Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°149 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec François Ghigny, Green Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ESPACE ENTREPRISES I rencontre » > Nous réfléchissons donc avec (ou pour) l’entreprise à ce qu’il convient de mettre en place, au niveau du process ou d’une partie de celui-ci, pour réduire les coûts nécessaires à l’optimalisation et à la pérennisation de son outil de production. Entreprendre : Comment ? François Ghigny : En utilisant moins d’eau, par exemple. Ou en la rendant moins ceci ou plus cela. On met donc couramment en place des solutions, basées ou non sur la chimie, pour assurer plus de durabilité ou de sécurité des circuits fermés d’échange chaud/froid, pour traiter de manière plus efficace ou moins coûteuse les eaux de refroidissement de tel ou tel processus industriel, pour « potabiliser » plus facilement, voire à coûts plus raisonnables, l’eau nécessaire à la mise en œuvre de productions artisanales ou agroalimentaires. On s’attaque aussi aux rejets d’eaux usées à la sortie des processindustriels pour la protection du milieu naturel… Entreprendre : Quand on parle de traitement, on entend quels types d’eau plus particulièrement… François Ghigny : Cela dépend encore une fois de beaucoup de paramètres, notamment de la localisation du client, de son secteur d’activité, de son processindustriel… Il n’y a pas de règle d’or universelle pour gérer l’or bleu. Nous sommes capables de réagir en fonction des besoins de chaque client. Tantôt il s’agira du traitement d’un captage, ou alors d’eau de source, d’eau de ville, voire 8 - Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 d’eau de rivière ou de fleuve, comme dans certains processus particuliers, notamment en Meuse. Entreprendre : Pour fabriquer de l’électricité, il faut de l’eau, non ? François Ghigny : Bien sûr, et beaucoup encore… Et pourtant, peu de gens y pensent parce que nous ne connaissons généralement pas grand-chose aux différentes chaînes industrielles. Et puis, l’eau dont on a besoin se présente parfois sous forme de vapeur ou de glace, donc on oublie que c’est le même élément qui a simplement été porté à ébullition ou descendu en température. Dans l’industrie agroalimentaire, l’eau est aussi un élément central puisqu’on l’utilise aussi bien dans le produit lui-même que pour le lavage, l’épluchage, la cuisson, le refroidissement… Entreprendre : Quand vous parlez d’optimalisation, qu’entendez-vous exactement ? François Ghigny : Ce que vous supposez assez logiquement, c’est-à-dire une utilisation qui tient compte de la valeur du produit. Pas de gaspillage donc… Mais ce n’est évidemment pas tout, car l’optimalisation que nous prônons touche davantage à la multiplication des cycles de vie pour l’eau. On met tout en œuvre pour régénérer l’eau autant que faire se peut. On utilise donc l’eau à une fin, puis on la traite avant de la réutiliser pour un autre usage peut-être moins exigeant d’un point de vue qualitatif… Entreprendre : Vous faites partie d’un réseau à l’échelle mondiale qui est spécialisé dans les multiples formes de traitement et d’analyse de l’eau. C’est une garantie d’excellence dans l’approche du métier de Green Europe… François Ghigny : Probablement… Je me rends régulièrement à des colloques aux quatre coins du monde, particulièrement en Turquie où se trouve le siège de notre réseau, parce que les découvertes et expériences des uns et des autres font avancer chacun sur ses propres problématiques. Les uns sont plus orientés désalinisation, alors que d’autres comme moi se passionnent, par exemple, pour les techniques les plus efficaces dans le refroidissement des data centers et la récupération d’énergie des chaudières, des revalorisations des eaux usées pour leur donner une seconde vie. Entreprendre : Au fond, vous coiffez un tas de casquettes… François Ghigny : Oui, avec comme dénominateur commun cette eau à laquelle nous consacrons tous nos efforts. Maintenant, je dirais que nous sommes essentiellement orientés audits, vente de chimie verte, vente de services et engineering. Entreprendre : Plus concrètement… François Ghigny : Nous conscientisons nos clients au coût de l’eau et leur proposons un tas de solutions et d’approches pour réduire leur facture. On réfléchit donc avec eux, en fonction de leurs usages et de leurs process, à limiter leurs besoins, notamment aussi par rapport au gaz ou au pétrole (l’eau est ainsi souvent chauffée et/ou refroidie…). Dans un second temps, on s’attache à proposer nos services en matière de chimie respec-
tueuse de l’environnement, c’est ce qu’on appelle de la chimie verte. En analysant la chaîne de production, on peut trouver les gains à espérer en mettant telle ou telle solution en place. Là, c’est le métier de la chimie, ni plus ni moins. Entreprendre : C’est ce qui a permis à l’entreprise de s’imposer sur des marchés enviables… François Ghigny : Oui, notamment parce que nous sommes très réactifs. Nous disposons de nos propres laboratoires et sommes aussi extrêmement mobiles puisque nous avons deux camionnettes dotées du matériel nécessaire à des analyses de première ligne. Sur place, tout problème peut donc être rapidement solutionné. Entreprendre : En termes d’engineering, quelle est votre plus-value ? François Ghigny : Nous sommes capables d’appréhender un tas de techniques, tant physiques que chimiques, pour conférer à l’eau les qualités dont les professionnels ont besoin pour leurs propres applications. L’engineering n’est rien d’autre que ces supports (adoucisseurs, membranes, osmoses, filtres…) que nous utilisons pour pallier les problèmes rencontrés. Les entreprises sont souvent étonnées de notre capacité à gérer les situations de crise et à proposer des alternatives qui tiennent la route, voire sont très efficaces rapidement. Entreprendre : Vous assumez l’étiquette verte que l’on vous attribue volontiers… François Ghigny : J’y tiens d’ailleurs beaucoup, même si je ne suis pas dupe et que travaillant quasi exclusivement dans la sphère industrielle, voire artisanale, je suis très conscient que l’ECO 2 dont je parlais tout à l’heure est davantage orientée économie qu’écologie. Entreprendre : Vous êtes en croisade… François Ghigny : Effectivement. Je prêche pour une utilisation plus économe de l’or bleu parce qu’à mon avis c’est la quadrature du cercle. L’industriel y gagne, le milieu environnement aussi… et Green Europe se développe ce faisant... Propos recueillis par Christophe Hay Photos Jean-Louis Brocart, r4„.9 or ! Mopi 7 4 GREEN EUROPE SPRL Rue de Sterpigny, 7 B-6673 GOUVY Tél. : 080 21 10 24 www.green-europe.be ee#ÉMis Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 - 9



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