Entreprendre Commerce n°3 sep/oct/nov 2008
Entreprendre Commerce n°3 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°3 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 37,4 Mo

  • Dans ce numéro : les nouveaux moyens de vendre ou acheter un commerce.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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58 succès Euro-Nat est devenu un des leaders du secteur Les produits bio dans la cour des grands En 20 ans, cet entrepreneur ardéchois a fait d’Euro-Nat un des acteurs majeurs de la distribution de produits bio. Pour Didier Perréol, le bio n'est pas une vocation mais une prise de conscience : « À 24 ans, j'ai ouvert quatre magasins d'alimentation, avec une double orientation, l'épicerie fine et, sur les conseils de mon épouse, les produits diététiques. Au fil des années, la place des produits bio est devenue de plus en plus importante ». Il aurait pu en rester là, mais l'envie d'aller plus loin était la plus forte : « Fils de paysans ardéchois, j'ai appris auprès des maquignons que, pour réussir dans le commerce, il valait mieux être un bon acheteur qu'un bon vendeur. Je me suis rendu compte qu'il fallait maîtriser l'approvisionnement. J'ai laissé les boutiques et j'ai créé Euro-Nat avec un petit capital départ, Faits & Chiffres La société Euro-Nat est présente sur le marché depuis 1988. Le groupe a été constitué en 1999 autour de 9 sociétés. Euro-Nat Distribution SA : distribution de produits biologiques aux magasins spécialisés (toutes marques françaises et étrangères), fabrication et conditionnement des produits bio Priméal. Bioland : plate-forme de distribution pour l’Ile-de-France. 50.000 francs (un peu plus de 7.500 euros), pour devenir grossiste et distributeur de produits bio sur la région Rhône-Alpes ». Extraordinaire découverte « En 1989, j'ai découvert la graine de quinoa dans un salon. Ce "riz des Incas", pratiquement inconnu en France à l'époque, collait parfaitement aux valeurs de l'entreprise, en associant les valeurs bio et diététiques avec l'aspect aventure ». Tombé amoureux de cet aliment original, au point d'écrire un livre sur le sujet, Didier Perréol s'en fait l'ambassadeur et le développement de l'entreprise Euro-Nat, qui passe alors de 3 à 15 personnes, s'effectue parallèlement au succès du quinoa. « Il y a un peu plus de 1.800 magasins bio en France. Le quinoa était une parfaite entrée en matière. Mon expérience personnelle de leur métier et la parfaite connaissance de nos produits nous a permis de travailler en partenariat avec la plupart d'entre eux. Nous avons bénéficié de circonstances favorables : avec l'affaire de la vache folle, les consommateurs ont pris conscience des problèmes alimentaires, notamment concernant la traçabilité des produits. La croissance de l'entreprise s'est faite autour de la réponse à cette demande par l'innovation et la recherche de nouveaux produits ». Nicolas : pâtes alimentaires bio. Territoire : biscuits bio Bisson. Vie arôme : huiles essentielles bio. Biocotton India : filiale Inde, filière coton bio équitable. Jatariy : filiale bolivienne, filière quinoa bio équitable. 160 collaborateurs répartis entre la France, la Bolivie et l’Inde. Chiffre d’affaires consolidé 2007 : 37 Millions d’euros, en progression constante depuis la création de l’entreprise.
« Pour réussir dans le commerce, il vaut mieux être un bon acheteur qu'un bon vendeur. « Volonté de croissance « J'aime le commerce. Le bio doit être une activité économique rentable et Euro-Nat est avant tout une entreprise. Nous devons être à la fois audacieux et visionnaires, commerçants et gestionnaires ». C'est pour répondre à ces objectifs ambitieux que Didier Perréol transforme son entreprise en holding, pour se développer à la fois par croissance externe (rachats de marques de produits bio) et par création de nouvelles activités (plate-forme de distribution ou production de coton écologique en Inde). « L'idée, c'était de courir plus vite que les concurrents. Ainsi, dès l'origine, Euro-Nat avait des ambitions européennes. Nous sommes présents en Italie, en Espagne, en Suisse et au Benelux ». Et comme, « pour les banques, une entreprise n'a jamais assez de fonds propres, nous avons ouvert notre capital à un partenaire financier extérieur. La banque Dumesnil est entrée à hauteur de 20%, ce qui est confortable. Et j'en ai profité pour négocier les frais financiers ! ». La croissance reste toujours à l'ordre du jour : « 77% des Français pensent que le bio est une voie d'avenir. Et il reste beaucoup à faire. Aujourd'hui, seules 2% des surfaces agricoles sont cultivées en bio. Ce devrait être 6% en 2012 et 20% en 2020 ». Euro-Nat vient de fêter ses 20 ans, l'occasion d'inaugurer de nouveaux locaux : « Je suis heureux de jouer un rôle économique important à l’échelon. Nous avons créé près d'une centaine d'emplois durables à Paugres, au cœur de l'Ardèche. Et nos 12.000 m² de bâtiments sont à l'image de l'entreprise, à la fois moderne et écologique, dans le respect des normes HQE mais aussi du Feng Shui et de la géobiologie et intégrant des panneaux solaires, une éolienne et des citernes de récupération d’eau de pluie... ». Mais aussi pour le bouillonnant P-DG, l'occasion de se remettre personnellement en question. Engagement citoyen Longtemps considéré comme un businessman du bio par ses pairs, Didier Perréol profite aussi de cette étape symbolique pour revoir son rôle. « Avec la taille de la société, il est nécessaire de déléguer plus, ce qui va me permettre de prendre un peu de recul avec le quotidien qui m'enthousiasme un peu moins aujourd'hui. Cependant, je suis toujours aussi ambitieux et aussi impliqué dans la stratégie de l'entreprise, d'autant que je suis persuadé qu'il y a des opportunités à saisir, notamment en amont de la distribution, dans la fabrication et la transformation des écoproduits. Je gère toujours la communication, parce qu'il est important de faire passer des messages. Et je suis toujours celui qui prend les décisions quand il faut les prendre, parce que le pire chef d'entreprise est celui qui ne prend pas de décisions. Il y a un temps pour la discussion, un temps pour l'action ! ». Ce recul va également permettre à Didier Perréol de s'impliquer plus dans la collectivité : « C'est le devoir d'un chef d'entreprise qui a réussi. Le développement durable n'est pas un phénomène de mode et il faut sensibiliser encore plus les responsables économiques, les chefs d'entreprise et les politiques, notamment pour favoriser la répartition des richesses entre les deux blocs Nord et Sud. L'équilibre écologique ne va pas sans l'équilibre économique ».• Pascal Rosier 59



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