Entreprendre Aujourd'hui n°146 déc 12/jan 2013
Entreprendre Aujourd'hui n°146 déc 12/jan 2013
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°146 de déc 12/jan 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 7,5 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Patrick Truccolo, Directeur de Le Trusquin, un laboratoire d’innovation utile aux entreprises comme aux publics moins favorisés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AFFAIRES EUROPé ENNES ET INTERNATIONALES La Turquie recèle plus d’atouts que vous ne le pensez peut-être… Cap sur ce pays, entre deux continents, qui accueillera Futurallia, forum de partenariat pour les PME, en juin prochain ! Commercialement, il n’y a pas de doute, la Turquie est un pays séduisant. En 2011, peu d’entre nous le savent, c’était d’ailleurs le 13 e « client » de la Wallonie. L’intérêt n’est donc pas innocent de s’intéresser à ce géant assis entre Europe et Asie qui, en ces temps de crise internationale, fait mieux que toutes les autres nations européennes en matière de croissance (ou plutôt de non décroissance). Petite carte postale économique… La Turquie, pour la plupart, c’est avant tout l’un des principaux fournisseurs en textiles et un grand producteur de coton et de fibres synthétiques. Une sorte d’atelier de la vieille Europe ! Mais ce que bon nombre d’entre nous ignorent, c’est que la Turquie est aussi un client potentiel particulièrement intéressant pour les entreprises wallonnes actives dans l’équipement médical ou encore dans la construction, depuis l’architecture et le génie civil en passant par les matériaux… Ce pays immense, de 74 millions d’habitants, est en mutation profonde. Il offre, à qui saura les saisir, des partenariats potentiels nombreux. Serez-vous sur la balle ? Le pays à la loupe « La Turquie revient de loin. » C’est ainsi que le Ducroire (ONDD) débute son analyse sur ce pays situé aux confins de l’Asie et de l’Europe. Victime d’une importante crise financière, en 2001, la Turquie semble en effet, et contre toutes attentes, avoir incroyablement redressé le cours de son histoire. Le risque commercial y reste certes élevé, mais le risque politique a quasiment disparu. Il est en tout cas inférieur à celui encouru à certains autres endroits actuellement, comme en Ukraine par exemple. Au rayon des atouts cités par l’ONDD, on trouve bien sûr la localisation géographique, une population jeune et en croissance, ainsi que des PME dynamiques ou encore un marché intérieur en forte expansion. 30 - Entreprendre Aujourd’hui N°146 - décembre 2012 Opportunités pour les entreprises L’AWEX, qui dispose d’un attaché sur place, nous indique quant à elle qu’en termes d’opportunités pour les entreprises wallonnes, on trouvera notamment les équipements médicaux, à l’heure où de nouveaux hôpitaux privés ne cessent d’être construits sur place. Dans un tout autre domaine, celui de la construction, les nombreux projets réalisés sur place devraient peut-être inviter les entreprises wallonnes à nouer des joint-ventures avec des partenaires locaux bien au fait des démarches administratives locales. Dans le secteur des matériaux aussi, on trouve de nombreux besoins, allant des parquets aux panneaux préfabriqués, fenêtres, isolation, articles et montages sanitaires de plomberie, maisons préfabriquées, matériaux de toiture et de voie de garage, sans compter les matériaux spécifiques, comme les structures et matériaux résistant aux tremblements de terre et les matériaux de construction en aluminium… Exportation - importation Nombre d’entreprises de notre province pourraient donc espérer un bon potentiel dans ce pays pas si lointain que ça, véritable porte d’entrée vers l’Asie. Notons encore que le pays recèle aussi mille trésors pour nos entreprises qui souhaitent importer. La Turquie est évidemment riche en marbres de qualité ou encore en céramiques diverses. C’est aussi un important producteur de meubles en bois et en métal, ou encore de joaillerie, verre, machines-outils, équipements électriques et électroniques. Son agro-industrie est également de taille, sans compter qu’elle se positionne comme le quatrième exportateur mondial de confection… Réussir sur ce marché… L’économie turque étant à la fois moderne et traditionnelle, l’exportateur averti prendra nécessairement soin, avant toute démarche, de bien s’informer sur les pratiques culturelles et commerciales en usage aux quatre coins de ce pays gigantesque. Précisons déjà que le contact personnel semble primordial, de même que l’établissement d’une relation de confiance –personnelle ! - entre les partenaires. Cela tombe à pic, Futurallia vous propose précisément de rencontrer un maximum d’interlocuteurs en un minimum de temps… Allez-y, foncez ! Futurallia 2013 La Turquie vous intéresse… Tout comme d’autres pays d’Europe et d’ailleurs… Futurallia est « LE » forum de rendezvous d’affaires pour les PME qui cherchent des partenaires à l’international… et n’ont que peu de temps à y consacrer. En 3 jours, cette organisation bien rodée vous permettra précisément de tenir des rendez-vous (formels et informels) avec les 500 autres PME présentes, de manière multisectorielle. Découvrir et faire des affaires… Quand on n’a pas le temps de courir le monde, avoir autant de partenaires à portée de mains, c’est précieux… Vous ne rentrerez probablement pas avec 5 contrats signés, mais avec une foule d’infos précieuses. Parce que vous aurez l’occasion de faire le tour du marché, de voir ce que vos concurrents proposent, de débusquer un secteur de niche auquel vous n’avez peut-être jamais pensé ou de vous allier à un partenaire qui vous permettra d’élargir votre gamme… Ou la sienne. Contactez Anne-Michèle Barbette, à la Chambre de commerce… Sans compter les nombreux contacts informels avec les autres entreprises, wallonnes ou françaises, par exemple, qui peuvent devenir des ambassadeurs ou des informateurs précieux… Alors, pas encore convaincu ? Voyez donc www.futurallia.com ou participez à notre séance d’infos, en présence de l’Attaché de l’AWEX en poste sur le marché turc, début février. Pour plus d’infos : am.barbette@ccilb.be, 061 29 30 45. En outre, vous pouvez peut-être bénéficier d’une aide de l’AWEX pour diminuer le coût de votre déplacement !
Une nouvelle formule originale de financement ou d’investissement a aujourd’hui le vent en poupe Le crowfunding, vous connaissez ? Tout le monde a entendu parler de ces artistes qui financent leur premier disque en demandant à la communauté de les soutenir. C’est simple, rapide, et surtout cela permet à des inconnus sans le sou de mettre le pied à l’étrier. