Entreprendre n°201 mars 2006
Entreprendre n°201 mars 2006
  • Prix facial : 2,90 €

  • Parution : n°201 de mars 2006

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (205 x 295) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 97,9 Mo

  • Dans ce numéro : Marc Simoncini, numéro 1 européen de la rencontre avec Meetic.fr.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Management 1 UN CAS D'ENTREPRISE QUI S'EST RELANCEE Le marchand de couleurs qui réagit Jugée trop petite, trop seule, trop française, l'entreprise Pébéo se trouvait face à un avenir incertain. Ceci est une nouvelle fois l'histoire d'une volonté, celle d'un entrepreneur qui s'efforce à retourner une situation. I 1 y a une dizaine d'années, les fabricants de couleurs fines et la distribution traditionnelle font le constat d'un secteur mature où la concurrence ne cesse de s'intensifier. Pébéo est alors comme la majorité des acteurs, en panne stratégique. La PME sait qu'elle doit réagir mais comment ? Accompagnée par Adrien Stratégie, Pébéo décide de revoir son positionnement. Plus que des axes de développement classique, l'entreprise familiale choisit de suivre une légitimité propre. Elle interroge donc son histoire, se recentre sur sa spéculation (vision du futur) d'origine et retrouve ainsi l'origine de l'offre qui a toujours été la sienne. Créée à Marseille au début du siècle, Pébéo avait pour vocation de fournir les artistes peintres en couleurs. L'idéal de son fondateur, Claudius C haveau, était marqué par un anticonformisme fort. Une volonté d'expression libératrice et originale qui a toujours guidé l'offre des produits Pébéo. En 1995, l'entreprise décide de se réapproprier ce « code génétique », elle en fait même la colonne vertébrale de sa différenciation stratégique. Avec « Ce label », Pébéo s'adresse à des consommateurs-artistes mus par l'envie de divertissement et d'expression. Le secteur des loisirs créatifs est en pleine Trois questions à... Eric Chaveau, le PDG, petit fils du fondateur de Pébéo Comment avez vous choisi votre repositionnement stratégique ? Sur quelles bases avez vous pris cette décision ? !.:étude d'Adrien Stratégie est venue comme une aide à la décision, elle a confirmé des intuitions, elle a assis des convictions. En 1995, pour Pébéo, le risque d'éparpillement était grand. Nous suivions le marché, restions dans le sillon de nos concurrents, et n'impulsions pas de dynamique propre. Nous répondions à une demande. Nous avons fait le choix d'inverser la tendance et de nous lancer dans une stratégie d'offre. Choisir, c'est aussi renoncer. Pas simple d'abandonner des segments, pourtant nous étions obligés pour aborder d'autres marchés. ous avons ralenti notre présence sur le segment de la rentrée des classes pour nous installer sur le domaine du loisir créatif. 90• ENTREPRENDRE• N'201• MARS 2006 Quels investissements (en temps/hommes/en moyens financiers...) ce changement de stratégie a-t-il impliqué ? Quelles que soient les dépenses sonnantes et trébuchantes, le principal investissement se situe au niveau des hommes. Et il est bien impossible de le quantifier. Se repositionner stratégiquement génère des résistances en interne, notamment de la part de salariés présents depuis longtemps dans l'entreprise. Une PME d'une trentaine de personnes, c'est un peu une famille. Il faut gérer les uns et les autres, beaucoup écouter. Il est impératif de prendre du temps, d'accompagner les hommes pour qu'ils s'approprient les nouvelles méthodes de travail, qu'ils soient à l'aise avec une culture d'entreprise différente. Nous avons mis en place des formations à la conduite du changement. En interne, il a fallu une bonne année pour que ce virage stratégique soit effectif. Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans ce repositionnement ? Un chef d'entreprise a toujours des doutes. Cependant, à un moment, une conviction se dégage, plus forte que les autres. C'est un soulagement de savoir où l'on va, d'avoir un cap précis. Cette détermination pousse à l'action. Pour autant, elle n'efface pas les grincements de dents. Il y a toujours un décalage, le temps que les choses s'installent. En externe par exemple, nous savions que le marché des loisirs créatifs existait, mais la distribution traditionnelle ne suivait pas forcément. Il faut alors faire preuve expansion mais il s'agit encore d'un marché non organisé, non structuré. Pébéo l'aborde en toute crédibilité. Dix ans après, pari réussi ! Aujourd'hui, la PME occupe 50 à 60% des linéaires des grands distributeurs du marché. La petite entreprise provençale s'est imposée comme un acteur incontournable du marché des loisirs créatifs. Avec plus de 200 personnes à Gemenos, à Marseille, elle rayonne bien au-delà des frontières hexagonales : Pébéo est commercialement présente dans plus de 80 pays et réalise plus de 60% de ses ventes à l'exportation. Fanny Guinochet Ce repositionnement ne s'est pas fait sans quelques réor9an1sations. Ils temoignent : Françoise Gils, directrice des ressources humaines de Pebeo " J'ai suivi toutes les évolutions. Et il est vrai que cette nouvelle stratégie s'est accompagnée d'un important changement de culture d'entreprise. Il a fallu apprendre à travailler de façon transversale, par objectif et groupes de travail, être moins hiérarchique, plus ouvert à la communication, avoir une vision à plus long terme. C'est déroutant pour les salariés. Autre évolution, l'ouverture géographique a nécessité l'adoption d'un esprit international. Les cadres ont suivi des formations intensives en anglais... " Jean-Luc Guichard, responsable recherche et développement " La stratégie d'offres nous a amenés à faire évoluer nos produits et étendre certaines gammes. Un exemple : destiné au départ aux Beaux-arts, notre produit Acrylique a connu une extension pour le loisir. Nous avons proposé un second niveau de viscosité, plus apte à répondre aux besoins d'un amateur. Cette façon d'anticiper l'offre nous ouvre d'autres champs d'intervention." Propos recueillis par Fanny Guinochet de patience et de pédagogie. Il arrive que l'on se sente seul face à notre décision. Propos reweillis par Fanny Guinochet
Fiscalité 1 DEFENDEZ VOTRE PATR IMOINE Baisse des prélèvements fiscaux : profitez des nouvelles mesures ! Par Manon Sieraczek Docteur en droit Avocat spécialiste en droit fiscal La loi de finances pour 2006 et la loi de finances rectificative pour 2005, votées par le Parlement fin décembre dernier, comportent plusieurs mesures fiscales susceptibles de réduire la pression fiscale qui s'exerce sur les entrepreneurs, et peut-être dans certains cas les persuader que l'expatriation n'est pas l'unique solution. La réforme la plus commentée est celle dite du « bouclier fiscal », qui vise à plafonner le total formé par l'impôt sur le revenu, l'ISF, la taxe foncière et la taxe d'habitation à 60% des revenus de l'année précédant celle de leur paiement. Coïncidence ou calcul, la date des premiers remboursements interviendra en 2007. Il ne faut pas cependant surestimer l'importance de cette réforme, dans la mesure où le taux marginal supérieur de l'impôt sur le revenu est réduit à 40%, et où le bouclier ne prend pas en compte la CSG et la CRDS (11%) , alors que le Conseil Constitutionnelles avait qualifiés de prélèvements fiscaux entrants dans les « impositions de toute nature » visées à l'article 34 de la Constitution. Dans ces conditions, seuls les propriétaires fonciers, notamment les désormais célèbres ostréiculteurs de l'île de Ré, disposant de faibles revenus, devraient bénéficier de cette réforme. En contrepartie de la réduction des taux d'imposition et du bouclier fiscal, un mécanisme de plafonnement devait s'appliquer à compter de l'imposition des revenus de 2006. Le gain procuré par le cumulde nombreux avantages fiscaux (exonérations, abattements, déductions, réductions et crédits d'impôt) dont les contribuables sont susceptibles de bénéfi cier devait être plafonné, par foyer fi scal, à 8 000, m ajo ré de 1000 par enfant à charge. Le Conseil Constitutionnel a censuré cette disposition considérant