Entreprendre Aujourd'hui n°150 mai 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°150 mai 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°150 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : l’Excelsior Virton est en D2 et il a besoin de tous les Luxembourgois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESPACE ENTREPRISES I rencontre 6 - Entreprendre Aujourd’hui N°150 - mai 2013 L’Excelsior Virton est en D2 Il a besoin de tous les Luxembourgois, y compris de vous, les patrons ! Au-delà des performances, de l’argent et des excès qui entourent ses représentations les plus médiatisées, le sport est avant tout une fabuleuse école de vie. C’est l’espace de tous les possibles, l’endroit de tous les rêves, c’est aussi le creuset d’un apprentissage rude et sans pitié qui forme des caractères. Que dire de ces enfants qui répètent des mouvements et des combinaisons au fil des entraînements, dans le froid ou la sueur, levés dès potron-minet les jours des matchs, avec à la clé des déplacements longs et des conditions sportives pas toujours à la hauteur de leurs attentes... Le talent n’est bien sûr pas absent des valeurs intrinsèques exigées pour réussir, à l’instar du partage, de l’amitié ou de l’intelligence. Ou de la rage de vaincre aussi, si caractéristique des individus qui ont manqué de tout. Mais il n’y a pas que ça, sachez-le ! Le sport, qu’on se le dise, c’est d’abord, et à de (très) rares exceptions près, essentiellement du travail, et puis du travail, et encore du travail... Du travail sur la durée qui mène, parfois, à des succès, à des victoires, à des récompenses. Hauts comme trois pommes, certains gosses ont déjà cette volonté, cet engagement, qui va leur faire gravir les montagnes, renverser les a priori, braver les certitudes… Et pourtant la route est longue qui mène au succès… Et l’art est difficile ! Il faut souvent se faire violence, dans la solitude, le froid et le questionnement, pour parfois quelques simples instants de gloire. Ils sont froids nos hivers, surtout dans le fin fond de la province de Luxembourg, et les distances sont longues pour qui veut s’adonner à son plaisir. Car le sport est aussi, bien sûr, un plaisir. On en prend, on en donne, on en partage. Et oui, le sport est de toute évidence une communion. L’occasion de se défier, de se sublimer, de construire quelque chose ensemble. Pour porter haut les couleurs de l’individu, de l’équipe, du club, de la ville, de la région. Chez nous, les occasions de voir briller les jeunes dans le domaine sportif ne manquent pas. Quelques portedrapeaux font figure d’épouvantails, tels les Monfort, Zeebroek… et autres Gillet. Mais jusque-là, aucun sentiment fort à défendre n’a vraiment convaincu du nord au sud de la province. Et si nous profitions de l’accession de l’Excelsior Virton dans l’antichambre de la division reine du football belge pour nous associer à ce qu’elle défend pour les jeunes, en acceptant - pourquoi pas ? - de nous investir dans sa vision rassembleuse au nom du sport ? Et si les patrons disaient d’une même voix, en mettant la main à la poche : « Allez Virton ! » Après neuf années en deuxième division, et quatre ans un échelon plus bas, l’Excel nous revient cette année plus fort et plus motivé que jamais, prêt à drainer dans son sillage un Luxembourg belge en manque d’identité footballistique, voire en quête d’une image gagnante ! Oui, l’Excelsior Virton peut devenir l’étendard de notre identité, emportant dans son sillage une image combattive que ne saurait renier notre province. Mais il a besoin de vous, patrons, pour lui emboîter le pas. Etes-vous prêts à soutenir une petite équipe qui vous ressemble ? Etes-vous prêt à vous laisser convaincre de rejoindre un projet, une ambition, un dynamisme ? L’Excel a vaincu et vient de monter, il lui faut maintenant convaincre, assurer et pérenniser… comme le ferait n’importe quelle entreprise. Mais ce club a besoin de vous. Il a besoin d’être soutenu, besoin d’être accompagné, besoin d’être adoubé comme le fer de lance du sport de haut niveau en province de Luxembourg. Rencontre avec Philippe Emond, un président heureux, fier de son équipe fanion comme des centaines de jeunes qui la suivent. Il nous a ouvert les portes de son club comme celle de son cœur... de Luxembourgeois ! Visite...
