Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°149 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec François Ghigny, Green Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESPACE ENTREPRISES I rencontre 6 - Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 Corps liquide, à la température et à la pression ordinaires, l’eau est une substance incolore, inodore et insipide dont les molécules sont composées d’un atome d’oxygène et de deux atomes d’hydrogène. Vous vous souvenez, le fameux H2O dont parlait à souhait votre professeur de chimie... Mais l’eau, substance magique entre toutes, est surtout l’élément central de la vie terrestre. Sans eau, pas de vie. Sans eau, le néant. Avec le soleil, l’eau - l’or bleu, comme la définissent ses plus ardents défenseurs - est en effet la condition sine qua non de toute présence d’un quelconque organisme vivant sur terre. Et c’est tellement vrai que le moindre de nos gestes, voire le plus infime de nos mouvements nécessite son concours. Notre corps lui-même n’est-il pas composé à plus de 65% d’eau ? L’eau n’est-elle pas le début de tout ? Et la plus basique de nos machines n’est-elle pas le résultat d’une mise en œuvre qui a nécessité de l’eau ? Si, trois fois si ! L’eau est donc partout, et dans tout… Sous forme liquide, solide ou en vapeur, c’est en fait de la même molécule extrêmement stable qu’il s’agit. Elle sert d’ailleurs autant à Green Europe Green Europe Wûter reused Water treotrrient Il est partout où il y a de l’eau… Rencontre avec François Ghigny, Green Europe la mise en œuvre des choses qu’à leur croissance. On l’utilise bien sûr comme amalgame universel, mais la propriété qui l’a rend exceptionnelle touche au fait d’être « le » solvant (quasi) ultime qui solubilise tout ce qu’il rencontre (ou presque, car la roche se dissout, admettons-le, plutôt lentement dans l’eau,ndlr !). Or pour se stabiliser, l’eau, qui est corrosive, se charge de différents ions (fer, magnésium, oxygène…). Et c’est là que le bât peut blesser, notamment parce que l’eau acquiert alors des qualités nouvelles qui peuvent s’avérer moins indiquées, voire être néfastes, pour certains usages, surtout dans les domaines industriels, technologiques, agroalimentaires… Parfois, trop chargée en calcaire ou en fer, l’eau attaque même certains mécanismes, certaines tuyauteries ou certaines machines. Du coup, on comprend certainement mieux l’intérêt que cet élément extraordinaire suscite, même si sous nos latitudes, et particulièrement en Belgique où elle est abondante et excellente, la plupart d’entre nous a certainement oublié que l’eau est bel et bien un don du ciel qu’il convient de protéger, d’optimaliser et de purifier quand il a été souillé. Le commun des mortels le comprendra en effet pour sa propre survie et celle de l’espèce, les industriels et entrepreneurs s’y attacheront à la fois par intérêt économique et par souci écologique. Green Europe, petite entreprise spécialisée dans le traitement de l’eau en a quant à elle fait un métier sacrément utile et très prisé. Dotée d’outils de haute technologie pour l’analyse, elle prend en charge le traitement de l’eau de A à Z dans la sphère professionnelle où ses savoir-faire sont reconnus, y compris sous forme d’audits, de conseils et d’engineering. Pour cette entreprise aux dents longues et à la clientèle parfois très célèbre, l’eau est donc non seulement une question fondamentale d’ordre éthique, mais c’est aussi « une valeur » dont les retombées, en termes de politique réfléchie, débouchent invariablement sur des économies insoupçonnées et, souvent, conséquentes. Rencontre avec François Ghigny, un ingénieur chimiste pour qui une politique raisonnée au sujet de l’eau est de l’ECO au carré…
« Nous n’avons pas encore (suffisamment) mesuré la valeur de l’or bleu dans nos sociétés occidentales où l’eau coule du robinet sans effort. Le rôle de Green Europe consiste justement à optimaliser les cycles de cette eau cadeau pour en pérenniser l’utilisation rationnelle… » Entreprendre : Vous prétendez de manière péremptoire qu’une politique raisonnée au sujet de l’eau est de l’ECO 2. Qu’entendez-vous exactement par là... François Ghigny : Tout simplement qu’au-delà de l’approche écologique que je défends au sujet de l’or bleu, le caractère économique évident d’une politique industrielle intelligente au sujet de l’eau ne peut être contesté par personne. En parlant d’éco au carré, je suppose implicitement que l’écologie y gagne autant que l’économie. Entreprendre : C’est le cœur même de votre business ? François Ghigny : Oui, je suis personnellement convaincu du besoin de protéger l’eau, non seulement en l’utilisant de manière rationnelle mais encore, et peutêtre surtout, en assurant une politique de traitement efficace. Côté économique, je constate jour après jour que le traitement des eaux, qu’elles soient potables, de refroidissement ou d’usage industriel classique, donne des résultats étonnants. Entreprendre : Parce que des canalisations qui se chargent subitement de calcaire, ce n’est pas normal et ça coûte… François Ghigny : Exactement… Sauf qu’en général on y accorde peu d’attention… tant qu’aucune fuite ne vient perturber le process. Dommage, une intervention a priori est toujours plus efficace qu’un traitement a posteriori. On constate ainsi parfois des aberrations que personne d’autre n’avait remarqué, tout simplement parce que l’eau d’un circuit fermé devient subitement corrosive, ce qui est incompréhensible pour un néophyte. Entreprendre : L’eau n’est donc pas toujours bonne… François Ghigny : Bien sûr que non, tout dépend des usages. Cela tient au fait que l’eau se charge d’ions qui n’ont pas d’effets positifs universels. Et puis, les besoins de l’industrie agroalimentaire sont évidemment tout à fait différents de ceux que l’on imagine pour refroidir des fours dans la sidérurgie, par exemple. Notre métier, en l’espèce, c’est de conditionner l’eau pour qu’elle soit utile à nos clients pour l’usage spécifique qu’ils en feront… Entreprendre : Et quels sont justement les clients d’une entreprise comme la vôtre ? François Ghigny : Difficile à dire… Cela va de la TPE qui a identifié un problème jusqu’à la multinationale qui souhaite mettre en place une politique globale, en passant par telle ou telle PME qui rencontre un souci momentané ou une carence récurrente. On travaille dans le secteur du bois, dans la pâte à papier, dans l’agroalimentaire, au sein d’intercommunales, dans le bâtiment et les services… Entreprendre : Aucune mission ne vous fait peur… François Ghigny : Non, parce que nous savons qu’au-delà de la problématique éventuellement à résoudre, l’implémentation des technologies vertes pour le traitement des eaux « industrielles » est quelque chose qui rencontre toujours l’engouement des entreprises. Entreprendre : Parce que vous leur faites miroiter des économies substantielles ? François Ghigny : Oui, bien sûr, mais la période dans nos pays occidentaux, et principalement en Europe, est aussi à une conscientisation quant à notre milieu. Notre discours passe donc généralement avec beaucoup de facilité. L’eau a trois caractéristiques classiques : elle est neutre, corrosive ou entartrante. » > Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 - 7



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