Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°149 avril 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°149 de avril 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec François Ghigny, Green Europe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESPACE ENTREPRISES I échos François Cloos Libramont La Confédération Construction fête son 75 e anniversaire… L’occasion de rencontrer François Cloos, nouveau directeur Et François Cloos, entré comme économiste il y a quinze ans au sein de l’organe provincial, a alors été choisi pour lui succéder. Devenu directeur, en janvier dernier, c’est à lui qu’est revenu l’honneur de célébrer, avec les 650 entreprises membres, un 75 e anniversaire signe de longévité, de confiance, mais aussi d’utilité et de dynamisme. Tout cela vient de se traduire par un événement unique et rassembleur alliant à la fois l’esprit d’engagement que prône la Confédération et l’union sacrée qu’elle propose entre des métiers certes différents, mais totalement impliqués dans une filière. Nous avons rencontré François Cloos, histoire de faire connaissance avec le nouveau garant de la défense du secteur construction. Entreprendre aujourd’hui : Quel est le rôle de la Confédération auprès des professionnels de la filière ? François Cloos : Nous n’avons pas un mais plutôt trois rôles à remplir pour être totalement efficaces dans notre mission auprès de nos membres. Concrètement, cela se traduit par un soutien au secteur dans son ensemble, on dira que c’est la facette lobbying, puis de l’information en tous domaines et, enfin, de l’aide précise dans des domaines qui le sont tout autant à l’attention des entreprises qui en font la demande. E.A. : Et tout se fait au niveau de votre représentation luxembourgeoise ? F.C. : Non, pas forcément. Cela peut aussi venir de nos relais régionaux ou de l’échelon national. E.A. : Votre force est donc là, dans toutes ces fédérations qui se sont unies pour mieux défendre un secteur dans son ensemble ? F.C. : Je pense effectivement que c’est l’une de nos forces. La Confédération - entre les services de première ligne et 10 - Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 En juin 2012, c’est avec stupeur que le petit microcosme économique luxembourgeois apprenait le décès inopiné de Bernard Sacré, patron « de longue date » de la Confédération Construction du Luxembourg belge, ex-Chambre patronale. Depuis, évidemment, les choses ont repris leur cours... les différents échelons de représentation - brasse de nombreux métiers et multiplie les forces. C’est ce qui nous rend forts et nous permet d’être entendus. Vous l’avez dit, nous représentons diverses fédérations au sein du secteur. Cela donne un poids qui pèse dans bien des discussions... E.A. : Ça fait combien d’affiliés, en comptant toutes les fédérations ? F.C. : à l’échelle du pays, nous représentons 15.000 affiliés. Par contre, sur la province de Luxembourg, on dénombre bon an mal an 650 membres cotisants. E.A. : Toutes les entreprises du secteur sont affiliées chez vous ? F.C. : Non, bien sûr, mais notre taux de pénétration est plutôt bon. On dit même que c’est l’un des meilleurs du pays... Chez nous, sur base de critères objectifs, c’est le CA qui accepte ou refuse les candidats. E.A. : Et pourtant, vous êtes une petite équipe… F.C. : Oui, à peine six personnes, en tout. Mais nous sommes proches des entrepreneurs et c’est ce qu’ils cherchent. On les écoute. On leur propose des choses. On analyse leurs besoins. On répond à leurs attentes. Nous sommes aussi proactifs. Et puis, disons-le, on aimerait engager deux nouveaux profils pour aller plus loin encore dans l’accompagnement… E.A. : Notamment aussi pour redorer l’image du secteur auprès des jeunes… F.C. : C’est une volonté parmi d’autres… D’autant qu’il y a une réelle pénurie de main-d’œuvre au sein de la filière et une forte concurrence - qui plus est déloyale - venant des pays de l’Est, il faut quand même que ça se sache. Nous pensons qu’il faut tout mettre en place pour que les jeunes s’intéressent aux métiers de la construction. C’est le principe d’Euroskills, de Perle, des « Journées Chantiers ouverts »... E.A. : Parce que c’est encore une filière d’avenir… eu Ccidéddintion Construction F.C. : Absolument… C’est non seulement vrai pour les investisseurs potentiels, parce que les courbes démographiques et les modes de vie demanderont toujours plus de logements (201.000 nouveaux ménages devront être logés d’ici 2026 !). Mais c’est aussi une réalité pour des jeunes correctement formés qui trouvent, dans le secteur, des emplois valorisants, intéressants et bien rémunérés. E.A. : On ne sent donc pas trop la crise dans la construction en Luxembourg belge… F.C. : Moins qu’ailleurs, à en croire les chiffres… Jusqu’en 2012, on y dénombrait peu de licenciements. Les chiffres globaux étaient assez stables. Il y a certes eu moins de permis de bâtir en bâtiments neufs l’an dernier, mais la rénovation a par exemple augmenté. En 2013, les carnets de commandes sont hélas moins remplis. E.A. : Le bâtiment, c’est dit-on environ 10% du PIB. L’hiver long de cette année n’a pas mis trop à mal la santé des entreprises du secteur ? F.C. : Disons que la tension est palpable car les retards sont importants sur la plupart des chantiers extérieurs. Avec des frais fixes qui courent indépendamment du volume de l’activité, le beau temps va, d’une part, permettre de résorber le retard et, d’autre part, éviter aux uns et aux autres de puiser plus encore dans la trésorerie. E.A. : Un message ? F.C. : Oui, à l’attention des Communes et des Pouvoirs publics : nos entreprises sont compétentes, pensez-y au moment de lancer vos appels d’offre et adjudications... E.A. : Bon anniversaire… F.C. : Merci, mais cet anniversaire est avant tout celui de toutes les entreprises de la construction qui sont proches de nous depuis autant de temps.
