Épicure n°1 septembre 2007
Épicure n°1 septembre 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de septembre 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : réformes des facs, ce qui va changer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Actus• Revue de presse (oups, y’en a encore !) Des étudiants en bonne santé, mais… Selon une enquête de l’Usem(Union nationale des sociétés étudiantes mutualistes), 93% des étudiants jugent leur état de santé « bon » ou « très bon ». « Les étudiants sont globalement en bonne santé, et ont finalement assez peu besoin de soins curatifs. En revanche, les besoins en termes d’information et de prévention sont très forts », estime Nicolas Dion, président de l’Usem. Cependant, concernant les « comportements à risques », l’enquête indique que 29% des étudiants fument, tandis que 10% affirment avoir une consommation d’alcool « importante » ou « excessive » (16% d’hommes, 6,5% de femmes), tandis que 12% déclarent fumer du cannabis, dont un quart de façon « importante ». L’Usemsouligne par ailleurs « la persistance d’une souffrance psychique » chez les étudiants. Comme lors de la précédente enquête de 2005, 31% des étudiants déclarent avoir été, pendant plus de deux semaines, « tristes, déprimés, sans espoir ». De plus, 36% des étudiants considèrent « mal ou très mal gérer (leur) stress », tandis que 35% déclarent avoir été en « situation d’isolement pendant deux semaines consécutives sur 12 mois ». 12% envisagent l’avenir avec pessimisme, et 8% affirment être « non satisfaits de leur choix d’études ». 14 000 jeunes ont répondu au questionnaire envoyé à 50 000 étudiants. L’enseignement de l’éco, trop théorique Le Mouvement des étudiants pour une réforme de l’enseignement de l’économie, fondé en 2000, continue de demander un changement « de fond » de l’approche de cette discipline dans l’enseignement supérieur. Il déplore notamment la trop grande « formalisation » de son enseignement, trop exclusivement centré sur les mathématiques, dont la maîtrise serait devenue « une fin en soi, alors même qu’elle devrait seulement servir à la compréhension de concepts économiques ». Cette prédominance serait d’ailleurs « l’un des facteurs du désintérêt d’un certain nombre de bacheliers » et à l’origine de « nombreux abandons en milieu de cursus ». Conséquence de quoi, le Mouvement revendique un enseignement qui permette une « confrontation plus importante de la théorie aux faits ». Tout est sur www.autisme-economie.org 6 { EPICURE #1 septembre 2007 Pourquoi faire aujourd’hui ce qui peut ne pas l’être ? La procrastination n’est pas un nouveau mot pour le Scrabble, c’est cette tendance irrépressible et terriblement répandue dans le monde étudiant qui consiste à remettre systématiquement au lendemain ce qui peut ne pas être fait le jour même. Selon les chercheurs, pas moins de 20% de la population est considérée comme « procrastinateurs chroniques et problématiques », et le chiffre grimpe à 50% chez les étudiants ! En Europe, les universités suisses s’intéressent au problème et, selon un sondage réalisée à l’université de Neuchâtel, plus de 40% de ses étudiants s’y prennent à la dernière minute lorsqu’ils ont un travail à rendre. La tendance est plus marquée chez les garçons et serait liée d’une part à des stéréotypes culturels (garçons plus créatifs et distraits, filles plus appliquées et organisées) mais aussi, accrochez-vous, à une « maturation plus lente du cerveau des garçons », selon le quotidien suisse Le Temps qui rapporte les conclusions d’une professeure de psychologie de l’université suisse.
États-Unis : des étudiants pour l’éternité Les anciens étudiants américains qui auraient 1 800 à 3 000 dollars à dépenser de manière insolite peuvent faire conserver leurs cendres à perpétuité sur les campus d’une demi-douzaine d’universités. Toutefois, les columbariums ont du mal à démarrer dans certaines d’entre elles : à Centre College, seulement 70 des 84 niches construites il y a sept ans ont été vendues ; à Sweet Briar, seule la moitié des 64 niches datant du début des années 1990 a été vendue. En revanche, l’université de Virginie a dû ouvrir 180 nouveaux emplacements à 2 500 dollars (1 860 euros). Salaires hommes-femmes : du mieux en Grande-Bretagne Actus• Actu internationale Le monde en bref Le monde étudiant est aussi un village, où il se passe toujours quelque chose ! Emplois du temps chargés en Espagne Les étudiants espagnols sont les Européens qui passent le plus de temps sur les bancs de la fac – ou qui devraient y passer le plus de temps s’il n’y avait pas d’absentéisme, selon la dernière enquête Cheers (Career after higher education : a European research study). Au total, ils suivent 24,2 heures de cours hebdomadaires, contre 11,5 en Finlande, 11,6 en Autriche, 15,7 au Royaume-Uni ou 17,7 en Italie. Et ces emplois du temps chargés ne riment pas forcément avec réussite, puisque les étudiants espagnols affichent aussi les plus mauvais résultats : leur taux d’abandon en cours d’études atteint 28% alors que la moyenne européenne est inférieure de trois points. Principale raison invoquée : le système universitaire ibérique s’appuie beaucoup trop sur les cours magistraux et l’étudiant participe très peu au processus d’enseignement et d’apprentissage. 30% de jeunes chômeurs en Chine En Chine, 30% des chômeurs ont moins de 35 ans, d’après un rapport national paru en février. Dans les campagnes, le surplus de main-d’œuvre estimé à 200 millions de personnes serait composé en majeure partie de jeunes, diplômés ou sans diplôme, alors que leur nombre augmente chaque année de façon disproportionnée par rapport au marché du travail. Le ministère de l’Éducation estime qu’un quart des nouveaux diplômés est au chômage, mais ce pourcentage pourrait être plus important, alors que 5% des diplômés, découragés, ne cherchent pas de travail. Les diplômées britanniques âgées de 22 à 29 ans touchent des salaires plus élevés que les hommes (0,1% en moyenne), alors que l’écart était en faveur des hommes (+ 5,8%) en 1999. Cette inversion de tendance est consécutive à l’arrivée sur le marché du travail d’une génération de jeunes femmes qui dépasse les résultats des garçons au GCSE [équivalent du brevet] depuis 1988, puis aux A-levels [équivalent du bac] depuis 2000, et enfin en nombre de diplômes universitaires de premier rang en 2001. Cependant, les hommes trentenaires de la génération précédente gagnent toujours 6,6% de plus que les femmes, chiffre qui grimpe à 18,3% pour les plus de 40 ans. Et bien que l’écart salarial global soit actuellement à son niveau historiquement le plus bas, un rapport de la Commission femmes et salaires estime qu’en Grande-Bretagne il est le plus important d’Europe. Vivre EPICURE à la Fac #1 septembre 2007 } 7



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