Entreprendre Aujourd'hui n°148 mars 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°148 mars 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°148 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : Charlier, un Groupe qui a su évoluer dans un métier de plus en plus complexe.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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province de luxembourg I direction économique De la Normandie à la Gaume Eugène Munaut débarque à Virton en 1900. Il a quitté sa Normandie natale quelques années plus tôt pour « monter » à Paris, tenter sa chance comme coiffeur. Mais les choses n’ont pas tourné comme il l’aurait souhaité. La Gaume est encore, à cette époque, une terre de vergers et d’arbres fruitiers. D’anciennes cartes postales montrent de très nombreuses façades de maisons ornées de poiriers et pommiers taillés en espaliers. Et les vergers prolongent souvent le potager à l’arrière des rues. Le Normand qui sommeille toujours en lui pousse Eugène à exploiter cette ressource locale. Il va donc installer une cidrerie dans le bas de la rue du Bosquet. Si, au début, il importe des pommes de Normandie (la gare de Virton-Ville est à un jet de pierre de la cidrerie), il se tourne assez rapidement vers les producteurs locaux et crée son propre verger à l’emplacement actuel, en 1927. Dans les années’40, les Munaut sont aussi réputés que les Ruwet ou Stassen, au pays de Herve. Et puis, la vie passe. Et qui dit famille, dit souvent aussi partage. Eugène scinde donc l’entreprise entre ses deux fils : verger et cidrerie sont désormais indépendants. En 1977, Robert, diversifie l’activité « verger » en produisant tomates, chicons, fruits rouges et champignons. En1990, Didier, l’un des fils de Robert reprend l’activité et développe le négoce de fruits et légumes. Mais le vieil atavisme n’est pas mort et, dès 2010, Didier décide de relancer le pressoir. 44 - Entreprendre Aujourd’hui N°148 - mars 2013 Sur les hauteurs de Virton, par un après-midi de fin février, la nature est encore en dormance, mais il y a quelque chose dans l’air qui annonce le printemps. Didier Munaut nous reçoit pour nous conter une belle histoire familiale, qui dure depuis les années 1900… Wallonie Le Fonds européen de Développement Régional et la Région wallonne investissent dans notre avenir. Le Verger de Gaume Entre tradition, histoire et produits… Des investissements dans la durée Même si Robert est toujours présent, Didier mène désormais sa barque avec beaucoup d’opiniâtreté. Il n’a pas lésiné sur le matériel, dernier cri, ni sur l’infrastructure, que d’aucuns lui envient... « La qualité et l’hygiène sont à ce prix », aime à souligner Didier. L’AFSCA, pourtant réputée pour ses contrôles, ne trouve rien à redire aux installations de la rue du Bosquet. Broyage, pressage, filtration, pasteurisation et conditionnement se font en continu. Voilà pour le matériel. Le verger, planté en 1927, a vieilli. Les arbres, installés par Eugène, se sont lentement épuisés. Il fallait donc veiller à assurer la relève : les quatre hectares ont été progressivement replantés en hautes tiges de variétés traditionnelles : Rambour, Belle-fleur, Boskoop pour leur bonne productivité et pour leur résistance aux maladies des pommiers en complément. Et quand la production du verger ne suffit pas, Didier peut compter sur des particuliers de la région qui lui cèdent volontiers une partie de leurs fruits. Deux modes de fonctionnement… Pour Didier, il est bien évident que sa seule production ne suffirait pas à rentabiliser l’installation. Dès lors, des particuliers, des associations et des écoles viennent faire presser leurs fruits à Virton. Entre le 15 septembre et fin octobre, inutile de vous dire que les journées sont longues, très longues. Mais la convivialité compense largement la fatigue, souligne cet entrepreneur dynamique héritier de traditions. Car la maison Munaut, c’est cela avant tout. Ici, on produit de longue date son propre jus, ou plutôt ses propres jus. Filtrés et pasteurisés tous deux, ils sont composés pour l’un d’une seule variété de pommes, Jonagold, qui lui donne un velouté et une douceur très agréables en plein été, alors que l’autre jus est issu d’un savant dosage de variétés traditionnelles qui font un jus plus fort en goût et légèrement acidulé. … et un conditionnement unique Originalité de la maison, les jus sont conditionnés en « bag in box » de 5 litres. Ce qui chiffonne notre homme, ce sont les accises qui ponctionnent tout de même près de 10 euros par hectolitre au titre de « cotisation d’emballage », alors que le même jus conditionné en bouteilles de verre se voit grevé d’une « taxe » d’1,10 euros. Pour avoir consulté de nombreuses personnes et avoir eu de nombreux contacts avec l’administration compétente, Didier avance, à juste titre, un flou total dans la législation à ce sujet. D’autant que la Belgique est la seule à appliquer des accises sur les jus de pommes. France et Grand-Duché de Luxembourg n’appliquent aucune taxe sur ce type de produits. Cela a un impact sur le prix de revient qu’il faut bien