d'une part que « la complexité du dispositif organisé par l'article 78 pourrait mettre une partie des contribuables concernés hors d'état d'opérer les arbitrages auxquels les in vite le législateur » et d'autre part que « cette complexité était à la fois excessive et non justifiée par un motif d'intérêt général suffisant ». Le Gouvernement do it donc proposer un nouveau dispositi f de pl afo n­ nement, mais au titre de 2006 les avantages fiscaux resteront disponibles sans limitati on. La réforme probablement la plus significative concerne l'imposition des plus-values de cession de titres par les personnes physiques. En effet, les plus-values seront imposées avec un abattement d'un tiers par année de détention au-delà de la cinquième, ce qui signifie qu'après huit ans de détenti on, les plus-values ne seront soumises qu'à la CSG et la C RDS. Cette réforme ne prendra pleinement effet qu'en 2014, sauf pour les dirigeants de PME prenant leur retraite qui pourront en bénéfici er dès 2006. Dans le même esprit, sont renforcés les dispositifs d'exonérati on des plus-values pro fessionnelles dans le cadre des transmissions d'entreprise. En matière d'TSF, les titres faisant l'objet d'un engagement collectif de détention de six ans bénéfi cieront d'un abattement porté de 50% à 75%. Cette exonération des trois quarts de la valeur est en outre étendue aux salariés et mandataires sociaux, pour les titres de la société dans laquelle ils exercent leur activité principale (ainsi qu'aux anciens sal ariés et mandataires sociaux retraités). Les parts ou actions doivent rester la propriété des contribuables pendant une durée de six ans. La fiscalité des donations est significativement réduite sur plusieurs points : - Le délai de rappel des donations antéri eu res est ramené de dix à six ans ; - Les limites d'âge permettant de bénéfi cier des abattements sont portées de 65 à 70 ans et de 75 à 80 ans : les do nations en pleine pro priété ou en usufruit bénéfi cieront d'un abattement de 50% quand le do nateur a m o ins de 70 ans et de 30% quand il a entre 70 et 80 ans, et les donations de la seule nuepro priété bénéfi cieront d'un abattement de 35% quand le do nateur à mo ins de 70 ans et de 10% entre 70 et 80 ans. Un abattement de 5 000 s'appliquera sur la part revenant à chaque arrière- peti t-en fant du donateur. - L'abattement de 30 000 ? actuellement applicable aux do nations consenties entre grands parents et petits-en fants bénéfi ciera aux donations consenties à d es arrièrepetits-enfants lorsque ceux-ci viennent en représentati on de leur mère ou père prédécédé. Un abattement indivi duel de 5 000 ? s'appliquera sans conditions particulières aux successions et do nations entre frères et sœurs ainsi qu'aux donations consenties aux neveux et nièces. L'ensemble de ces modifications permettront en pra tique de transmettre en franchise de d ro its de successions une p artie plus importante du patrimo ine. Concernant spécifiquement les entrepreneurs, les holdings de reprise sont désormais pris en compte dans le cadre d es engagements collectifs de conservation. Enfin, une réforme très attend ue par les contribuables concerne l'intérêt de retard : le taux annuel dû au titre des rappels d'impôt est ramené de 9% à 4,8%, et le taux acquitté par l'Etat en cas de versement anticipé ou excessif est lui porté au taux légal (2,05% en 2005) à 4,8%. Cette diffé rence de traitement injustifiée est désormais supprimée. L'expérience montre que la seule mesure qui aurait favorisé le retour des entrepreneurs qui se sont expatriés au cours d es dernières années était la suppression de l'ISF, qui n'existe quasiment plus en Europe, sauf chez nous. Manon Sierazek La seule mesure qui aurait favorisé le retour des entrepreneurs qui se sont expatriés au cours des dernières années était la suppression de l'ISF, qui n'existe quasiment plus en Europe, sauf chez nous. ENTREPRENDRE• N'201• MARS 2006• 9 1 LJ.J z 6 2 0 0.. LJ.J 0 f 0 > N LJ.J 0 z LJ.Ju... LJ.J 0



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