Épicure n°1 septembre 2007
Épicure n°1 septembre 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de septembre 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : réformes des facs, ce qui va changer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Kevin WESTENBERG Culture Arcade Fire, Mumm-Ra, Blonde Redhead… Le rock en état de grâce Le rock ne s’est jamais aussi bien porté. En tout cas on peut le croire devant le foisonnement de talents qui ont inondé les bacs pendant le premier semestre 2007. Difficile de prétendre à une revue de détail, mais trois monstres ont retenu notre attention : Arcade Fire (évidemment), Mumm-Ra et Blonde Redhead. Arcade Fire, on les connaissait déjà. Le premier album des Montréalais, Funeral, avait révélé un talent inimitable, médiatisé il est vrai par David Bowie, première pointure à les avoir remarqués. De surcroît, une formation septuor animée par des multi-instrumentistes, ce n’est pas courant dans le rock. Ni la pratique régulière de happenings : le groupe est en effet capable d’organiser des bœufs n’importe où n’importe quand, au plus grand plaisir des fans et des badauds. Bref, le billard était prêt à recevoir le deuxième opus… Et il n’a pas déçu, d’autant qu’il est particulièrement bien mis en valeur du fait des conditions d’enregistrement : le groupe a en effet racheté une ancienne église convertie en Arcade Fire, l'autre façon de faire du rock 22 { EPICURE #1 septembre 2007 studio d’enregistrement et de répétition. À part ça, on retrouve dans Neon Bible des influences pop, rock, folk qui vont chercher jusque dans les années 80 (qui deviennent de plus en plus un autre âge d’or du rock), et on trouve aussi et surtout, des morceaux qui font mouche dès la première écoute : on pense notamment à Keep the car running, mais surtout à l’ÉNORME No cars go et à son final étourdissant. Bref, comme dans le premier album, Arcade Fire nous propose un univers éclectique et fantaisiste, flamboyant et tourmenté, lyrique et solennel, expérimental, sombre et lumineux à la fois… À écouter d’urgence si ce n’est déjà fait. Mumm-Ra, un britrock explosif Quittons le Canada pour l’Angleterre, où l’usufruit de l’héritage rock de l’archipel britannique vient de trouver de nouveaux protagonistes talentueux, j’ai nommé Mumm-Ra : le groupe n’a pas encore cartonné chez nous, mais un boulevard leur est ouvert avec leur premier album These things move in threes, livre ouvert de pépites susceptibles de toutes les étiquettes : power-pop, disco-rock, post-rock… Mais les étiquettes on s’en fout. On retient une recette qui touche les oreilles et le cœur : les guitares sont tour à tour mélodiques, folles, superposées, lyriques, symphoniques, et parfois tout ça en même temps ! Les arrangements sont mitonnés aux échalotes, les clavierseighties intelligemment revisités… Beaucoup de talent
donc, alors que de leur propre aveu les membres de Mumm-Ra n’étaient il y a peu que des potes qui jouaient sans ambition, pour se faire plaisir… jusqu’au jour où ils ont pris conscience qu’en bossant un peu, ça pouvait le faire. Et voilà le résultat. Bref, si l’on rajoute à ça la personnalité collective du groupe, aussi éloigné de la prise de tête qu’Oasis était sûr d’être le meilleur groupe du monde, les ingrédients ne sont peut-être pas ceux d’une future légende du rock, mais ils nous les rendent sympathique et on leur prédit le meilleur avenir. Ah, j’oubliais l’anecdote inutile (c’est ce qui fait son intérêt) : Mumm-Ra est un nom emprunté à l’un des ennemis des Cosmocats, personnages du dessin animé phare des années 80. Fallait le savoir. Sortie de noisy pour Blonde Redhead Avenir, ce n’est peut-être pas le mot qui convient pour parler de Blonde Redhead. Non pas qu’ils n’en aient pas, mais ils ont déjà un passé puisque ce n’est pas moins que leur 7 e album qui vient de sortir. Et quel album ! Le trio italo-nippon new-yorkais (si, si : des jumeaux italiens et une chanteuse japonaise installés à New York depuis les débuts du groupe) a évolué depuis sa pé- Des jumeaux italiens et une Nippone débridée : c’est Blonde Redhead riode noisy, qui leur a d’ailleurs valu d’être longtemps comparés à Sonic Youth, autre monstre de la scène new-yorkaise. Ils partagent beaucoup d’influences avec eux, et aussi une prédilection pour des lignes de basse qu’on chevauche en fermant les yeux. À écouter en priorité, la première plage du CD, 23 (qui est aussi le titre de l’album), titre hypnotique, aérien, transcendantal, à écouter seul, portable éteint, pour faire le vide et se remplir d’un son qui semble venu d’ailleurs. Bon voyage. m F.C. Sébastien MLYNARSKY À écouter aussi Standard : du rock anglophone composé et joué sans fausses notes par des Espagnols qui en veulent. À suivre, because grosse révélation possible. À écouter : On the floor, clip dispo sur le web. Particularité : jouent certains titres à deux batteries pour reproduire un beat électro. BRMC (Black Rebel Motorcycle Club) : avec Baby 81, les Californiens ont sorti de leurs guitares-bassebatterie un rock lui aussi sans superflu, graisseux, qui sent bon le cuir, le Jack Daniel’s et la soupe de phalanges. Efficace. Soulsavers : le 2 e album de ce duo anglais, qui s’est adjoint au micro les services de l’Américain Mark Lanegan (membre intérimaire de Queens of the Stone Age) a présenté le blues à l’électro. Et ça marche. EPICURE #1 septembre 2007 } 23



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