Entreprendre n°12 jan/fév 1987
Entreprendre n°12 jan/fév 1987
  • Prix facial : 25 F

  • Parution : n°12 de jan/fév 1987

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (203 x 275) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 78 Mo

  • Dans ce numéro : Sulitzer, comment je fais fortune !

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
œsBAITANTS ... A LA ONE Christian Iiagre et Jean-Pierre Bansard : pionniers d(< U~ter » LE SUCCES D'cc USINE-CENTER » NE LEUR SUFFIT PLUS ! C hristian Liagre, 45 ans, et Jean­ Pierre Bansard, 42 ans, les heureux papas d'Usine-Center vous font part, ce mois-ci, de la naissance de leur quatrième rejeton « Usine-Center­ Vélizy ». Que de chemin parcouru depuis la naissance du premier fruit de leur amo ur, en mai 1985, à Gonesse. Souvenez-vous, pour la première foi s en France, deux entrepreneurs arrivaient à unir fabricants et consommateurs en un même lieu. Les uns ravis d'écouler leurs stocks, les autres trop heureux de s'approvisionner à prix usine ont fait la suite à savoir :le succès. Inspirée d'une pratique américaine, Usine-Center est en quelque sorte l'avènement de la vente directe. Un tour de passe-passe qui permet aux fabricants de se débarrasser d'articles à légers défauts ou de leur fin de collections à des prix défiant toute concurrence. Et pourtant, rien ne prédestinait ces deux entrepreneurs à unir leurs destins. Rapatrié d ' Algérie en 1961 alors qu'il n'a pas 20 ans, Christian Liagre commence sa carrière comme transitaire. Licencié au bout d'un an il crée sa propre entreprise dans le même secteur. Ensuite, il touche un peu à tout, la construction, la finance et, plus récemment, la distribution. « Malgré les apparences, tout se recoupe. Très jeune j'étais déjà concaincu qu'il fallait se diversifier au risque de ne plus être performant. Au bout de JO ans dans une activité on finit pas s'user » aime-t-il raconter. Jean-Pierre Bansard, lui aussi, n'a jamais hésité à naviguer d'une entreprise à l'autre. Il est passé successivement du Crédit Lyonnais au service marketing d'un groupe chimique allemand pour atterrir chez Balsan, un grand de la moquette, où il commencera à se pencher sur l'éventuelle création d'une affaire. Plus précisément, c'est au cours de voyages aux U.S.A. qu'il découvre le concept de magasin d'usine avec notamment la vente de moquettes à prix réduits. Peu après, en septembre 83, ironie du destin, il rencontre Christian Liagre et « en une demiheure, nous étions associés »se souvientil. Inutile d'ajouter que très vite les duettistes s'entendent comme larrons en foire. Leur capacité à se décider rapidement est déjà leur point fort. Ils ne traîneront pas pour monter un dossier de financement complet. Calqué sur le principe américain des factories-outlet (écoulement de stocks à prix d'usine) et appliqué à tous les secteurs d'ac ti vi té, 1' Usine-Center de Gonesse sortira de terre un an après. C'est une vraie révolution dans la distribution. Ce qui ne l'empêchera pas de réaliser 300 MF de CA dès la première année. Fort de ce résultat, d'autres Usines-Center ne tarderont pas à ouvrir ; l'une à Lille, l'autre à Paris (rue d'Alésia). Même si, là, la formule est un peu différente, dans le sens où ce n'est plus de la vente de stocks à prix-usine mais d'un simple dépôt-vente. Aujourd'hui les deux compères pensent déjà à une nouvelle stratégie de diversification. Ils sont pris par le démon du business. De l'immobilier à l'hôtellerierestauration, en passant par la presse, Bansard et Liagre font actuellement feu de tout bois, même si en regard de tous leurs projets existe bien une cohérence : celle d'impulser à chacune de leur affaire une réelle dynamique commerciale. Ainsi, en achetant Drouant, ils pensent bien aussi utiliser la prestigieuse enseigne pour décliner la griffe en de nombreux autres sous-produits. Dans un autre secteur : l'hôtellerie, les deux entrepreneurs innovent également en misant sur la vidéo. Des 16 magnétoscopes installés dans chaque chambre sont destinés à attirer une nouvelle frange de clientèle. Leur but, grâce au concept baptisé « vidéo-tel », est d'ouvrir une dizaine d 'établissements en France. Enfin, dernière conquête récente des deux aventuriers : le rachat du magazine « Dépêche-Mode ». Des diversifications qui n'inquiètent nullement Liagre et Bansard : « chacun de nous s'occupe de ce qu'il connaît » . Pour Liagre, l'immobilier et l'hôtellerie, pour Bansard, la communication. « Etre deux - conclut ce dernier - , c'est pouvoir se permettre de n 'être pas tous les jours bien éveillés, on sait que l'autre veille et peut momentanément travailler pour deux » . Un beau plaidoyer pour les tandems en affaire, un plaidoyer que ne renierait pas un autre couple à succès : Paul Dubrûle et Gérard Pelisson, les deux heureux fondateurs du groupe ACCOR. Souhaitons simplement à ceux-ci de réussir aussi bien que ceux-là. Ce qu'ils ont montré jusqu'à présent laisse présager qu'ils en sont parfaitement capables. e Christine Ducros