répercuter sur le prix de vente au consommateur. Il y a grande nécessité de clarifier une situation qui défavorise nettement nos producteurs. Une notoriété dans la région Didier, on l’a vu, met l’accent sur la qualité de ses produits : pas de conservateurs, pas de sucre, tout est naturel. Les magasins bio de la région ne s’y trompent pas et écoulent ses jus sans aucun problème. D’autres prescripteurs, et non des moindres, mettent également en valeur les jus Munaut, comme Les Plats canailles de la Bleue Maison, la Grappe d’Or, les Chocolats d’Edouard et d’autres qui offrent une belle vitrine aux produits de la maison bien connue. Le rêve de Didier ? Pouvoir sensibiliser les écoles à la valeur des produits issus de fruits locaux, pouvoir montrer leurs bienfaits et éduquer les enfants à se tourner vers autre chose que les softs drinks dont on consomme quand même, en Belgique, entre 20 et 25 litres par an. Il y a là tout un travail de persuasion à faire pour valoriser une filière agroalimentaire régionale qui n’a rien à envier aux autres. Verger de Gaume - Rue de Pierrard, 24 à 6760 Virton Tél. : 063 57 19 07 - 0475 65 58 89 ou www.munaut.be
Wallonle Le Fonds européen de Développement Régional et la Région wallonne investissent dans notre avenir...31 [monrcelem ! ! Le réseautage touristique existe En Luxembourg belge, on lui dédie même une journée… Chapeautée par la Fédération Touristique du Luxembourg belge (FTLB), la journée se voulait riche en échanges d’informations, de documentation, d’idées, riche aussi de rencontres et de découvertes pour apporter plus encore de qualité et de professionnalisme à un secteur en constante évolution. province de luxembourg I direction économique Une première bourse d’échanges à destination des opérateurs touristiques du Luxembourg belge et du grand public s’est tenue le mercredi 20 février dernier en Centre- Ardenne, au Bertrix Hall. L’idée a été appréciée et a aussi montré toute son utilité. Le réseau… initiateur de synergies Dans son introduction, René Collin, Président de la FTLB, a rappelé les différents services mis à disposition par la FTLB : photothèque libre de droits, réseaux sociaux, nouveau site Internet général en phase de construction, sites mobiles, brochures, newsletters, développement de produits historiques, système d’information touristique (HADES), tourisme de groupe, site pro… Le Président a rappelé aussi l’importance d’une telle journée : « Nous possédons une palette riche et variée à souhait, des atouts enviables. Il nous faut donc rivaliser d’ingéniosité pour les mettre en valeur, notamment en créant des synergies entre tous les acteurs aussi bien du secteur public que privé ». Se réunir en un lieu unique pour débattre de ces questions et enrichir nos expériences est une opportunité intéressante pour le développement de partenariats. La mise en valeur du Luxembourg, comme destination touristique plus forte, passe par ce genre d’échanges. L’Ardenne, identité commune et « marque » porteuse ! Dans le même esprit, Frédéric Rousseau, Responsable marketing à la FTLB, a présenté la plateforme « Marketing Ardenne ». Elle regroupe l’Union Départementale des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiative des Ardennes (UDOTSI), le Département des Ardennes françaises, l’Office Régional du Tourisme des Ardennes luxembourgeoises, les Provinces de Liège, de Namur et de Luxembourg. L’union fait la force. La devise nationale belge prend ici tout son sens : se regrouper entre prestataires ardennais du tourisme est en effet une nécessité absolue et urgente pour faire face aux six problématiques de la destination Ardenne : attractivité, visibilité sur le net, renouvellement de clientèle, prise en compte des habitants dans le développement touristique, mise en marketing des offres, organisation et partenariat. La plateforme marketing élaborée sur base d’expériences de terrain entend bien positionner l’Ardenne autour d’une identité commune et d’une marque porteuse de sens et de valeurs et, qui plus est, partagée par le plus grand nombre : habitants, touristes, entreprises issues de tout secteur. Une expérience à reconduire… Les exposés terminés, les prestataires touristiques ont rejoint leurs stands pour la bourse d’échanges. Le public a profité des conseils avisés des 70 prestataires présents. Au cours de cette rencontre, de nouvelles attractions et de plus petites structures se sont faites connaître, tels l’O Vive, le Parc naturel des 2 Ourthes… D’autres organismes incontournables étaient également présents, notamment l’asblGAMAH (Groupe d’Action pour une Meilleure Accessibilité aux personnes Handicapées), Accueil Champêtre en Wallonie… à la lumière de cette première édition réussie, il ne fait aucun doute que l’expérience sera reconduite. La mise en réseau de tous les acteurs du secteur est une condition sine qua non de réussite d’une opération d’ampleur telle que celle-là. On est tellement plus fort lorsque l’on se regroupe autour d’un projet porteur de sens ! Entreprendre Aujourd’hui N°148 - mars 2013 - 45



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