Entreprendre : Cette (re-)montée, c’est l’aboutissement d’une saison magique ? Philippe Emond : Evidemment, mais c’est surtout le fruit d’un travail titanesque mené par des hommes, par un club, par une ville. Ce n’est pas pour rien si nous avons opté pour un nouveau slogan qui résume justement cette force qui nous pousse depuis 90 ans : « Une ville, un club, une passion ». Entreprendre : Remonter dans l’antichambre de la D1, pour les 90 ans du club, c’est un magnifique cadeau que vous avez offert aux supporters. Quelles sont vos ambitions pour la saison à venir ? Philippe Emond : Pour tout vous dire, l’Excel n’ambitionne rien d’autre que de pérenniser le travail accompli depuis plusieurs saisons. Nous connaissons nos limites, bien sûr, mais la valeur travail qui reste au cœur de notre état d’esprit devrait nous permettre de défendre chèrement notre peau en D2. Entreprendre : Malgré les grands noms et les budgets parfois disproportionnés par rapport au vôtre… Philippe Emond : En tant que patron d’entreprise, j’appréhende peut-être encore plus que d’autres l’importance des chiffres dans toute aventure. Et je peux vous dire qu’à brader son salut pour quelques lauriers, il en est beaucoup qui se sont brûlé les ailes. Nous nous refuserons toujours de mettre à mal l’investissement de nos sympathisants pour une quelconque gloire éphémère. Donc oui, nous défierons les grands noms... Entreprendre : Sans craintes ? Philippe Emond : Disons que nous nous battrons avec nos moyens, en essayant de palier le manque de substances financières par d’autres artifices. Je sais aussi d’expérience que l’on peut réussir quand on construit les choses patiemment et avec méthode. Nous devons donc faire le pari que l’engagement que l’Excelsior Virton a pris est le bon et que nous aurons de belles cartes à jouer. Entreprendre : En défendant une identité luxembourgeoise… Philippe Emond : Cela fait partie de l’engouement que nous aimerions susciter... En fait, cela fait un bout de temps que nous avons remarqué que le club drainait un tas de jeunes des quatre coins de la province, depuis le nord jusqu’au sud. Cela a d’abord éveillé de l’étonnement dans notre chef, et puis nous avons pris cela comme un gage de crédibilité quant à notre investissement dans la formation et le suivi des jeunes. Entreprendre : Ce n’est pas une constante dans le football ? Philippe Emond : Non, même si certains clubs, comme Anderlecht, Bruges ou le Standard, suscitent évidemment une admiration poussant les candidats joueurs à faire de longs déplacements pour intégrer les équipes d’âge. Cela étant, il est généralement admis que les clubs de footballattirent davantage les jeunes installés dans un rayon d’une trentaine de kilomètres. Or nous, positionnés comme nous le sommes, nous devrions compter parmi nos joueurs de nombreux licenciés venant de France ou du Grand-Duché de Luxembourg. Entreprendre : Et ce n’est pas le cas… Philippe Emond : Non, l’Excelsior est l’exemple parfait du club qui attire les jeunes de toute la province, ce qui nous « L’Excelsior Virton est le portedrapeau d’une région, d’une identité, d’une ardeur. C’est le Luxembourg, quoi ! Un Luxembourg que nous aimerions voir emboîter le pas du club qui pourrait être le fanion identitaire de toute une province. C’est pour construire ce rêve que nous avons besoin des entreprises, des patrons, et de leur soutien. » pousse à nous sentir quelque part des ambassadeurs de ce Luxembourg où nous sommes enracinés. Nous prenons d’ailleurs pour nous la fameuse ardeur d’avance qui symbolise le caractère luxembourgeois où que l’on se rende. Entreprendre : Pas d’ascenseur donc au terme de la saison 2013-2014… Philippe Emond : Ce ne serait en tout cas ni bon en terme d’image, ni vis-à-vis de nos équipes de jeunes qui se battent toutes au niveau supérieur et engrangent de magnifiques résultats. Et puis, la ville a fait des sacrifices pour doter le club d’installations dignes de ce nom, nous avons un peu là-aussi des comptes à rendre… Entreprendre : Loin de vous pourtant toute idée d’aller vous perdre dans le bluff des illusions… Philippe Emond : à quoi bon… Je pense qu’on y perd toujours beaucoup pour un peu de lumière. Chacun doit rester à sa place, en faisant correctement ce qu’il a à faire. Nous sommes un club bien assis, financièrement sain, avec un conseil d’administration qui s’investit, une centaine de bénévoles toujours là pour prêter main-forte, une » > Entreprendre Aujourd’hui N°150 - mai 2013 - 7



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