Entreprendre n°291 juin 2015
Entreprendre n°291 juin 2015
  • Prix facial : 4,50 €

  • Parution : n°291 de juin 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 180

  • Taille du fichier PDF : 61,5 Mo

  • Dans ce numéro : les petits génies de la reprise.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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enquête un marché en devenir RENOUVEAU SUR LES SOUS-VÊTEMENTS MASCULINS Les Français portent la culotte ! De plus en plus d’entrepreneurs misent sur la qualité et le « made in France » pour redynamiser un marché qu’on croyait aux mains d’Eminence ou de Dim. Winbox HPlay, « l’essayer, c’est l’adopter ! » Fonctionnaire et entrepreneur, le pari de Claude Harout, 58 ans, toujours cadre-dirigeant à la Caisse des dépôts, qui s’est lancé dans l’entrepreneuriat en 2007. « Je me baignais au lac Léman et mes filles se sont moqué de mon vieux caleçon », raconte celui qui relève le challenge. « Sans imagination, le sous-vêtement masculin était le dernier secteur à révolutionner. Notre motivation avec HPlay, une marque 100% « made in France » ? Trouver une innovation majeure afin de stimuler ce marché. Le Winbox {protégée par un brevet, NDLR} répond au problème de la « tortillonite aiguë », difficulté à ouvrir son sous-vêtement par la braguette. Une coupe nouvelle avec une seule pièce de tissu suspendu à l’élastique, formant une coque avant et une coque arrière  : à l’avant, notre nouveau dispositif d’ouverture ; à l’arrière, pour le côté jeu, la poche POM, comme le fruit défendu, qui peut recevoir un préservatif », s’amuse Claude Harout qui a depuis jeté tous ses slips, et ouvert sa boutique en ligne, « alimenté par le livret A ». Sa motivation ? « Se faire plaisir en installant progressivement notre marque et sa philosophie, le JEU et le JE, avec une approche luxe pour produire un sous-vêtement homme unique ». Chez HPlay, le tissu, l’élastique, les broderies, la façon... la conception, tout est 100% « made in France » ! Pour trouver ses fournisseurs, Claude Harout, qui réside près de Tours, mise sur le boucheà-oreille. « Si cela n’a pas été facile, nous avons néanmoins fait de belles rencontres avec des passionnés, comme Claude Harout, fondateur de HPlay notre façonnier actuel incubé dans une pépinière d’entreprises en Vendée. Des jeunes plein d’enthousiasme ! ». Si HPlay ne génère que 10.000 € de CA avec 300 clients fidèles, c’est que le fonctionnaire-chef d’entreprise souhaite prendre son temps. « L’unique et de la rareté ! Notre stratégie est de s’offrir qu’à celles et ceux qui savent nous découvrir. Car essayez le Winbox HPlay, c’est l’adopter ». Le développement ? Il le laisse à ses filles, qui font leurs armes ailleurs, mais imagine déjà une distribution différente. « Dans les boulangeries, par exemple, puisque les hommes achètent le pain ». C’est peu dire que le marché du sous-vêtement masculin a encore de belles marges de progression ! Les hommes sont encore 70% à acheter leurs slips en pack au supermarché... quand ce n’est pas leur épouse qui les achète à leur place, pour un budget moyen de 28 € , 4 fois moins que les femmes (120 € ). Si les Françaises sont toujours les 1 ères consommatrices de lingerie en Europe, sur un marché estimé à 10,8 Mds € (2,66 Mds € pour le seul marché hexagonal), les Français sont encore à la traîne. Budget achat en hausse Si le budget accordé à l’achat de slip et autres caleçons est loin des dépenses féminines, il progresse (33,6 € *, soit 5,6 articles achetés au prix moyen de 6 € ) , de même que la fréquence des achats (1,9 achat par an). Toujours friands de lots, ils achètent en pack à 75%. En revanche, si le volume d’articles acheté connaît une légère baisse, la valeur augmente sensiblement, de 673,8 M € en 2010, à 724,2 M € en 2013. Résultat ? Le secteur des sous-vêtements masculins français pèse désormais 35% de la valeur totale du marché des sous-vêtements homme/femme. D’ailleurs, le marché de la lingerie, qui représente 18% du CA total de l’habillement, figure parmi ceux qui résistent le mieux, notamment en raison du dynamisme du segment masculin. Mieux encore, en 2013, les Français étaient 55,2% à acheter leurs sous-vête- 46 Entreprendre
