Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°149 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec François Ghigny, Green Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ESPACE ENTREPRISES I échos BERtRIX La marque Ardennes Toys va-t-elle donner raison à ceux qui croient aux produits intelligents, innovants et beaux, made in Belgium ? Les premiers résultats semblent en tout cas (très) encourageants… Ardennes 12 - Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013, L Lupod Le projet avait commencé doucement, une voiture en MDF étant le premier produit commercialisé par cette TPE en quête constante d’innovation et de marchés. Depuis, une marque s’est substituée au simple produit et les perspectives se sont rapidement élargies. Coup d’œil… Du display au jouet Bâtie sur les restes de Trabelbo, 4 Wood est une TPE dont nous vous avons déjà parlé, vous expliquant qu’elle s’est (re)lancée dans la production de présentoirs tous usages en MDF, notamment pour la pharmacie... Et puis, un peu par hasard, elle s’est aussi diversifiée en valorisant son système d’emboîtement dans le monde du jouet. Une voiture est donc sortie de l’imagination du duo Maréchal- Heymans, en fait le patron de l’entreprise et le designer attitré, faite elle aussi en panneaux de fibres à densité moyenne, selon le même mode opératoire, c’està-dire à monter en kit, mais surtout respectant les valeurs de 4 Wood, donc totalement imprégnée d’esprit sociétal Il y a un an ou deux, nous vous avions parlé d’une petite entreprise ardennaise spécialisée dans les présentoirs en mdf, une toute petite structure en plein développement qui avait trouvé une niche de différenciation dans le jouet grâce à ses chutes de bois. -production 100% belge, sans quincailleries, clous ou vis et à forte valeur éducative. Un jeu intelligent… et évolutif Constatant qu’il y avait une vraie demande pour ce type de produit, Pierre Maréchal a donc poursuivi ses investigations. Il n’a pas hésité non plus à se documenter et à se déplacer pour sentir la demande du marché. Avec son associé, Philippe De Naveu, le patron ardennais décide même de nouer un partenariat pour mettre un pied dans la distribution. Car 4 Wood, c’est avant tout une TPE de production et il convient maintenant de séduire la clientèle. Bonne pêche car le conseil de leur partenaire est du meilleur tonneau. Habitué des circuits commerciaux du jeu de qualité, Christophe Costenoble, patron de Macovi, pousse alors 4 Wood à aller jusqu’au bout de la démarche en créant un monde qui va avec le prototype. En invitant les concepteurs à mettre l’enfant au centre des développements, il sait que le succès est possible. Et Bingo ! Une vraie ville médiévale « En jouant avec les premières pièces de bois produites, on s’est aperçu que l’assemblage menait à la construction de tours débouchant elles-mêmes sur un véritable château-fort. Le monde médiéval qui est apparu nous a fortement séduits, anticipant la réaction des enfants... », explique Pierre Maréchal, en précisant, « nous avons respecté notre philosophie et un produit neuf en est sorti. Le rêve de n’importe quel concepteur... ». Doté de 44 pièces, à compléter par plusieurs kits (tours, pont-levis, chemin de ronde…), le château est en effet une magnifique représentation vendue en un pack, sous la marque Ardennes Toys, créée pour ce produit spécifique. Nous sommes alors au milieu de l’été 2012. Et nul n’imagine à ce moment que le produit va récolter un quelconque succès immédiat. Pourtant, la magie fonctionne. Non seulement la ville médiévale apparaît, mais elle plaît. L’entreprise projette du coup d’en sortir 150 exemplaires. Mais c’est le triple que réclament les boutiques spécialisées... Des ventes qui explosent et des stocks qui fondent... En trois mois, c’est carrément l’explosion des chiffres. Plus de 1.200 références sont écoulées sans difficulté. La rupture des stocks est générale. à tel point que de nombreux professionnels parlent d’une « première », tant le succès est au rendezvous. Les fêtes de fin d’année et leur lot de cadeaux ont bien sûr largement aidé, mais la spirale positive n’est pas retombée depuis. Il s’ensuit naturellement que les deux entreprises à la base du projet se félicitent de l’opération et envisagent maintenant l’avenir avec de nouveaux objectifs. Fin janvier, elles ont présenté les châteaux Ardennes Toys au Salon international du jeu de Nuremberg, recueillant une nouvelle fois beaucoup de lauriers. Et maintenant l’export ! L’idée d’exporter est donc lancée dans la foulée. Avec trois cibles à privilégier pour commencer : l’Allemagne, la France et les Pays-Bas. Pour l’heure, la petite entreprise fourbit donc ses armes... Elle renforce intelligemment ses partenariats de production (par exemple, avec Spanolux, le fournisseur de matières premières) et constitue ses stocks. Cette année pourrait donc être celle de tous les risques… calculés ! L’hiver nous dira, en tout cas, ce qu’il faut penser de cette jolie aventure, mais il semble que la dynamique soit maintenant sur de bons rails… 0 www.ardennestoys.be
