Entreprendre Aujourd'hui n°148 mars 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°148 mars 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°148 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : Charlier, un Groupe qui a su évoluer dans un métier de plus en plus complexe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ier ESPACE ENTREPRISES I rencontre En achetant un jeans, du shampoing, un vélo ou des bananes, bien peu parmi nous songent à la provenance du produit de consommation ainsi acquis. On s’étonnera peut-être - et encore ! - de telle ou telle rupture Un trio de choc, pour une entreprise au top ! de stock momentanée, du réapprovisionnement rapide en grande distribution ou de la présence de fruits exotiques en plein hiver en plein cœur de l’Ardenne, mais jamais personne n’épinglera l’exploit quotidien que relève justement le secteur de la distribution dans son ensemble pour être aussi performant et efficace. Normal, nous n’imaginons pas une seconde le parcours emprunté par un vulgaire objet, parfois fabriqué de l’autre côté du monde, pas plus que les multiples intermédiaires qui interviennent dans une chaîne forcément toujours plus complexe, mondialisation oblige… 6 - Entreprendre Aujourd’hui N°148 - mars 2013 Du transport à la logistique, une logique (parfaitement) intégrée… Charlier, un Groupe qui a su évoluer dans un métier de plus en plus complexe Pour n’importe quel produit usuel, entre l’usine ou le site de production et le consommateur final, se bousculent pourtant parfois jusqu’à vingt intervenants différents. Entre le bateau, le train et/ou le camion, qui assurent tous un sacré travail en amont, le plus banal de nos objets a donc souvent voyagé des milliers de kilomètres, sous différentes formes, avant d’atteindre sa destination finale. Et encore, nous ne parlons ici que du volet transport 0• des choses. En effet, si l’on analyse plus précisément l’ensemble du processus, on s’aperçoit alors que la complexité des itinéraires atteint parfois des sommets entre le(s) fabricant(s) et/ou sous-traitant(s) allant du produit de base jusqu’à la version finie, auxquels il convient d’ajouter les services chargés de l’emballage, du contrôle, des formalités, sans oublier la nécessaire logistique d’approvisionnement et de mise à disposition, le transport, la livraison… On le sait, les logiques économiques et de production ont radicalement changé en un demi-siècle. Il en résulte qu’acheminer des biens entre des points A et B est aujourd’hui infiniment plus compliqué. D’abord, parce que le monde est devenu un village. Ensuite, parce que les modes de transport qui se succèdent sont très différents les uns des autres. Et puis, le conditionnement des produits impose désormais que d’autres maillons prennent le relais et suppléent aux besoins identifiés par une prise en main personnalisée, logique et souple. C’est une réalité, rien ne se fait plus désormais sans de nombreuses manutentions, des stockages répétés, voire des reconditionnements… En un mot comme en cent, la logistique s’est imposée comme un métier à part entière qui fait maintenant partie intégrante du processus de production, que ce soit pour approvisionner des lignes travaillant en « just in time », ou pour aa. inonder les marchés qui n’entendent cependant pas se laisser submerger par des biens de consommation dont ils ne savent que faire quand la clientèle n’est pas encore demandeuse. La logistique est donc tout cela à la fois, comme une sorte de zone tampon ordonnée, sécurisée et toujours prête, qui doit en outre être suffisamment compétitive que pour être un partenaire de l’industrie, un allié de la (grande) distribution et une grande sœur du transport sans qui elle n’existerait pas. Un véritable casse-tête, quoi ! Chez Charlier, en province de Luxembourg, il y a bien longtemps que tout ceci fait partie du quotidien. En dehors du transport, métier historique du Groupe, la logistique est même désormais devenue une seconde nature qui fait la force de l’entreprise et lui permet de rester compétitive en dépit de la conjoncture. Ajoutez à cela quelques spécialisations plus pointues encore, comme la distribution de proximité (à travers le Benelux,ndlr), via une prise de participation dans DHB, ainsi que les métiers très orientés formalités que sont l’agence en douane et le domaine maritime. Rencontre avec Dominique et Eric Charlier, unis à la ville comme sur le plan professionnel, un couple secondé depuis une dizaine d’années par Renaud Brassart, un adjoint qui en connaît un bout rayon logistique...
« Notre portefeuille de partenaires compte des noms dont le prestige, le sérieux et l’importance ne font aucun doute. Leurs exigences sont à l’avenant, ce qui garantit à tout futur client la certitude que nous sommes irréprochables et ultra-professionnels… » Entreprendre : Peut-on dire que la logistique supplante aujourd’hui le transport au sein du Groupe Charlier ? Eric Charlier : Pas tout à fait quand même, d’autant que mon quotidien personnel est justement plus dans le transport que dans la logistique, dans laquelle Renaud excelle par ailleurs. Cela étant, il faut avouer que la concurrence dans le secteur du transport international fait réfléchir. Alors, il faut se diversifier… Entreprendre : La logistique fait partie des diversifications logiques pour une entreprise de transport ? Renaud Brassart : Evidemment, même si, au fil du temps, c’est devenu bien plus que ça au sein de notre Groupe. On peut aujourd’hui parler d’un métier à part entière que nous assumons avec compétence et pour lequel nous sommes reconnus. Quand des multinationales vous font confiance pour assurer leur approvisionnement et leur distribution, c’est qu’elles ont identifié une plus-value indéniable, non ? Disons que notre force est souvent de pouvoir proposer des solutions intégrées. Mais, comme l’a dit Eric, le problème du transport international est plus profond. Entreprendre : C’est-à-dire… Dominique Charlier : Qu’il est économiquement non rentable pour n’importe quelle entreprise installée en Europe de l’Ouest de lutter, à armes égales, sur des livraisons au-delà de 650 kilomètres. Comment voulez-vous contrer les transporteurs venus de l’Europe l’Est sur ce terrain, il ne faut même pas y songer ! Ça, c’est la réalité que nous dénonçons. Maintenant, il faut bien admettre cette réalité chiffrée et trouver des solutions. Comme d’autres, nous avons choisi de viser une certaine excellence dans les métiers que nous pratiquons en proposant à nos clients des services spécifiques dont, par exemple, la distribution Benelux, côté transport, ou la « Supply Chain », côté logistique. Entreprendre : Votre approche de la logistique semble bel et bien s’être affinée avec le temps. Question de nécessité ou décision stratégique ? Eric Charlier : Je dirais que l’une se substitue un peu à l’autre… Développer des solutions logistiques fait partie de notre approche stratégique depuis une quinzaine d’années maintenant, mais force est d’admettre que la nécessité de performance s’est imposée parce que nos clients sont demandeurs de processus toujours plus aboutis. Entreprendre : La « Supply Chain », en fait, c’est ça… Renaud Brassart : Oui, clairement. Nous sommes devenus avec le temps des partenaires tellement proches de certains clients que nous nous intégrons quasi dans leur processus de production. Entreprendre : Le rêve ? Eric Charlier : Oui… et non ! L’aspect positif des choses est que nous prenons toujours plus d’importance dans la logique productive, mais nous devons aussi corollairement assumer une série de tâches qui incombaient jusque-là à l’entreprise en interne. Toute la difficulté est donc là. Entreprendre : La logistique est donc un métier difficile ? Renaud Brassart : C’est un métier exigeant qui laisse peu de place à trop d’improvisation et qui nécessite des nerfs d’acier, une organisation parfaite, une souplesse de tous les instants et beaucoup de logique. Le caractère saisonnier de certains de nos clients nous impose de garder une approche commerciale et opérationnelle visant à anticiper… Il faut imaginer des solutions qui coûtent peu au client tout en lui assurant une disponibilité (quasi) immédiate, avec une qualité de travail irréprochable (proche des 100%), tout en maintenant des marges correctes. Un logisticien est au service du client au sens propre du terme. Entreprendre : Cette logique d’utilisation de vos immenses halls (67.000 m² sur sept espaces et quatre implantations,ndlr) vous a récemment valu une distinction parmi vos pairs, un Logistics Award. Vous faites mieux que les autres ? Renaud Brassart : La solution que nous avons développée pour l’un de nos clients historiques a en tout cas retenu l’attention des spécialistes. Maintenant, je suppose que d’autres ont aussi de belles idées qui allient rentabilité, fonctionnalité et efficacité. » > Entreprendre Aujourd’hui N°148 - mars 2013 - 7



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