Entreprendre Commerce n°4 déc/jan/fév 2009
Entreprendre Commerce n°4 déc/jan/fév 2009
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°4 de déc/jan/fév 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 69,9 Mo

  • Dans ce numéro : ces magasins qui prospèrent avec la crise.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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FINANCEMENT toujours trop importantes par rapport à l'offre. Sa présidente, Maria Nowak, défend l'idée que le travail indépendant intéresse de plus en plus de personnes, alors que les barrières législatives et sociales restent trop importantes, pour que tous ceux que cela intéresse puissent se lancer. Christine Lagarde doit prendre cet aspect en compte dans son projet de loi pour la modernisation de l'économie. Le micro-crédit professionnel Il faut noter que les banques se sont aussi lancées dans le micro crédit professionnel : ainsi, la Société Générale avait signé en 2006 un accord avec 1'ADIE et ouvert une ligne de crédit spécifique, la Caisse d'Epargne et la Caisse des Dépôts également... Ce type de crédit a commencé en fait il y a environ vingt ans, mais il est en train de changer de visage pour devenir plus social. A la croisée des chemins entre social et économique, le micro crédit a toujours le même but : l'insertion par l'emploi. Les prêts d'honneur On retrouve ici l'action des PFIL, les Plates-Formes d'Initiative Locale, qui sont des associations loi 1901 financées par des fonds publics, afin de favoriser la création d'entreprise. Les montants sont de 7 000 euros maximum. Ces organismes peuvent aussi aider à prendre contact avec les banques, les assureurs, les comptables, le fonds régional de garantie. Ces prêts sont des prêts personnels et non pas des dettes de la société, mais il n'est pas nécessaire de présenter de garantie personnelle. Le prêt d'honneur est donc un coup de pouce sous forme de crédit à moyen terme, la durée est généralement de 2 à 5 ans. Le prêt d'honneur remplace en fait souvent l'apport personnel du porteur de projet qui ne dispose pas des fonds nécessaires pour se lancer. Ils peuvent aussi être affectés au 34 besoin en fonds de roulement. Il s'agit normalement de prêts qui sont réservés aux créateurs, mais en fait les repreneurs aussi peuvent en bénéficier ainsi que les entreprises de moins de trois ans. Chaque organisme décide de ses propres critères de décision d'attribution. Par exemple, les prêts sont destinés pour les personnes en réinsertion économique, ou pour les projets en milieu rural, ou des projets écologiques ou technologiques... Son montant se situe entre 3 000 et 15 000 euros, même si la moyenne se situe aux environs de 7 500 euros. Cela est décidé localement. Il peut arriver que ces prêts d'honneur soient bien plus élevés, mais sur Les principaux réseaux : PHOTO DREAMSTIME.COM des projets bien spécifique à haute valeur ajoutée. Le prêt d'honneur est normalement accordé à un taux de 0%. Le courtier Il ne s'agit pas ici d'un moyen de financement à proprement parler, mais plutôt d'une méthode d'obtention d'un prêt. Lorsque l'entrepreneur ne parvient pas à obtenir un prêt ou qu'il rechigne à aller négocier lui-même, il devient de plus en plus courant d'avoir recours à un courtier de crédit. Ces établissements sont généralement destinés aux particuliers et pratiquent entre autres le rachat de crédit et le crédit immobilier. Mais la plupart de ces sociétés négocient également des financements pour PME. L'intérêt,• France Initiative 55 rue des Francs Bourgeois, 75181 Paris cedex, Tél. : 01 40 64 10 20 www.france-initiative.fr• Réseau Entreprendre, 50 bld du Général de Gaulle, 59100 Roubaix, Tél. : 03 20 66 14 66 www.reseau-entreprendre.org.• France Active, 37 rue Bergère, 75009 Paris, Tél. : 01 53 24 26 26 - www.franceactive.org. en dehors d'un gain de temps précieux, est la rapidité de la réponse et la plupart du temps des taux intéressants. Il ne faut donc pas hésiter à un consulter un. Il existe même des possibilités via Internet qui sont souvent très attrayantes et tout à fait valables. Les autres solutions > Le DAAC ou dispositif d'aide à l'accès au crédit Il a pour objectif d'aider les TPE des Alpes Maritimes en particulier au niveau de la création, de la transmission et du développement de leur activité. Ce dispositif permet en particulier de collaborer avec les organismes de garantie. Le département prend ainsi en charge pour un montant maximal de 50% la commission des différents organismes de caution (Socama et Siagi), soit 1 200 euros maximum par dossier ou 1 500 pour les reprises et transmissions. Des systèmes approchants ont été