Eric Adachowsky, entrepreneur de FOLOG LA STRATEGIE DE L'ARAIGNEE EN INFORMATIQUE 1 Ni énarque, ni polytechnicien mais simplement autodidacte, Eric Adachowsky, 27 ans a créé Folog : une jeune société de micro-informatique spécialisée en célécommunication particulièrement dynamique. Entreprendre a voulu en savoir plus. Deug de droit en poche, une formation d'analyste programmeur, à l'Institut Control Data : Eric Adachowsky passe très vite avec l'informatique du flirt au coup de foudre. Il entre ainsi au service informatique de Cégédur Péchiney et devient responsable de la microinformatique. « Par hasard », répète t-il avec modestie. Pas vraiment, en fait, car ses qualités sont rapidement remarquées. Travail passionnant, « peu rémunérateur », ajoute t-il , qui le conduit alors à la création d ' un journal interne « Micro p ». « Il était destiné aux utilisateurs de l'entreprise qui échangeaient leurs connaissances pour l'amélioration des problèmes informatiques; j'ai alors compris que toue informaticien devait être aussi un communicateur, qu'il devait aussi vulgariser son vocabulaire pour se mettre à la portée des nonprofessionnels ». En 1984, toujours fasciné par l'informatique et la télécommunication, il s'investit dans Micro Connection International en tant que directeur technique, spécialisé dans les produits de télécommunications. Nouveau parcours, 12 mois plus tard, Eric Adachowsky fait le grand saut et lance la société Folog, dont la double activité se définit par l'apport d'un « service » à la clientèle et la distribution de produits informatiques. Première déconvenue : « mon commercial prend peur face à nos objectifs et part à la concurrence ». Ce n'est pas pour l'arrêter, on mesure bien le chemin parcouru depuis ! Quand on voit par exemple qu'un produit 17 • entièrement français comme la carte CESAM est revendue par une cinquantaine de spécialistes, qui font régulièrement appel à l'équipe Folog. « Le service se compose de compétences et de tempshomme, c'est pourquoi notre rôle de conseil nous différencie de la concurrence » , ajoute-t-il. Une équipe qui peut s'appuyer sur 4 salariés, dont la majorité sont des techniciens. L'objectif pour fin 86 est d'ailleurs d'embaucher 5 collaborateurs supplémentaires afin de répondre toujours mieux aux demandes de la clientèle. Pour y parvenir, Eric Adachowsky n'a pas hésité à créer une entreprise de services vidéotex. Meilleur service, nouvelle diversification : Folog a directement mis le pied à l'étrier. S'appuyant désormais sur un site informatique performant, Folog peut aussi offrir l'hébergement et la réalisation de serveurs minitel à ses clients, mais aussi aux médias, telles les radios locales parisiennes. « Tout vieillit très vite en micro-informatique ; c'est pourquoi nous devons jouer à fond la souplesse, l'adaptation ... »reprend Eric. Et c'est vrai que c'est bien le véritable atout de Folog que de vendre des solutions plutôt que des produits. Reste qu'Eric Adachowsky est avant tout un chef d'entreprise lucide et intuitif : « Folog n'est pas Rhône-Poulenc et nous connaissons les mêmes problèm es que toutes /es PME. J e ne suis pas un génial créateur mais un « junior » qui sait saisir les opportunités, Je mise sur la réalisation d'un chiffre d'affaires de 7 millions de francs pour 86. Beaucoup plus l'an prochain », conclut-il réaliste. En fait il espère bien fidéliser une clientèle déjà séduite. La stratégie de l'araignée, en somme ! Au total, il ambitionne une part de marché national de 15 à 20% du parc des micro-ordinateurs connectés : cela n'est pas négligeable. A propos, vous connaissez sa dernière trouvaille : à savoir vendre par catalogue des produits informatiques de grande diffusion (lecteurs de disquettes, disquettes dures, cartes graphiques...}, à l'intention des grandes entreprises et du grand public. Une idée de plus, que beaucoup ont, mais que lui saura transformer... e Eric ADACHOWSKY : « La micro- informatique, Royaume du Challenge permament >>



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :