Entreprendre Aujourd'hui n°147 février 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°147 février 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°147 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : à la rencontre de Jean-Pascal Durré, patron inspiré de Délisalades.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ESPACE ENTREPRISES I rencontre EA : Comment expliquez-vous » > la réussite quasi insolente à laquelle nous faisons ici écho ? Jean-Pascal Durré : C’est simple, elle repose sur trois critères basiques : le travail, la qualité et l’innovation. Le travail, je ne vous expliquerai pas ce que j’entends par là mais mes partenaires, associés et collaborateurs savent comment je l’envisage. Personnellement, et je ne prétends pas que c’est facile à vivre au quotidien, je me suis investi sans compter pour développer mon entreprise et j’ai régulièrement trouvé dans mes collaborateurs des gens motivés et prêts à y aller avec moi. EA : Et si l’on parlait de la qualité et de l’innovation qui sont deux autres valeurs capitales à vos yeux… Jean-Pascal Durré : La qualité est le gage d’une relation commerciale qui dure, ni plus ni moins. Chez nous, on la privilégie par-dessus tout, que ce soit dans nos préparations, qui contiennent plus de viande et plus de légumes, ou dans la mise en œuvre de nos différents métiers. Quant à l’innovation, elle répond à un besoin de différenciation, de nouveauté, de créativité. Dès les premiers jours de l’entreprise, j’ai toujours été sensible à cette donnée, estimant qu’il valait mieux faire du neuf que de piquer des parts de marché à d’autres. EA : Peut-on prétendre à une image artisanale quand on brasse des volumes comme les vôtres ? Jean-Pascal Durré : Je le pense. Je parle souvent de l’industriel-artisanal pour qualifier notre manière de travailler. 8 - Entreprendre Aujourd’hui N°147 - février 2013 « Avec 16.000 références, pour un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros, Délisalades est en 2013 leader dans son secteur, fournisseur en food et non food pour les traiteurs, sandwicheries, hôtels, restaurants et collectivités… » Evidemment, nous n’abordons pas les volumes comme c’est le cas dans les vraies filières industrielles. C’est du noir au blanc. Nous appliquons cependant une approche globale similaire parce que l’agroalimentaire exige de respecter une série de normes, notamment en matière d’hygiène, de traçabilité des produits, de maintien de la chaîne du froid, de marche en avant… Ce qui nous différencie, c’est la mise en œuvre du processus qui reste confiée à des collaborateurs plutôt qu’à des machines. Nos salariés constituent les barquettes de plats préparés, assaisonnent les salades, rissolent les chicons dans du beurre comme le ferait n’importe quel cuistot ou la mère de famille classique. EA : Comment passe-t-on de quelques salades, mousses et feuillantines à un éventail aussi large que le vôtre ? Jean-Pascal Durré : Par hasard… Ou parce que j’ai senti avant les autres qu’un marché était latent. à mes débuts, il y avait clairement une place à prendre. Que j’ai prise ! Avec une cinquantaine de produits, il y avait déjà de quoi faire. Et puis, l’offre crée de nouvelles demandes, ou le contraire. Ce n’est alors bientôt plus trois ou quatre salades et l’un ou l’autre plat préparé que je propose, mais vingtcinq salades et une dizaine de plats. Bien vite, je ne m’en sors plus. Un pensionné m’aide donc à m’en sortir, puis un collaborateur indépendant me rejoint. En’93, j’engage Jean-Luc, mon frère, qui devient mon premier salarié. La spirale est amorcée… EA : Vous avez à ce moment besoin d’espace et ne manquez pas d’idées… Jean-Pascal Durré : Exactement… 150 m² en 1991, puis 300 deux ans plus tard. J’ai maintenant ajouté le négoce de matériel horeca à mon activité principale, ce qui nécessite plus de place. Avec Délicash, en 1996, j’associe carrément mon frère au projet. On agrandit alors notre outil qui a déjà fière allure sur plus de 600 m². Mais ce n’est encore rien à comparer avec l’investissement consenti en 1998 : 2.700 m² parfaitement équipés. Entretemps, j’ai lancé la marque Iwago, synonyme de sandwichs de qualité, un projet que je trouvais intéressant et porteur mais pour lequel il aurait fallu plus de moyens. Je passe les étapes et les évolutions… EA : Vos unités de production, plats préparés, sauces et salades, se trouvent maintenant de l’autre côté de la frontière. Pourquoi avoir choisi d’investir au Grand-Duché ? Pour maximaliser vos bénéfices ? Jean-Pascal Durré : Ça, c’est le procès d’intention classique. Et pourtant, ce choix répond avant tout à deux raisons précises qui n’ont rien à voir… D’abord, il y avait là, à quelques kilomètres, un marché à prendre pour lequel l’étiquette luxembourgeoise, tout le monde vous le dira, est une condition à ne même pas discuter (le Made in Lux,ndlr). Par ailleurs, les normes et exigences, tout en étant aussi efficaces, y sont plus souples. J’y ai donc vu plus d’avantages que d’inconvénients. Mais ça ne m’a pas empêché d’investir aussi massivement dans un nouvel espace « cash and carry », sur 5000 m², ici à Libramont, en 2008 (2.000.000 euros,ndlr).
