Épicure n°2 octobre 2007
Épicure n°2 octobre 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de octobre 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : financement des études, attention chantier

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Rencontre avec… Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche En attendant la mise en œuvre des mesures annoncées pour faciliter le financement des études (p. 8), c’est la réforme institutionnelle des facs qui entre en vigueur cette rentrée. Pour faire le point, Épicure a rencontré Valérie Pécresse. Qu’est-ce qu’une plus grande autonomie des universités va changer au quotidien des étudiants ? Les étudiants ont besoin de deux choses : d’universités de bon niveau et de formations qui les mènent à l’emploi. C’est cela que l’autonomie des universités va leur apporter. Car en ayant désormais les moyens et la liberté nécessaires pour être plus réactive et plus agile dans la compétition mondiale de la connaissance, l’Université offrira aux étudiants de meilleurs professeurs, des cursus adaptés aux évolutions de la société et de l’économie, de vrais programmes de lutte contre l’échec. De plus, une Université qui a pour mission, au-delà de la formation et de la recherche, l’insertion professionnelle, devient un véritable tremplin pour l’emploi. Enfin, l’autonomie va donner aux universités 14 { EPICURE #2 — octobre 2007 la possibilité de nouer des partenariats et de drainer des fonds grâce aux fondations universitaires : ce sera donc pour les étudiants la promesse de moyens adaptés à leurs ambitions. « Plus de marge de manœuvre pour tendre vers l’excellence » Globalement, la question des moyens se pose. Quel effort le gouvernement compte-t-il faire pour soutenir ses universités ? Notamment pour donner les moyens de travailler aux nouveaux bureaux dédiés à l’insertion professionnelle… Le budget du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche progressera de 1,8 milliard pour l’année 2008, dont 1 milliard d’euros consacré à l’Université. Il s’agit d’un effort inédit, conforme aux engagements de campagne du président de la République, et qui illustre la volonté du gouvernement de mettre la réussite des étudiants au cœur de son action. Ce budget va nous permettre d’avoir des universités plus accueillantes grâce à l’effort engagé dans la rénovation de l’immobilier, de mettre en œuvre un système d’aides sociale plus juste et plus ouvert et de renforcer le contenu de la licence en faisant de la première année une année fondamentale davantage pluridisciplinaire. Des moyens sont aussi affectés aux universités
pour les accompagner dans leur passage à l’autonomie en leur permettant de renforcer les fonctions d’encadrement. Au total, la dépense sera désormais de 7 375 euros par étudiant, soit 405 euros de plus qu’en 2007. Comment les universités mal dotées vont-elles pouvoir rivaliser avec des établissements plus prestigieux ? C’est aujourd’hui que la disparité est grande entre les universités. La loi sur l’autonomie va permettre, au contraire, de donner des marges de manœuvre aux universités pour qu’elles puissent toutes tendre vers l’excellence. Car c’est lorsque l’on est au contact des étudiants qu’on est le mieux à même de savoir ce qui leur est nécessaire. C’est pourquoi nous donnons aux présidents et aux conseils d’administration la possibilité de prendre des décisions stratégiques. Et bien sûr l’État sera garant de la qualité des diplômes sur tout le territoire. La nouvelle loi précise que l’inscription à l’Université est libre (hormis dans les filières sélectives) sous réserve d’avoir sollicité une pré inscription et d’avoir participé au dispositif d’information et d’orientation de l’établissement. Sur ce point, quel bilan tirezvous du dispositif d’orientation active lancé début 2007 ? Le délégué interministériel à l’Orientation doit remettre une évaluation fine des expériences d’orientation active menées à la rentrée dernière d’ici début 2008. En 2007, l’orientation active était mise en place à titre expérimental dans 67 universités. Elle a commencé à instiller une culture du contact entre les établissements scolaires et les établissements d’enseignement supérieur que nous devons développer. Nous devons renforcer ce lien, favoriser les contacts entre les universitaires et leurs futurs étudiants sous toutes leurs formes. Les élèves de lycée doivent disposer d’une information la plus complète et la plus transparente possible, ils doivent bénéficier de conseils avisés puis d’avis justifiés. C’est cela l’orientation active, un accompagnement qui responsabilise les élèves et leur permette de s’installer dans un parcours de réussite. « Lec.a. devient une véritable instance de décision » Les organisations étudiantes déplorent que leur représentation dans les conseils d’administration se réduise, et mathématiquement ils n’ont pas tort. N’est-ce pas aller à l’encontre de l’investissement et de la valorisation de l’engagement citoyen des étudiants et de leur participation à la vie institutionnelle de l’université ? Nous avons voulu un conseil d’administration plus resserré pour qu’il puisse se saisir des questions stratégiques. Les étudiants, comme tous les autres membres de la communauté universitaire représentés, seront moins nombreux, mais leur poids sera davantage renforcé dans un conseil qui devient une véritable instance de décision. Chaque voix pèsera beaucoup plus lourd. Au regard des pouvoirs conférés au président, les élus étudiants qui participeront à son élection auront ainsi un pouvoir et par conséquent une responsabilité importantes. Une formation sera donc donnée aux étudiants afin de les aider dans cette fonction, qui peut être très enrichissante. WPropos recueillis par F.C. EPICURE #2 — octobre 2007 } 15



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