Entreprendre Aujourd'hui n°147 février 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°147 février 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°147 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 6,4 Mo

  • Dans ce numéro : à la rencontre de Jean-Pascal Durré, patron inspiré de Délisalades.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESPACE ENTREPRISES I rencontre Le « deli » à toutes les sauces pour un succès qui ne se dément pas : l’histoire Délisalades sur 25 ans ! Rencontre avec Jean-Pascal Durré, patron (bien) inspiré… 6 - Entreprendre Aujourd’hui N°147 - février 2013 Qui a un jour voyagé à travers le monde, notamment sur le continent américain, a certainement été frappé de voir des enseignes « deli » à tous les coins de rue. Quoi de plus normal, puisque cette abréviation du mot « delicatessen », que l’on pourrait traduire par charcuterie ou plutôt épicerie fine, est entrée avec le temps dans le langage courant pour qualifier, dans les pays anglo-saxons, et plus spécialement aux Etats-Unis, tout lieu de restauration, épicerie ou snack autre qu’un fast-food. Chez nous, on n’a guère retenu cette appellation d’origine germanique, préférant le label traiteur pour qualifier les comptoirs spécialisés dans la vente de produits à emporter prêts à être consommés. Question de langue sans doute… Jean-Pascal Durré, jeune commercial dans les salaisons, avait lui manifestement été séduit par ce terme générique lorsqu’il s’est lancé dans le business, milieu des années’80. Il en a donc utilisé les codes et le titre, son entreprise et les petites sœurs qui suivront étant toutes déclinées sur base de ce préfixe aujourd’hui caractéristique d’un outil quasi labellisé : Délisalades. Ce patron dynamique n’en fait d’ailleurs aucun mystère, son entreprise a été pensée sur ce concept alors peu répandu en Belgique, surtout en province de Luxembourg. Coup d’essai, coup de maître pour cet autodidacte qui a commencé seul, dans un petit garage, il y a tout juste un quart de siècle. 25 ans plus tard, alors que sonne l’heure des premiers bilans, ce sont une cinquantaine de personnes, plusieurs sociétés, différents métiers, des clientèles qui ne le sont pas moins et deux sites propres (Libramont et Wiltz, au Grand-Duché de Luxembourg) qui font l’actif de cette aventure. Pas mal pour un petit gars qui s’est lancé dans le métier avec 2.500 euros prêtés par des amis. Il est donc loin le temps où le jeune représentant en charcuterie préparait seul ses premières salades et autres mousses pour ses quatre premiers clients, dans un garage exigu, à deux pas de la gare de Libramont. Comme souvent, l’intrépide indépendant n’avait alors que son courage et ses idées pour forcer le destin, ce qui fut allégrement suffisant au vu de la réussite. Encore fallait-il cependant avoir pensé que ce créneau allait exploser et que notre lointaine province allait, elle aussi, succomber à la nouvelle habitude de restauration préparée aujourd’hui largement répandue. Dans la foulée, l’audace de cet hyperactif allait faire le reste. Et le taureau, de signe comme de tempérament, allait multiplier les initiatives en se laissant toujours tenter par les propositions, suggestions et demandes d’amis, de partenaires et, bien sûr, de la clientèle. « Monsieur oui », comme l’appellent encore affectueusement certains clients, aura donc traversé un quart de siècle sans trop s’en rendre compte, mû par un appétit d’entreprendre quasi pantagruélique, en témoignent Délisalades, Délimat, Délicash, Délilunch, Délisign, puis Iwago, La Table des Champions… Cinq cafés, huit cigarettes, le plein de coups de fils, de mails et de demandes en une heure et demie à peine, il n’y a pas à dire, sous son look de dandy épicurien bon chic bon genre, ce patron ne chôme pas. Il est comme ça Jean-Pascal, il traverse la vie à 200 à l’heure, vivant chaque instant dans la boulimie, qu’il s’agisse de travail ou d’amusement. On aime ou pas, mais force est d’admettre que voilà bien un entrepreneur (cheveux) dans le vent… Rencontre ! Jean-Pascal Durré, patron épicurien et boulimique !
