Entreprendre Aujourd'hui n°161 septembre 2014
Entreprendre Aujourd'hui n°161 septembre 2014
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°161 de septembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 8,9 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Pierre Gobron, brasseur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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UTILE & AGRÉABLE 56 - Entreprendre aujourd’hui N°161 - septembre 2014 Vendre ses factures... Fallait vraiment y penser ! Quel patron n’a jamais rêvé de pouvoir clôturer ses semaines en réalisant toutes ses opérations, la balance lui donnant exactement, et en poche, le bénéfice de son investissement, de son travail ? Utopique évidemment, cette situation n’existe que pour de petits commerces, et encore, qui vendent essentiellement au détail. Car tous ceux parmi vous qui facturent l’objet de leurs activités savent qu’une fois la prestation réalisée, il faut être payé pour pouvoir réellement entrevoir une quelconque rentabilité. Voir ses factures payées en un temps record est en l’espèce une situation de plus en plus rare qui n’est toutefois pas sans interpeller... Grâce à sa plateforme en ligne de vente de factures, une start-up belge, Edebex, permet aux PME de toucher à nouveau cette réalité. Cela a un coût, c’est bien normal, mais le fait est que les entreprises qui auront recours aux services de la plateforme qu’elle a créée pourront accroître rapidement, facilement, et à moindre coût, leur fond de roulement. Cette solution nous a paru innovante, parce qu’elle offre la possibilité aux entreprises d’optimiser de la sorte leur trésorerie... en toute sécurité. Les retards de paiement freinent le quotidien et handicapent l’avenir... Toutes les entreprises le savent, l’argent est le nerf de la guerre. Et rien n’est plus désagréable d’ailleurs que d’être à court de trésorerie alors que les factures impayées s’accumulent. C’est pénalisant pour le quotidien et handicapant pour la stratégie ! Une situation à laquelle sont pourtant confrontées de plus en plus d’entreprises. Ainsi, selon une analyse réalisée par Graydon et l’Université de Louvain (KUL) sur la perception des principales causes de faillite, il ressort que jusqu’à 29% des banqueroutes, en Belgique, seraient hélas dues à des retards de paiement. L’European Payment Index 2013 (EPI) révèle de son côté que le délai moyen effectif de paiement des factures dans notre pays est de 48 jours pour les entreprises contre 34 pour les particuliers. Or dans le même temps, certains fournisseurs - usant parfois de leur statut d’exclusivité - exigent de plus en plus un traitement immédiat de leurs factures. Sans oublier le reste, à savoir les cotisations sociales, les paiements à la TVA et autres taxes et impôts divers pour lesquels le moindre petit retard sera généralement sanctionné… avec intérêts ! Solution innovante et inédite C’est dans ce contexte qu’est née Edebex. Lancée en janvier de l’année dernière, cette plateforme propose en fait un service innovant de vente et de rachat de factures en ligne permettant aux acheteurs d’investir dans un produit sûr et rentable et aux vendeurs d’optimiser leur cash-flow et ainsi assurer une gestion plus fluide de leur entreprise. Vendre ses factures, avouez qu’il fallait y penser... La solution proposée par la jeune
entreprise bruxelloise - et validée par la FSMA (l’Autorité des services et marchés financiers,ndlr) - est à ce titre innovante, inédite en Belgique et même en Europe continentale même si elle existe déjà depuis quelques années outre-Manche. Mais avant de détailler son principe, revenons brièvement sur les fondateurs qui sont au nombre de cinq. Cinq associés rompus aux métiers de la finance, du marketing et des nouvelles technologies... qui présentent des profils très complémentaires  : Xavier Corman, l’administrateur délégué, a participé au lancement de nombreuses entreprises, notamment en définissant et accompagnant leur stratégie financière, ses associés le secondant chacun dans son domaine d’excellence. Jon McLennan, expert informatique, est chargé de la technologie, Aissa Laroussi, spécialiste marketing, prospecte les entreprises vendeuses, David Van der Looven, économiste de terrain, gère l’opérationnel et les relations avec les investisseurs, quant à Pascal Leduc, avocat et professeur de droit, il s’occupe des aspects juridiques, essentiels faut-il le dire dans ce genre de business. Un an pour s’assurer du potentiel... Si le lancement officiel a été effectué tout récemment, lors de la rentrée de septembre, la plateforme www.edebex.com est, soulignons-le, opérationnelle depuis un an. « La version bêta du site a été lancée en septembre 2013, rappelle Aissa Laroussi, Chief Marketing Officer. Durant un an, nous avons testé la plateforme avec un nombre limité de clients et d’investisseurs. Depuis le début de cette année, on estime que quelque 2,5 millions d’euros ont été échangés via Edebex. Nous prévoyons de clôturer l’année autour de 4 millions d’euros et envisageons de tourner entre 20 et 40 millions d’euros en 2015. Parallèlement, dans les mois qui viennent, nous allons embaucher une petite dizaine de collaborateurs afin d’accompagner