Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°149 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec François Ghigny, Green Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ESPACE ENTREPRISES I PROJET MARGUERITE La formation en alternance Une formule particulièrement adaptée à l’entreprise Cet enseignement est dispensé dans un établissement appelé CEFA (Centre d’Education et de Formation en Alternance). Un CEFA, souvent, est une structure commune à plusieurs établissements d’enseignement secondaire ordinaire de plein exercice organisant, au 2 e et au 3 e degré, l’enseignement technique de qualification ou l’enseignement professionnel. Il y a 43 établissements siège CEFA, tous réseaux confondus, en Communauté française (18 établissements scolaires en province de Luxembourg), proposant plus de 100 formations, tous secteurs confondus. Organisation de la formation en alternance En pratique, une formation générale dispensée par le CEFA s’organise autour de deux axes : 2 jours de cours par semaine et 3 jours en entreprise. La proportion d’heures en entreprise par rapport à celles réservées aux cours change en fonction de l’évolution et de l’âge de l’apprenant. L’année de formation peut se dérouler conformément au calendrier scolaire ou être organisée selon d’autres modalités. Pendant toute cette période, le jeune inséré en entreprise perçoit une indemnité progressive mensuelle de formation et est pleinement intégré dans l’entreprise qui, pour sa part, s’engage à suivre le profil de formation, adapté à l’apprenant et à son choix professionnel. Tout au long de la formation au CEFA, chaque professeur part du niveau de l’élève et l’aide à progresser au maximum de ses possibilités, grâce à une pédagogie différenciée. Concrètement, un(e) accompagnateur (trice) l’aide sur le plan de l’insertion socioprofessionnelle, le suit régulièrement et est à ses côtés en cas de problème. Et les entreprises ? Comment s’y retrouvent-elles et qu’en pensentelles ? Pour connaître leurs arguments, nous avons poussé la porte de 4 figures 20 - Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 L’enseignement secondaire en alternance est né de la volonté d’offrir aux jeunes une alternative aux formes de scolarité traditionnelles de l’enseignement de plein exercice. Ce type d’enseignement propose ainsi de combiner la formation générale et la pratique professionnelle. Petit tour d’une formule particulièrement adaptée à l’entreprise. emblématiques de l’entrepreneuriat en province de Luxembourg. Rencontres… Philippe Emond, Administrateur délégué de Philippe Emond SA, garage BMW et Mini E.A. : Dans quel cadre avez-vous été amené à travailler avec le CEFA ? Philippe Emond : J’ai conclu mon premier contrat avec le CEFA de Libramont un peu par hasard. Un jeune à la recherche d’une entreprise s’est présenté chez moi pour effectuer son apprentissage. Je me suis rappelé mon propre parcours et j’ai décidé de lui donner sa chance. Depuis lors, je me positionne comme un véritable partenaire et m’entretiens régulièrement sur la progression du jeune avec l’accompagnateur du CEFA. En même temps, chaque nouvel engagement doit apporter une valeur ajoutée pour l’entreprise. Je souhaite donner sa chance à chaque jeune, cependant tout problème d’absentéisme ou de comportement à l’école conduira inévitablement à une rupture du contrat. à la fin de sa formation, je n’engagerai le jeune que s’il a obtenu son diplôme et s’il adhère à l’esprit et aux valeurs présents dans l’entreprise. E.A. : Justement, quels sont les qualités requises pour travailler chez vous ? P.E. : J’exige du jeune une régularité à l’école et une motivation permanente à se perfectionner dans le métier de mécanicien dont les compétences sont sans cesse remises à jour avec l’utilisation des nouvelles technologies. Outre les compétences professionnelles, je demande à mon personnel de respecter les personnes, la hiérarchie, les consignes, les modes opératoires en place dans l’entreprise et d’être ponctuel. Le respect de ces valeurs est essentiel pour rester dans la société. E.A. : Quels avantages retirez-vous de la collaboration avec le CEFA ? P.E. : Les bénéfices sont conséquents : je trouve du personnel motivé et encadré par un organisme professionnel. Je gagne du temps lors du recrutement et j’ai l’occasion de former l’apprenti aux méthodes de travail et à l’esprit de l’entreprise. Xavier Goebels, Administrateur de PointCarré E.A. : Dans quel cadre avez-vous été amené à travailler avec le CEFA ? Xavier Goebels : Principalement à cause de nos besoins constants en maind’œuvre et de la multitude de profils différents présents dans l’entreprise. E.A. : Quels sont les qualités requises pour travailler chez vous ? X.G. : Le soin, l’exactitude, l’estime de soi, l’empathie et le relationnel. Le jeune doit s’approprier la culture de l’entreprise et avoir un esprit positif. En contrepartie, nous nous efforçons de lui donner une dynamique de développement personnel par la mixité des profils et nous nous engageons à tirer le jeune vers le haut pendant tout son parcours dans l’entreprise. Pour déve-