« Nous luttons pour maintenir saveur et qualités irréprochables dans nos plats préparés. L’aspect qualitatif de nos produits n’est pas une volonté, c’est une réalité sur laquelle nous ne transigeons pas... » Entreprendre aujourd’hui : En vous croisant çà et là, derrière la façade festive et décontractée que vous assumez, on a parfois tendance à vous ranger dans les patrons détachés, du genre dilettantes, tirés à quatre épingles, qui managent de loin en loin plutôt qu’ils ne s’investissent. à vous suivre, rien qu’une avant-midi, c’est tout le contraire qui saute aux yeux. Vous êtes en fait un sacré bosseur ! Jean-Pascal Durré : Oui, clairement. Ça vous étonne ? Remarquez que je ne dis pas ça pour cautionner une quelconque réussite ou pour justifier mon étiquette de patron, mais c’est la réalité de ma vie. J’ai longtemps travaillé 15 à 16 heures par jour. C’est comme un besoin vital. J’ai commencé sans le moindre sou, avec l’image d’un père qui avait malheureusement échoué en affaires. Ça m’a probablement marqué sans que je le sache. Ce n’est pas une revanche, c’est plutôt une seconde nature. Je n’arrête en fait jamais. Mais l’excessif que je suis l’est tout autant en sorties, demandez à mes amis, c’est jusqu’au bout. Toujours ! EA : Cette hyperactivité se lit d’ailleurs dans votre parcours. Entre les créations d’entreprises et enseignes, les investissements, déménagements et agrandissements, vous cumulez réellement les projets. Quelle est votre philosophie entrepreneuriale ? Jean-Pascal Durré : Je n’ai pas réellement de philosophie précise, mais par contre tout m’intéresse. Et ce n’est pas l’argent qui me fait courir, même s’il en faut. Je suis boulimique, dans le sens excessif. Et comme j’ai toujours les sens en éveil, j’identifie couramment un tas de pistes potentielles dans les domaines les plus variés. Mon core business est certes défini depuis longtemps, mais la passion de me lancer de nouveaux défis prend généralement le dessus sur la raison. Et je fonce. Rien ne m’arrête. Je me donne quand même deux règles : je ne transige pas avec la qualité et je privilégie à un moment donné la remise en question. EA : On vous suit dans vos délires et prises de risque… Jean-Pascal Durré : Ou pas ! C’est ce qui explique que je m’investis tantôt seul ou avec des associés. En 1988, avec Délisalades, j’ai entamé l’aventure en solo. C’était alors par nécessité car mon patron de l’époque ne pouvait plus me payer qu’à mi-temps. Quand on est dans cette situation, croyez-moi, on ne se pose guère de questions. Et puis, j’avais plus à gagner qu’à perdre… puisque je n’avais rien ! EA : Comment ? Jean-Pascal Durré : Avec quelques sous prêtés, quelques produits « bricolés » et quelques clients séduits par ma volonté, j’y suis allé au culot. Idem, en’92, pour Délimat, j’y vais seul. Huit ans plus tard, en ouvrant Délicash, une enseigne « cash and carry » gros conditionnement pour le professionnel et le particulier, je m’associe pour la première fois. C’est Jean-Luc, mon frère, qui se joint à moi. EA : Déli à gauche, déli à droite… on s’y perd. Vous employez une cinquantaine de personnes et réalisez, en 2012, un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros. Au fond, vous faites quoi ? Jean-Pascal Durré : Essentiellement des plats préparés, côté fabrication, ainsi que l’ensemble des produits food et non food, en distribution, pour les sandwicheries, traiteurs, restaurants et collectivités. à côté de cela, nous avons aussi exploré une série d’autres marchés de niche proches, comme la vente, l’installation et l’entretien de matériel horeca, les sauces préparées, les plats grande distribution, les vins... En tout, ça représente 16.000 références pour deux à trois mille clients. EA : En volumes, c’est énorme… Jean-Pascal Durré : Effectivement. Pour vous donner un ordre d’idées, nous traitons au moins 4 tonnes de salades préparées par semaine. Un autre chiffre ? Deux semi-remorques de pain transitent par exemple chez nous toutes les semaines. Nous traitons en moyenne 300 commandes par jour, c’est-à-dire tantôt de petites livraisons pour tel ou tel traiteur ou l’approvisionnement en produits alimentaires de telle clinique ou de telle collectivité. » > Entreprendre Aujourd’hui N°147 - février 2013 - 7



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