Entreprendre Commerce n°5 mar/avr/mai 2009
Entreprendre Commerce n°5 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°5 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 40,2 Mo

  • Dans ce numéro : ouvrir un restaurant... bistrot, fast food, tradition ou chaîne ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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chiffre d’affaires et un financement qui est lui bien précis. On classe souvent les méthodes d’évaluation en plusieurs groupes : Les méthodes patrimoniales : il s’agit de faire évaluer par un expert les actifs de l’entreprise, soustraire les dettes et obtenir l’actif net. Il s’agit d’une valeur purement comptable qui peut n’avoir aucun rapport avec la vraie valeur de l’entreprise. En fait, l’actif net est surtout utilisé lorsque l’acheteur veut reconstituer l’entreprise et ses actifs. Il est très important que cette méthode ait été appliquée dans un passé récent, car elle peut devenir rapidement obsolète dans le temps. Les méthodes de rendement : on se situe ici dans le devenir de l’entreprise car il s’agit de calculer la rentabilité prévisionnelle. Evidemment, en fonction des revenus espérés, l’évaluation peut être plus ou moins intéressante pour le cédant. Elle est surtout utilisée par l’acheteur. Ce calcul de rentabilité courante est valable hors événements exceptionnels. La méthode des barèmes : L’évaluation se fait par comparaison avec des entreprises similaires et dont la valeur est déjà connue. Par exemple pour des fonds de commerce pour lesquels il existe une côte officielle. Comme les pharmacies entre autres. Il s’agit de la méthode la plus courante pour les commerces. Très courante et simple à définir en particulier pour les TPE, il est possible de se faire aider sur le sujet par plusieurs structures. 36 Les Chambres de commerce et d’industrie ainsi que les Chambres des Métiers et de l’artisanat sont souvent une grande aide. Mais il existe d’autres structures telles que le Club des Cédants et Repreneurs d’Affaires, ou les notaires spécialisés. Les agences immobilières spécialisées dans les fonds de commerce peuvent aussi être consultées car elles disposent des chiffres des dernières transactions effectuées. Les syndicats professionnels, ou les fournisseurs sont également des sources valables. Certaines banques ont parfois une certaine connaissance dans le domaine, mais pas forcément au niveau de l’agence qui gère le compte bancaire. Les différentes méthodes sont aussi valables les unes que les autres. Le cédant peut décider de faire une estimation selon les différentes méthodes afin de voir laquelle constitue la meilleure base de négociation. A noter Ces méthodes sont essentiellement utilisées par les TPE/PME, car pour les entreprises les plus importantes, il existe des prévisionnels déjà existants, des plans à moyen terme, des tableaux de trésorerie, en bref une direction financière et un contrôle de gestion qui disposent de tous les éléments nécessaires. Ces documents permettent déjà en tant que tel de mettre en place une évaluation très précise. Lorsque le vendeur est le créateur et principal associé, la négociation peut être facilitée du fait que le nombre d’intervenants est limité. Mais il peut arriver que l’évaluation soit obligatoire, tout simplement parce qu’il s’agit d’une fusion-restructuration auquel cas, les salariés du comité d’entreprise ont le droit d’information. L’évaluation doit aussi être communiquée aux associés lorsque des dissensions existent. D’autres personnes peuvent aussi avoir à être mise au courant, comme le notaire ou les héritiers, les conjoints du cédant… Principales règles d’évaluation des parts Le créateur peut être confronté à ce besoin d’évaluation soit parce qu’il vend lui-même ses parts, soit parce qu’il souhaite racheter une entreprise déjà existante. Dans le cas d’une reprise, il est clair qu’un prix est déjà donné mais encore faut-il s’assurer qu’il est bon. En effet, tout prix est ouvert à négociation. Au départ, les éléments les plus évidents sur lesquels on peut se fixer sont : L’emplacement, les capacités de parking, en particulier s’il s’agit d’un commerce, ou la surface de l’atelier, de l’entrepôt… En fonction de l’activité, le lieu en dehors d’un éventuel droit au bail fait aussi partie de la valorisation de l’entreprise. Cet élément essentiel est le plus simple à valoriser et sert souvent à faire monter le prix. Les trois derniers bilans, avec ventilation du chiffre d’affaires sont une indication utile et indispensable qu’il convient d’examiner ou de donner à son comptable afin de voir si les comptes sont en ordre, du moins à ce niveau. L’étude de la clientèle, sa fidélité éventuelle, sa répartition au niveau du chiffre d’affaires, le nombre de clients. Les investissements déjà faits ou qui restent à faire. Dans ce dernier cas, il ne faut pas hésiter à revoir le prix à la baisse si l’on est acheteur ou s’attendre à des contre arguments si l’on est vendeur L’environnement : des entreprises concurrentes du même type existent-elles dans la zone et une évaluation est-elle possible afin de mettre en concurrence les offres ? Ou au contraire, la société à vendre est-elle véritablement une exception dans son secteur. En fonction du marché effectivement, on peut Septembre-Octobre-Novembre 2008 l CREATION D’ENTREPRISE MAGAZINE l 65 PHOTO : DREAMSTIME