-=ce ‘ le mn lopper davantage cet esprit, nous avons notamment mis en place un centre d’excellence pour les nouveaux engagés qui sert aussi à la formation continuée des autres employés. E.A. : Quels avantages retirez-vous de la collaboration avec le CEFA ? X.G. : Le principal avantage d’une collaboration avec le CEFA se situe au niveau du suivi de l’accompagnateur. J’estime que l’encadrement du jeune est capital, ce qui est le cas dans cette approche des choses. D’autres facteurs non négligeables touchent également à la rémunération bien adaptée de l’apprenti, ainsi qu’à l’avantage de travailler avec les jeunes de la région et le « luxe » d’avoir le temps de les former. Roger Palm, Responsable régional de l’entreprise de construction T.Palm E.A. : Dans quel cadre avez-vous été amené à travailler avec le CEFA ? Roger Palm : Nous avons pris en stage un jeune de la section couverture. Ce jeune a d’ailleurs été engagé à l’issue de sa septième année. E.A. : Quels avantages retirez-vous de la collaboration avec le CEFA ? R.P. : Ce qui caractérise essentiellement les CEFA, c’est le suivi dans l’accompagnement du jeune. Tous les mois un contact est pris, qu’il soit téléphonique ou sur chantier. Le fait que l’accompagnateur soit lui-même suivi la plupart du temps par l’enseignant qui est un professionnel du métier est également un plus. (Au CEFA d’Arlon, le professeur travaille également chez un patron et connaît la plupart des couvreurs de la région,ndlr). Il est intéressant également d’avoir un regard sur ce qui est vu à l’école par le biais du carnet d’évaluation. Bien que je n’aie pas rencontré de gros problèmes avec le jeune en stage chez nous, je trouve positif que l’entreprise soit prévenue des absences du jeune et reçoive une copie du bulletin. Thierry Neyens, Président Fed.HoReCa Luxembourg- Wallonie, Hostellerie du Peiffeschof E.A. : Qu’est-ce qui vous a amené à collaborer avec un étudiant du CEFA ? Thierry Neyens : Dans l’Horeca, la formation par l’alternance est quelque chose qui correspond à la demande du secteur. Elle permet d’avoir quelqu’un à disposition trois jours par semaine, à des moments adéquats pour le travail en entreprise. Le jeune s’insère dans une équipe de travail avec un rythme adapté. Un étudiant du CEFA est certainement plus motivé par l’ambiance en entreprise, malgré ses horaires et ses contraintes, que par l’activité purement scolaire bien moins concrète. Apprendre un métier lui permet de trouver son épanouissement dans un meilleur équilibre, sans se sentir « saturé » par trop de théorie. Grand avantage du système, le suivi régulier reste très important dans la relation : il permet de recadrer et de vérifier l’orientation du jeune de manière constante. Mon seul regret, c’est le manque de connaissances en langues, surtout le temps que l’on implémente le programme : il faut du temps pour trouver les bons professeurs passionnants et passionnés. Les CEFA devraient insérer des cours de langues plus adaptés au monde professionnel. E.A. : Quels avantages retirez-vous de la collaboration avec le CEFA ? T.N. : Le CEFA apporte une saine collaboration entre 3 partenaires : le jeune, le patron et l’école. L’avantage, pour le patron, c’est d’avoir une personne formée par l’entreprise selon les compétences du métier, sur une période relativement longue qui permet d’évaluer le jeune, selon son rythme tout en lui permettant d’évoluer au sein de l’outil. Le patron aura ainsi au final dans son équipe une personne compétente qu’il pourra engager en toute connaissance de cause. En collaboration avec Timea Nagy et Vincent Pierrard, coordonnateur CEFA Nord-Luxembourg comfort energy CENTRE ESSO SUD• livraisons de produits pétroliers dans toute la province de Luxembourg• une flotte de 15 camionsciterne à votre service• des offres adaptées à votre société• un service de livraisons incomparable Rue du Marché Couvert 14 6600 Bastogne 061/21 12 14 bastogne@comfortenergy.be www.comfortenergy.be Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 - 21



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