Habay-la-Neuve Un Belge, 3 e sommelier au monde… Aristide Spies - de La Cave du Sommelier - est notre « maître ès vin » luxembourgeois Surprise, fin du mois de mars, lors de l’annonce des résultats du championnat du monde des sommeliers. Et pour cause, c’est le nom d’Aristide Spies, sommelier au sein de la Cave du Sommelier, à Habay-la-Neuve et Steinfort, qui est sorti du chapeau. Incroyable… mais vrai ! En brillant parmi ses pairs, le jeune homme a en effet imposé ses qualités gustatives et son talent... aux yeux du monde. à Tokyo, le jeune et talentueux sommelier a donc terminé sur une troisième marche du podium synonyme de maîtrise et de valeur. Bravo ! Un concours relevé Il s’agit en fait de la seconde meilleure performance d’un concurrent belge à ce concours, après la deuxième place acquise par Marc Wattier, en 1989, à Paris. Aristide Spies avait déjà tenté sa chance, en 2010, lors de la précédente édition du concours qui se tenait alors à Santiago du Chili. A l’époque, il n’avait cependant pas été repris parmi les douze meilleurs sélectionnés pour la finale. Il a donc patienté trois ans et est revenu plus fort. Plus aguerri, notre compatriote ne s’en est donc cette fois pas laissé compter, réalisant de vraies prouesses malgré une concurrence très rude. Quatorzième édition du concours Cette année, excusez du peu, pas moins de 56 candidats issus de 54 pays étaient même sur place pour cette compétition à la fois honorifique et valorisante qui rassemble des compétiteurs venant du monde entier, de l’Australie au Brésil en passant par l’Indonésie et la Suède. C’est un certain Paolo Basso, un sommelier de 47 ans, né en Italie et employé du Conca Balla, un restaurant de Vacallo, situé du côté suisse de la frontière helvético-italienne, qui l’a emporté. Une médaille de bronze qui compte… Figurer dans le trio des meilleurs sommeliers du monde ne devrait cependant pas bouleverser le quotidien d’Aristide Spies dans l’immédiat, même si des propositions venant du monde entier pourraient se présenter à proche ou moyen terme. « Des collaborations sont toujours possibles. La vie est longue… Mais, je me plais aujourd’hui beaucoup en Belgique », confie le jeune lauréat. Quant à l’avenir, il est désormais très ouvert… Ayant déjà acquis une belle expérience en concours, rien ne dit d’ailleurs que le sommelier luxembourgeois ne pourrait pas à nouveau s’illustrer çà et là, montrant son savoir-faire, ses connaissances et son nez. « L’amour des concours est là », a-t-il simplement commenté après sa victoire. Sacré Aristide, être le 3 e dans son domaine au niveau mondial ne semble pas l’avoir changé… a ESPACE ENTREPRISES I échos La Roche-en-Ardenne Le Wallon de l’année est un « ami » de la Chambre… Son nom ? Roland Gillet ! Tous ceux qui étaient des nôtres, en janvier dernier, pour notre traditionnel cocktail de Nouvel An s’en souviennent, Roland Gillet, professeur d’économie à l’ULB et à la Sorbonne, expert financier reconnu pour ses analyses sur l’évaluation des actifs, l’efficience des marchés et les krachs financiers, nous avait alors fait le plaisir de nous donner sa lecture de la crise. Un prix honorifique... En nous donnant son approche de l’économie de terrain qui touche nos entreprises au quotidien, vous vous souvenez qu’il n’avait pas mâché ses mots, nous glissant çà et là quelques pistes à exploiter dans nos PME. Elu Wallon de l’année, celui qui était déjà Luxembourgeois de toujours vient d’accrocher une nouvelle récompense sur sa poitrine, une reconnaissance que deux autres figures de la province, Christine Mahy et Benoit Coppée, avaient déjà reçue par le passé pour un analyste de renom ! Rappelons que ce prix wallon récompense la personne qui par son action spéciale, politique, culturelle ou économique a le mieux servi les intérêts de la société wallonne. Le jury a apprécié l’analyse critique de Roland Gillet dans le cadre des mesures publiques prises en Espagne et en Grèce pendant et après la crise. Auréolé de ce prix Bologne- Lemaire 2012, il y a fort à parier que le Rochois le plus célèbre de la planète finance ne manquera pas de poursuivre son ascension faisant toujours plus briller ses connaissances dans les milieux prisés de cette finance où ses analyses sont décidément écoutées et suivies… Entreprendre Aujourd’hui N°149 - avril 2013 - 11



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