notre croissance... » Une croissance qui s’explique par le succès que le concept développé par Edebex rencontre tant auprès des entreprises désireuses de voir leurs factures honorées dans un temps respectable que d’investisseurs qui peuvent en toute sécurité faire fructifier leur cash en apportant des moyens aux PME et en dynamisant ainsi l’économie réelle. Un système simple et sécurisé Mais dans la pratique, ce qui nous intéresse - et vous aussi bien sûr - c’est de savoir comment fonctionne le système. « L’entreprise qui souhaite vendre sa créance commerciale et récupérer rapidement son montant doit disposer d’un identifiant belge d’entreprise, exister depuis au moins deux ans et ne pas être liée à l’entreprise débitrice, explique Xavier Corman, administrateur délégué. Ce service est proposé pour des créances dont le montant est compris entre 5.000 et 100.000 euros. Le responsable de l’entreprise doit simplement se connecter en ligne et fournir les informations nécessaires à la transaction. En l’espace de 24 à 72 heures, la créance peut alors être vendue à un investisseur. Le vendeur touchera le montant de sa facture... moins une commission modérée, de l’ordre de 4%... » Tout est dit, non ? Les avantages offerts par cette solution sont intéressants tant pour le vendeur que pour l’acheteur. Le premier disposera plus rapidement de liquidités, qu’il pourra selon sa stratégie consacrer à de nouveaux investissements ou utiliser pour rembourser ses crédits et le second valorisera de l’argent qui dort dans sa trésorerie. Précisons toutefois bien qu’il s’agit ici d’un transfert de créances et pas d’un recouvrement de factures. En d’autres termes, c’est l’acheteur, via Edebex, qui prend en charge la facture. « Il faut bien sûr que les choses soient bien claires dès le départ entre l’ensemble des acteurs, souligne Xavier Corman. Le client de l’entreprise ne doit pas prendre mal que celle-ci vende sa créance, par exemple. » Pas de canards boiteux... Le rôle joué par Edebex ne se contente cependant pas de la mise en place d’une plateforme d’échanges, mais consiste également en une vérification de la santé financière du débiteur et d’un suivi des factures – choses, et c’est bien regrettable, que toutes les PME ne font pas nécessairement automatiquement, soit dit en passant. En outre, chaque créance est couverte par une assurance-crédit (Euler-Hermes) qui, en cas de défaillance du débiteur, garantit un remboursement de 70 à 90% du montant de la créance sur la base de la notation financière (rating) du débiteur qui pose problème. Ce qui nous pousse à avancer que la jeune société bruxelloise comble clairement un manque dans le marché. Certains se souviendront qu’il y a quelques années, les banques jouaient encore ce rôle mais que, pour différentes raisons, notamment des questions de réglementation, elles l’ont petit à petit délaissé. Il semble donc que ce modèle déjà en vogue dans les pays anglo-saxons, notamment en Grande-Bretagne, où une société comme Marketinvoice connaît une forte croissance, soit promis à un bel avenir dans notre pays. Une alternative idéale pour les entreprises qui démarrent ou investissent... À la différence d’une banque qui vérifie la solvabilité du créditeur lorsque ce dernier est en panne de trésorerie pour cause de retard de paiement de factures, Edebex vérifie pour sa part la bonne santé financière du débiteur. C’est un point de différence important avec les banques qui peuvent permettre à une entreprise de passer un cap difficile à l’aide d’un crédit. Edebex, ceci dit, n’entend aucunement se substituer au monde bancaire, mais bien offrir une alternative sur le marché. « Nous apportons une réelle valeur ajoutée aux PME, reprend Aissa Laroussi. Ce qui caractérise notre outil, c’est sa rapidité, sa flexibilité et sa facilité. En vendant sa facture, la PME est libérée de toute obligation et donc de tout le suivi qui va avec... Ce qui lui permet de se consacrer plus efficacement sur son core business. Notre solution est donc particulièrement appropriée aux start-ups et sociétés en forte croissance qui ont besoin de liquidités pour progresser. » Un opérateur privé qui ne vise que des clients entreprises privées... Edebex s’adresse, précisons-le, exclusivement aux entreprises privées. La PME n’accepte donc pas de particuliers au titre d’investisseurs, ni les créances auprès de sociétés publiques. « D’une part, parce que nous n’avons aucune visibilité quant au délai de paiement et, d’autre part, parce qu’elles ne sont pas assurables puisque, par définition, le public paie toujours... », précise le CEO, Xavier Corman. En ce qui concerne son rayon d’action (les débiteurs), il concerne le Benelux, l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume- Uni. Avec sa place de marché en ligne, Edebex offre aux entreprises une solution qui se distingue des pratiques de factoring classique et permet aux entreprises d’être payées en un temps record, sans attendre donc la moyenne dont nous vous parlions qui oscille entre une quarantaine et une soixantaine de jours, quand ce n’est pas davantage… Valentin Tinclère Entreprendre aujourd’hui N°161 - septembre 2014 - 57



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