Épicure n°1 septembre 2007
Épicure n°1 septembre 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de septembre 2007

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Épicure

  • Format : (150 x 210) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : réformes des facs, ce qui va changer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Outils & services Aide à l’insertion : ce que proposent les SCUIO L’aide à l’insertion est l’une des principales missions des services communs universitaires d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle (SCUIO-IP), auprès desquels les étudiants peuvent trouver des outils indispensables à leur préparation au marché de l’emploi. Pour tout étudiant, le SUIO peut constituer une source précieuse d’information et d’aide à l’insertion. Certes, une enquête menée en 2006 sur les SUIO montre que 30% d’entre eux « ne travaillent pas encore assez sur l’insertion professionnelle », comme le souligne l’ancien président de la Conférence des directeurs de SUIO, Christian Moreau. Un accompagnement pourtant primordial, selon lui, à considérer en deux grandes étapes : « La connaissance des aptitudes et du potentiel de l’individu, c’est-à-dire le bilan de compétences, hélas bien souvent loupé puisqu’on a de plus en plus tendance à vouloir orienter les services des SUIO vers les besoins du milieu économique », regrette-t-il. « seconde étape, l’aide à l’orientation et un suivi tout au long de la formation jusqu’à l’insertion ». 20 { EPICURE #1 septembre 2007 Les principaux services proposés par les SCUIO. Ressources documentaires papier ou en ligne : ouvrages, CD Rom sur des techniques de recherche d’emploi, répertoires d’entreprises tels les KOMPASS, ROME (Répertoire opérationnel des métiers et des emplois) et annuaires CCI, presse (Rebondir, Courrier cadres, Entreprise et Carrières, Réussir à l’étranger, Kit Europe, Job-Trotter…). Entretiens individuels avec les conseillers d’orientation-psychologues. Ateliers collectifs : techniques de recherche d’emploi ou de stage/lettre de candidature/CV/simulations d’entretien ; construction du projet professionnel/bilan…. Banque d’offres de stages/l’emploi. Forums : métiers/recrutement/mobilité Même si ces services ne sont pas assurés à 100% par toutes les universités, on trouve dans tous les SUIO un arsenal de services classiques : information, documentation papier ou en ligne, entretiens individuels avec des conseillers d’orientation-psychologues, et ateliers divers pour des petits groupes d’étudiants, de type construction du projet professionnel, sensibilisation à l’entreprise et au marché du travail, bilan, techniques de recherche d’emploi. Du classique agrémenté parfois de petits plus, comme des déclinaisons en vue de postuler à l’étranger, souvent en anglais, des simulations d’entretien en s’appuyant sur la vidéo et en faisant appel à des consultants extérieurs. Autre démarche répandue, proposer une banque ou un portail électronique d’offres d’emplois et de stages, permettant les dépôts de CV et la mise en relation directe des étudiants et employeurs. Enfin, un peu plus élaborées, les grosses « manifs » type forum, sur les métiers, le recrutement ou la mobilité. Tremplin Bordeaux 1, où se rassemblent quelque 50 entreprises venues recruter, attire ainsi 800 à 1000 jeunes chaque année.
Construire son projet professionnel en cours Moins nombreuses, les démarches les plus avancées sont celles qui, la plupart du temps, sont intégrées aux cursus. À côté de quelques timides initiatives, comme les Journées trajectoire pour l’emploi proposées à des étudiants en 1 re année de master à Toulouse 1 (présentation des marchés de l’emploi, de l’insertion des jeunes diplômés, débats avec des professionnels), sont rodés des dispositifs plus élaborés depuis des années déjà. Une vingtaine d’établissements, comme Bordeaux 1, proposent dès la 1 re année des heures obligatoires consacrées à l’élaboration du projet professionnel, soit 15 heures dans cette université, auxquelles s’ajoutent des conférences sur les métiers et, la 2 e année, un accompagnement à l’usage des outils de communication, obligatoire à raison de 30 heures/an dans certaines filières, mesure qui sera étendue à tous l’an prochain. « L’objectif est de donner à tous une méthodologie pour la recherche d’emploi, pour acquérir L’insertion des scientifiques sensible à la conjoncture savoir, savoir-faire et savoir-être (rédaction de CV, de lettres de motivation, sensibilisation aux règles de négociation, à la présentation…) », explique la directrice de l’Espace information, orientation, emploi (EIOE) de Bordeaux 1, Martine Pagès. « Il faut faire en sorte qu’ils n’arrivent pas en fin de cursus en se demandant pourquoi ils sont là ! » L’EIOE a également développé les stages d’ouverture, considérés comme des modules dans certaines filières et validés dans le cursus. Utile confrontation à la réalité, selon la directrice, « parce qu’il y a souvent un décalage entre ce que les étudiants pensent pouvoir faire et la réalité » et « parce qu’ils ont souvent des représentations fausses de l’entreprise ». Même démarche très ancienne à Toulouse 3, où les étudiants de 1 re année en sciences et STAPS suivent un module A2P2 (Atelier d’accompagnement du projet personnel) qui inclut, entre autres, des rencontres avec des professionnels. Un module important puisqu’il représente plus de 80 heures, consacrées aussi à l’apprentissage du « nouveau métier d’étudiant ». Idem « L’insertion des scientifiques est très sensible à la conjoncture. Lorsque celle-ci est mauvaise, les étudiants de deuxième cycle en sciences ont un taux de chômage supérieur à ceux de droit-sciences économiques et même supérieur à ceux de lettres-sciences humaines et sociales ; le cœur de métiers de l’emploi scientifique (recherche, enseignement) n’est plus accessible qu’aux docteurs et aux lauréats des concours d’enseignement passés par les IUFM qui accèdent à ce type de métiers. » C’est ce que conclut une étude du CEREQ (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) sur « Les filières scientifiques et l’emploi », qui préconise par ailleurs le développement de « passerelles entre sciences fondamentales et sciences appliquées ». Étude téléchargeable sur : www.education.gouv.fr/cid3991/les-filieres-scientifiques-emploi.html à La Rochelle qui propose à tout nouvel étudiant une unité d’enseignement d’une cinquantaine d’heures validées dans le cursus. Missions pour doctorants en entreprises L’université de Bordeaux 1 va, quant à elle, plus loin en proposant depuis cette année le monitorat d’entreprise, équivalent du monitorat proposé à l’université (assurer 67 heures de cours en préparant sa thèse). Ce qui permet à des doctorants d’effectuer des missions en entreprises contre une petite rémunération (environ 300 euros par mois financés pour moitié par la Région Aquitaine). Un bon moyen, selon Martine Pagès, « d’ouvrir les doctorants à d’autres emplois et en même temps de faire mieux connaître les chercheurs notamment aux PME/PMI, dont ils pourront favoriser le développement économique. Actuellement, 50% des emplois R & D en entreprises sont pris par des ingénieurs, notamment en PME/PMI, regrettet-elle. Celles-ci ne connaissent pas les docteurs, s’en méfient ou les considèrent surdimensionnés par rapport à l’entreprise. » À côté, plus classique, existent les Doctoriales, séminaires de plusieurs jours consacrés également à l’insertion professionnelle des doctorants. Vieilles de quelques années, celles-ci ont un succès mitigé, dépendant bien souvent de la bonne volonté des universités. mC. P.EPICURE #1 septembre 2007 } 21



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