Entreprendre Aujourd'hui n°150 mai 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°150 mai 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°150 de mai 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 6,6 Mo

  • Dans ce numéro : l’Excelsior Virton est en D2 et il a besoin de tous les Luxembourgois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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MARCAS S OtI 26 - Entreprendre Aujourd’hui N°150 - mai 2013 champlon salaisons 9 Jean-Louis Brocart Photographe professionnel WIR1101, ibee°eV*84 nILLe".4vei" ISLAFIEMIC, Organisation de stages photo Lib.riftellq » 52.059915U NET infArjUphata.ner La visite...
L’Ardenne, c’est une évidence, est terre de salaisons. Leur fumet puissant, reconnaissable entre tous, a longtemps caractérisé un pan entier de la gastronomie locale, de l’identité régionale. à tel point que dans les années 50-60, au moment où la destination ardennaise commençait à prendre son envol auprès de touristes avides d’authenticité, les petits producteurs locaux ont commencé à se multiplier… à l’époque, nombre de petits bouchers ont alors tenté leur chance, avec des fortunes diverses. Les bouchers de village, ou de carrefours touristiques, comme Bastogne, Houffalize ou La Roche, jouaient eux la carte artisanale, type terroir ardennais, alors que les producteurs de moyenne envergure visaient déjà une autre clientèle qui, timidement, commençait à demander de l’étiquette « Ardenne », même à Liège, à Namur, à Bruxelles ou en Flandre… C’était il y a 40, 50 ou 60 ans, c’était hier. La concurrence était évidemment moins rude, les produits venus des quatre coins de l’Europe et du monde n’avaient alors pas encore pris la place prépondérante qui est la leur aujourd’hui. Les temps ont hélas changé. L’Ardenne a perdu une partie de son aura au profit de contrées plus ensoleillées, plus exotiques. Mais certaines habitudes demeurent... Et si l’Ardenne garde une valeur, la plupart des bouchers d’antan a cependant disparu. Pas tous, ce serait triste, mais le paysage a quand même pris un tout autre visage. Et les artisans qui ont résisté sont les (derniers) garants d’une tradition, d’une identité. Quelques producteurs ont également su tirer leur épingle du jeu, se spécialisant dans les salaisons, les pâtés, les charcuteries sèches... bref s’adaptant à la demande. Reste qu’un seul des pionniers a réussi la gageure d’imposer une marque : Champlon Salaisons, filiale d’Imperial Meat Products. En lançant la marque « Marcassou », au milieu des années soixante, l’entreprise ardennaise a posé un geste fort dont elle ne soupçonnait probablement pas l’importance. ESPACE ENTREPRISES I itinéraire Champlon salaisons fêtera cinquante ans en 2014… Ses produits ont toujours « le bon goût de l’Ardenne » ! Elle a sans nul doute aussi jeté les bases de son histoire en même temps qu’elle assurait sa pérennité. Tant et si bien qu’aujourd’hui l’unité de production est Jean-Marie Godfrin, (encore) la plus importante Plant Manager du genre en Wallonie, alors que sa marque-phare n’a jamais été détrônée en quasi cinquante ans, jusqu’à devenir le leader incontesté des produits ardennais. Mieux, Champlon Salaisons a multiplié les produits au cours des décennies, en renforçant toujours l’image du brave sanglier tenant dans sa gueule un saucisson... Au coeur de l’Ardenne, où l’entreprise poursuit son bonhomme de chemin avec des gens du cru, il ne manque plus au fond à ce producteur agroalimentaire aujourd’hui partie intégrante d’un groupe mondial qu’une reconnaissance IGP pour ses saucissons. Cela ne saurait, semble-til, tarder, garantissant alors à cette entreprise, à l’instar du jambon, que l’indication Ardenne ou que la mention Ardenne sur les saucissons est liée à l’aire de production limitée par le cahier de charges dudit saucisson d’Ardenne. Nous n’en sommes pas là, mais cela rendrait à notre terroir ses lettres de noblesse, tout en assurant au consommateur que le produit acheté répond, au moins géographiquement, à ses attentes. Nous sommes passés par Champlon, où Jean- Marie Godfrin, Plant Manager, nous a reçus. L’occasion d’une plongée dans le monde du saucisson et des salaisons, versus Marcassou, et de la découverte du tout nouveau « Centre de visite » de l’entreprise, un investissement de notoriété censé défendre une certaine image de l’« Ardenne », le bon goût en plus... Entreprendre Aujourd’hui N°150 - mai 2013 - 27



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