Marche-en-Famenne Christophe Fruytier crée le tableau blanc social… … sorte de réseau organisationnel sur le web ! • TUZZit à l’âge de 33 ans, si Christophe Fruytier n’est plus tout à fait un jeune loup, il n’a pas balayé son enthousiasme juvénile pour la cause... En tout cas, son dynamisme entrepreneurial en dit long sur ses ambitions. Et au moment de présenter le projet original qu’il a patiemment mûri, on peut dire sans se tromper qu’il a su mobiliser une réelle implication de premier ordre autour de son concept, de son entreprise, de son projet. En fait, et pour faire court, disons qu’il s’agit d’un véritable réseau social à vocation organisationnelle, une sorte de grand espace interactif destiné à la communication, aux rencontres, à l’échange de données et d’infos, bref un réseau sur la toile. L’idée du post-it ! « TUZZit est un réseau social qui se présente sous la forme d’un tableau blanc interactif, assène d’emblée l’entrepreneur marchois. On part d’une idée précise qui doit profiter de la communauté web pour s’imposer. L’idée en question, c’est celle du post-it à l’aide duquel on va pouvoir partager des idées, émettre des commentaires..., la fédération des choses s’imposant via les ramifications du net », explique-t-il pour être plus précis. Tout en ajoutant, « Ces post-it sont ajoutés, partagés et manipulés sur un tableau blanc virtuel lié à un projet ou une idée. On a voulu mettre les concepts de gestion de projet à la portée de tous, en permettant à chacun de les appréhender de manière intuitive. » C’est donc l’idée qui est l’élément central du réseau social de Christophe Fruytier. On part, on l’a dit, d’un projet que plusieurs personnes peuvent partager... Faciliter le travail en équipe « Et le réseau social doit en l’espèce faciliter le travail en équipe, donc la collaboration autour du projet », poursuit le jeune entrepreneur. Or, en matière de développement Un jeune entrepreneur de la région s’est récemment distingué en présentant un nouvel outil web social devant permettre de faciliter le partage d’information et la gestion de projet. Son concept : TUZZit. Et pourquoi pas ? de projets, Christophe Fruytier n’en est pas à son coup d’essai. En réalité, l’idée qui se trouve derrière TUZZit a germé dans son esprit alors qu’il travaillait sur la réalisation de sites web à haute valeur ajoutée au sein de sa société « App& Web ». Le besoin d’informer ses clients en temps réel sur l’état d’avancement de leurs projets est en effet né de là. Il a donc réfléchi à la manière de susciter le contact sans que cela devienne trop envahissant. Le projet a mis deux ans à se concrétiser... Disponible en juin TUZZit, à l’heure d’écrire ces lignes, est certes encore en phase de lancement, mais un engouement semble pourtant déjà naître quant à son potentiel de développement. L’outil devrait en tout cas être disponible tout prochainement. Au plus tard début juin, dit-on du côté de Marche. Pour l’heure, la petite équipe croise encore les doigts, mais les démonstrations faites à Paris, au salon « Le Web », ont été prises très au sérieux. L’idée a même été remarquée par beaucoup. Un réseau dont on pourrait bientôt largement parler… Côté financier, TUZZit a jusqu’ici pu compter sur des investisseurs locaux pour se développer. Quelque chose de rare pour le secteur, faut-il le souligner… Par contre, si TUZZit a été présenté à Paris, il n’a finalement pas dû aller chercher loin pour trouver des parties prenantes. Les principales fonctionnalités devraient, semble-t-il, être disponibles gratuitement. « Des fonctionnalités supplémentaires, elles, devraient être payantes. Nous ne miserons que très peu sur la publicité », explique Christophe Fruytier. « Nous espérons, en un an, rassembler 100.000 utilisateurs », ajoute le jeune homme qui chapeaute une petite équipe de quatre personnes travaillant au cœur d’un réseau neuf qui pourrait bientôt faire parler de lui… www.tuzzit.com ESPACE ENTREPRISES I échos VIRTON Un Ardennais, patron chez Burgo… Le nouveau patron se nomme Hartman, Michel Hartman Comme AGC, Euro-Locks, L’Oréal ou Ter Beke, avec respectivement Laurent Pierre, Stephan Wilmotte, Etienne Genin ou Marc Lambert, c’est cette fois au tour du géant Burgo Ardennes, à Virton, de faire confiance à un ingénieur du cru pour prendre les rênes de l’une des plus grandes entreprises de la province. Et en Gaume, le patron promu pour cette mission s’appelle Michel Hartman. Il nous vient de Sainte-Ode, à deux pas du cœur de l’Ardenne. Surtout, il est issu de la filière Pierrard. à Virton, bien sûr... Un ingénieur formé au sein de l’outil gaumais Entré au sein de l’outil à l’époque Torras, dans les années’90, quand l’usine papetière s’appelait encore la « Cellulose des Ardennes », le jeune ingénieur allait alors multiplier les postes et formations. La gestion d’entreprise, puis une formation d’ingénieur papetier à Grenoble, voilà de quoi donner des ailes à un cadre en devenir. S’ensuivent diverses missions, comme accompagner la formation des opérateurs à travers l’Europe et participer au démarrage d’une nouvelle papeterie. En fait, Michel Hartman va traverser l’usine de bout en bout, en occupant plusieurs postes et fonctions. Se formant aussi de manière continue, notamment en France et aux Etats-Unis. Durant une quinzaine d’années, sous la houlette d’une nouvelle direction désormais italienne labellisée Burgo, il va donc prendre à bras-le-corps son métier d’ingénieur sur le site gaumais. Le plein de défis ! Il quitte néanmoins le bateau, en 2006, pour un nouveau projet en France, toujours dans le secteur papetier... En 2012, Burgo lui propose pourtant de revenir sur Virton pour un nouveau défi et de nouvelles fonctions. L’homme accepte, conscient des difficultés que vit le monde papetier, mais surtout prêt à se retrousser les manches pour mener à bien la mission confiée, à savoir pérenniser le site. Il est donc directeur, depuis quelques mois, faisant à nouveau mentir le dicton qui voudrait que nul ne puisse être prophète en son pays. Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 - 13



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