Le Slip Français, une vraie réussite industrielle Fabriquer des slips en France, quelle idée ! C’est pourtant le pari un peu fou que fait Guillaume Gibault (31 ans) en 2011, sur un coin de table. Et pourtant, ce « Slip Français » voit le jour quelques mois plus tard dans un atelier au bord de la Drôme, garant d’un savoir-faire traditionnel et artisanal dans le slip depuis plus de 60 ans. Saint-Antoine en Dordogne était loin d’imaginer qu’elle allait redevenir capitale du slip en France ! Quatre ans plus tard, après 4 coups de buzz réussis (le « Changement de Slip c’est maintenant » durant la campagne présidentielle de 2012, « La Surprise du Chef » vue plus de 950.000 fois sur YouTube, la « Révolution du Slip Qui Sent Bon » et la campagne « Bouge ton Pompon ») , des partenariats avec des marques établies (Princesse tamtam, Claudie Pierlot, agnès b., Saint James), 1 boutique à Paris, 2 popup store, 2 campagnes de crowdfunding, 120 produits différents et 15 ateliers à travers la France, Le Slip Français (1,5 M € de CA), qui a déjà vendu plus de 60.000 slips, part à la conquête du monde (Asie, États- Unis...) pour faire rayonner le savoir-faire tricolore. Comment vous êtes-vous lancé ? Guillaume Gibault  : Un pari avec des amis de HEC ! À l’époque, je cherchais à créer une entreprise, sans idée précise... Mes amis m’ont lancé que je n’étais pas capable de « créer ma marque de slip ». J’ai pris leur provocation au pied de la lettre... Cela dit, en matière de sous-vêtements masculins, non seulement il existait un marché important, mais aussi il était possible de créer et d’imposer une nouvelle marque, à condition de proposer quelque chose de décalé. Comment vous différenciezvous de la concurrence ? GG  : D’abord, par l’innovation ! Ensuite, par la façon de vendre nos produits. Enfin, par notre communication décalée, sans doute notre plus grande force, très axée sur les réseaux sociaux. D’emblée, nous avons misé sur les outils que nous avions sous la main pour nous faire connaître. Vous mettez en avant le « made in France ». Comment avez-vous trouvé vos soustraitants ? GG  : En tapant sur Google « sousvêtements français », 3 usines sont ressorties. L’une d’elles, Moulin neuf textile dans la Drôme affichait son slogan  : « Le rêve du savoir-faire Français ». Il n’en a pas fallu plus pour me convaincre. Cet atelier est majoritairement féminin, le personnel a une grande et longue expérience... donc un incroyable savoir-faire. Et tous nos produits y sont fabriqués. Votre dernier projet, vous lancer aux États-Unis grâce au financement participatif... GG  : Nous nous sommes, en effet, lancés aux États-Unis grâce au site de crowdfounding Kickstarter, un excellent moyen de faire parler de nous et de nous internationaliser en faisant participer les « adeptes du Slip Français ». Dans l’ADN de notre marque, il y a cette idée de contenu, de notoriété, de réseaux sociaux et d’engagement envers notre communauté. Le crowdfounding est donc idéal pour nous. Mais nous avons ensuite lancé un Kickstarter principalement américain, en utilisant ce que l’on sait de mieux  : raconter une histoire pour donner envie. Ainsi a commencé l’histoire d’amour entre Leo et Sherry. Notre objectif  : Régis Duvignau Reuters Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français la conquête de l’Ouest, le rêve américain ! Comment expliquez-vous que le sous-vêtement masculin soit un secteur porteur ? GG  : D’abord, parce qu’il n’y a pas tant de marques que cela ! Surtout, en apportant la touche « made in France », nous avons pu proposer un vrai produit mode de qualité. Mais, il reste encore beaucoup à faire dans ce secteur, beaucoup plus développé chez la femme que chez l’homme. Peut-on innover dans un secteur aussi traditionnel ? GG  : Oui... avec une bonne histoire et de bons produits. Avez-vous un management de start-up ? GG  : C’est indispensable, même si le management d’une start-up de 3 personnes n’est plus le même avec 30 collaborateurs. Il faut s’adapter au fur et à mesure que l’entreprise grandit... Pouvez-vous être compétitif en termes de coût ? GG  : Nous nous efforçons de produire les meilleurs produits à des prix compétitifs tout en respectant notre charte « made in France ». Entreprendre 47



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