Argent GESTION• @Ri "111111,11ff li.•- -'- - - +..,, , _e, 4'% d'avoir le choix dans les affaires à vendre ou au contraire être une rareté, ce qui influe directement sur la valeur des parts. La valeur tient aussi aux collaborateurs. Ceux-ci connaissent la société et son historique, ses clients, et peuvent représenter un plus en cas de rachat s’ils restent. A contrario, un acheteur pourra demander au vendeur de licencier lui-même avant le rachat afin de ne pas avoir de dossiers difficiles à traiter à ce niveau ou des risques d’attaques aux Prud’hommes. Une précaution de bon aloi0,. „. :.., Ne pas hésiter à faire intervenir le ; •, 0e.9. -*,.-•.„. =='" ->7r, lp'ne 00/e. 66 l CREATION D’ENTREPRISE MAGAZINE l Mars-Avril-Mai Septembre-Octobre-Novembre 2006 2008 ià h ? /,e,• - -i- : 0010'.• 0-,, _,.. r'e•% Ti.comptable si nécessaire afin que les parties soient rassurées quant à la véracité des chiffres ou présenter des bilans certifiés. De même, il convient lorsque le prix final est validé de le faire approuver par son comptable afin de vérifier que les bases sont bien explicites et qu’il sera aisé de justifier le prix vis-à-vis d’un acheteur potentiel. En effet, il ne faut pas oublier que le fisc peut toujours avoir son mot à dire dès qu’il y a cession et si le prix semble anormal, la plupart du temps trop bas, il peut y avoir contrôle car la suspicion d’avoir conclu une affaire avec une partie de l’argent en espèces est bel et bien présente.., PHOTO : DREAMSTIME. 1.• =.,.,, Lorsque le prix ferme a été négocié, tout n’est pas terminé car il faut entrer dans le détail du calcul, et l’acheteur a la possibilité de visiter l’entreprise. Une ou plusieurs visites peuvent être nécessaires, en fonction de la complexité de l’entreprise, du matériel et des différentes expertises qu’il peut être nécessaire de mener à bien.,iet r Si le chef d’entreprise cédant a une présence primordiale dans la bonne marche de l’entreprise, afin de contribuer à une bonne valorisation de ses parts, il faut peut-être prévoir une période de transition avec le successeur afin de le rassurer, de le « mettre en selle » et lui assurer que le départ de l’entrepreneur actuel ne se traduira pas forcément par une perte du réseau. Une bonne introduction avec les, cs. ". 0., ".°'• "'.r•- ■•,, e4- tie- ; -•,. fournisseurs et principaux clients est souvent un plus apprécié. En particulier pour parvenir à garder de bonnes conditions d’achat. ",a"° l'" ".'.'" ° Une fois l’accord passé Il faut alors que tout soit vraiment exposé de façon claire, notamment si le compte courant de l’associé cédant est important : mieux vaut savoir si le remboursement du compte courant se fait à part ou non. A ne pas confondre avec la trésorerie en tant que telle. Le cédant doit être clair sur le sujet. En effet, il n’est pas rare que le compte courant associé soit élevé, la plupart du temps bien plus que le capital. Or la cession des parts n’entraîne pas enup - théorie le solde du compte courant à moins que ceci ne soit clairement spécifié dans l’acte de cession. Si ce n’est pas le cas, le compte courant continue à représenter une dette et l’acheteur doit la régler en plus des parts.. ■ Autre précaution à prendre Les banques exigent aujourd’hui un cautionnement de la part des dirigeants et associés des Sarlet SA. Or ce cautionnement ne disparaît pas lors de la cession. Il reste donc engagé quant aux dettes prises avant la cession. Il est fort important de voir le banquier afin que le transfert au niveau de la caution soit effectif. Cela fait partie des éléments qu’il convient de ne pas négliger et auquel on ne pense pas toujours. Or dans une petite entreprise, il convient de penser à tout ! Il est clair que chaque évaluation est intimement lié à l’entreprise en question et que les méthodes d’évaluation sont une base de négociation. Mis à part pour les commerces où des cotations quasi officielles existent, chaque cas est spécifique. Les éléments comptables sont une aide, mais cela ne suffit pas. On sait ainsi qu’une entreprise ne dégageant pas de bénéfices et dont le bilan est à zéro, ne vaut pas pour autant zéro. Elle peut au contraire avoir une vraie valeur non liée à la situation comptable en elle-même. La réalité est donc bel et bien multiple. Il faut prendre en compte les produits vendus, la clientèle et le plus difficile : le potentiel de la société. C’est ce que l’on nomme la valeur entrepreneuriale qui explique des différentiels importants entre les prix de vente d’entreprises a priori similaires vues de l’extérieur. L’acheteur achète la plupart du temps du présent mais aussi son avenir. Cela explique qu’il soit possible de vendre à un prix assez éloigné de celui qui avait été établi au départ de façon comptable. En mieux ou en pire d’ailleurs, car l’état du marché est essentiel. Si le marché est porteur et que peu d’affaires du type de l’entreprise dont les parts sont en vente, le prix peut fortement évoluer à la hausse. Alors que lorsque le marasme est déjà présent, en fonction de la valeur de la clientèle ou des produits, il y a des risques pour que les parts aient une valeur quasi nulle et que les preneurs se fassent rares. Chaque cas doit donc être étudié avec soin, en particulier à partir des méthodes évoquées ci-dessus. A.F. 37



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