBA préférés des recruteurs internationaux, selon le classement du Wall Street Journal.
Évaluation des étudiants : des constats accablants Opacité et complexité des règles, fraudes, inégalités de traitement, non-respect de l’anonymat des copies, laxisme, désorganisation, voire encouragement à la médiocrité des apprentissages… Ce sont quelques-uns des terribles constats d’un rapport interne sur l’évaluation des étudiants à l’université rédigé par l’IGAENR (Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche), qui a enquêté sur les examens universitaires. La situation serait telle, notamment dans la complexité des règles que, relate l’Inspection, « des étudiants nous ont dit avoir renoncé à comprendre et « ne pas savoir », jusqu’à la délibération du jury, si leurs résultats les mettaient ou non en position d’obtenir le diplôme. » Autre motif d’inquiétude, la fraude : les personnels et responsables administratifs la minimiseraient alors que les étudiants estiment que de 25% à 50% d’entre eux y ont recours ! « Les surveillants ferment semble-t-il souvent les yeux ou ne font rien pour faire apparaître une réalité qui prend la forme de copiage sur le voisin, avec des procédés plus ou moins sophistiqués de codes oraux en cas de QCM, d’antisèches parfois réalisées sur des papiers des différentes couleurs des brouillons ordinairement proposés, de notes manuscrites sur les ouvrages autorisés ». Conclusion, les lacunes des évaluations universitaires ont pour effet pervers de démotiver les étudiants, qui « ont souvent pris l’habitude de louvoyer, la poursuite du diplôme devenant la recherche de la stratégie la plus payante, en choisissant les professeurs dont la rumeur rapporte qu’ils notent le plus généreusement, les unités dont on entend dire qu’elles « rapportent le plus » etc. ». Ce système porte d’ailleurs le joli nom de « coup de la chasse d’eau » par certains étudiants interrogés, qui disent se soumettre « à une succession d’enseignements, avec les contrôles associés, en se dépêchant de passer au suivant, et de jeter jusqu’aux notes et supports des cours ». Ça embauche, qu’y disent Les entreprises misent davantage sur les jeunes diplômés pour remplacer les départs en retraite et faire face à « l’emballement du marché », explique Le Nou v e l Ob s e r va te u r du 20 septembre. Pour répondre à leurs besoins toujours croissants, les recruteurs diversifient « leurs terrains de chasse » et se tournent peu à peu vers les jeunes des facs de banlieue. Des diplômés qui, grâce à des opérations novatrices, telles que « Nos quartiers ont du talent » reprennent confiance et s’engagent sur la voie de l’insertion professionnelle. Les doctorantsconseils, un nouveau dispositif rémunéré Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé la création de 1000 nouveaux postes de moniteurs pour les doctorants : 500 postes supplémentaires de moniteurs d’initiation à l’enseignement supérieur, mais surtout 500 postes de « doctorants-conseils », un nouveau dispositif qui leur permettra de mener des missions de conseil dans les entreprises, les collectivités, les associations ou les administrations. Ce nouveau dispositif s’adresse aux seuls bénéficiaires d’une allocation doctorale. De préférence inscrits en deuxième année de thèse, ils seront en mission 32 jours par an dans une entreprise ou un organisme et percevront de leur université une rémunération de 1 985 euros bruts par mois (1 650 euros au titre de leur allocation recherche et 335 euros au titre du monitorat). Concrètement, ils signeront un contrat avec l’entreprise, « validé par le directeur de l’école doctorale afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un recrutement au rabais », a indiqué la ministre Valérie Pécresse, qui a d’ailleurs insisté pour que ces missions de conseil soient « facturées au prix du marché, celui d’un consultant junior » et que le dispositif s’adresse à tous les doctorants, y compris ceux de sciences humaines et sociales. EPICURE #2 — octobre 2007 } 5



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