mis en place dans toutes les régions. > La facilité de trésorerie Qui dit crédit pense la plupart du temps à emprunt. Mais disposer d'une facilité de trésorerie, d'un découvert, est aussi une sorte de crédit. Il ne faut pas la négliger même si une TPE ou PME aura des difficultés à négocier ce point la première année. Cependant, après le premier bilan et si la gestion du compte a été correcte, les conseillers de banque ne sont pas contre le fait d'accorder un petit découvert qui permet de couvrir les petits retards de fournisseurs par exemple et à éviter des agios trop importants. Vous l'aurez donc compris : Il existe une multitude de solutions pour les TPE et PME qui ont besoin de fonds. Le crédit n'est donc pas la seule opportunité. L'important est de ne pas hésiter à solliciter les banques, mais aussi tous les organismes et associations qui sont là pour vous aider, notamment en phase de démarrage. ■
GESTION Business en solo Micro-entreprise & comptabilité Lorsque l'on se lance dans l'aventure de la création d'entreprise, il faut se poser la question de la forme que va prendre cette création. SARL, SAS, SA, SNC, choisir d'être en nom propre... Sans oublier les différents régimes comme celui de la micro-entreprise. Il présente quelques avantages. Tout dépend de la taille de l'entreprise à venir et des objectifs du créateur. Explications. pour déclarer son activité en micro-entreprise, il s'agit de s'immatriculer au CFE, au centre de formalités des entreprises de la ville où sera situé le siège. Au niveau des cotisations sociales, pas de souci, elles vous trouveront sans problème. Le « micro-entrepreneur » a le statut de travailleur non salarié et paie des charges dès le début de l'activité. Les spécificités du régime de micro-entreprise > La restriction au niveau du chiffre d'affaires La micro-entreprise est en fait un régime qui a des particularités fiscales et non pas une société à proprement parler. Il est réservé à des activités de taille modeste car le chiffre d'affaires annuel hors taxes ne doit pas dépasser : 76 300 euros si l'activité principale consiste en la vente de marchandises Ne pas confondre On parle souvent de microentreprises dans les magazines, mais il faut fréquemment comprendre TPE ou très petite entreprise. Elles sont au nombre d'environ deux millions dans notre pays, mais toutes ne sont pas affilées au régime de la micro-entreprise justement. ou fournitures, denrées à emporter ou à consommer sur place, ainsi que fourniture de logement. 27 000 euros pour le reste (prestations de services essentiellement). Ainsi par exemple, les sociétés qui relèvent du bâtiment ou certains artisans peuvent être en microentreprise lorsqu'ils fournissent les matériaux nécessaires à l'ouvrage à exécuter. Ce qui n'est pas le cas dans le cas des cordonniers (qui ne fournissent pas les chaussures), des imprimeurs ne fournissant pas le papier, en bref les professions n'incluant pas dans leur prestation le matériau principal nécessaire à leur activité. Au cas où l'activité de la société porterait sur les deux catégories à la fois, il faut alors que les deux paliers soient respectés dans chaque type d'activité, ce qui signifie qu'il faut bien entendu suivre les deux CA de façon distincte. Mais la totalité du chiffre des deux activités ne doit pas dépasser les 76 300 euros ! De même, si l'entrepreneur a plusieurs commerces dont les activités sont effectivement différentes, il peut bénéficier du régime fiscal de la micro-entreprise, si le palier est res- pecté en additionnant les différents chiffres d'affaires. > La déclaration de TVA Pas de déclaration et donc de paiement de TVA. La TVA ne peut donc pas être facturée. Il faut absolument que la facture porte la mention suivante : « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Cela signifie donc que l'on ne peut pas déduire la TVA de ses propres achats, ni de ses investissements. > Le suivi des charges Une autre simplification inhérente au régime de la micro-entreprise : il n'est pas utile de faire le détail des charges. C'est un forfait qui est appliqué. Lorsque le résultat imposable est connu (il s'agit en fait du montant du chiffre d'affaires), l'administration fiscale en retire un taux forfaitaire : Autre point important ! Les plafonds de chiffre d'affaires portent sur une année civile. Si l'activité a démarré en cours d'année, il faut alors appliquer la règle de trois. Ainsi, une entreprise commençant son activité au 1er juillet ne devra pas réaliser à fin décembre plus de 38 150 euros ou 13 500 euros de chiffre d'affaires en fonction de l'activité. 35



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