EA : L’anniversaire que vous allez fêter dans les prochains jours, c’est un aboutissement ou une étape ? Jean-Pascal Durré : Une étape, bien sûr. J’arrive à peine à la cinquantaine, j’ai encore plein de projets en tête… Je continue d’ailleurs le plus souvent possible à dire « oui ». Il est évident que Délisalades est aujourd’hui une entreprise bien assise, leader en Wallonie sur son segment, mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous devons notre succès à notre positionnement avant-gardiste dans les salades et plats préparés, l’innovation dans le domaine doit donc rester une priorité. Il y a encore beaucoup de parts de marché à glaner, nous devons nous battre. C’est ce que font nos équipes, nos commerciaux, nos vendeurs sur le terrain au quotidien du nord au sud de la Wallonie, dans le nord de la France et au Grand-Duché de Luxembourg. EA : Un dernier mot ? Jean-Pascal Durré : Oui, à l’attention des pouvoirs publics. Ils doivent absolument aider les entrepreneurs qui osent. Haro sur la taxation croissante qui tue toute envie d’entreprendre et, de grâce, parlant de marchés publics à l’échelle wallonne, cessons d’être naïfs et privilégions, comme c’est le cas ailleurs, notamment en Flandre, les circuits courts et les produits de chez nous. Sous prétexte de gagner trois francs six sous, on va parfois chercher ailleurs ce que nos artisans, producteurs et petits indépendants font aussi bien à deux pas. La table des Champions, un projet que je porte avec des amis, n’a pas d’autre ambition, sinon de ne pas laisser mourir un pan de notre savoir-faire artisanal. Qu’ils y pensent, nos dirigeants, car nous, les entrepreneurs, on fait de notre côté notre boulot avec la passion nécessaire. EA : La passion, définitivement votre moteur… Jean-Pascal Durré : Sans le moindre doute. Passionné par mon boulot, passionné aussi par la vie. Et comblé ! Vingtcinq ans de labeur intense pour une récompense professionnelle que je vis avec mes salariés, avec mes associés, avec mes amis, avec mes frères. Et, cerise sur le gâteau, je suis aussi comblé en tant qu’homme puisque tout cela ne m’a pas empêché d’être l’heureux papa de cinq enfants ! Propos recueillis par Christophe Hay Photos Jean-Louis Brocart DELISALADES SPRL Rue de Neufchâteau, 48A B-6800 LIBRAMONT Tél. : 061 22 52 56 Fax : 061 22 41 24 www.deli.be services aux entreprises repérage satellite localisation et gestion de votre flotte La soLution idéaLe pour rester informé des dépLacements de vos véhicuLes en temps réeL ! avenue de longwy, 350• B-6700 arlon Tél. : +32 63 21 69 53• Mail : info@walcom.Be www.walcom.be Entreprendre Aujourd’hui N°147 - février 2013 - 9



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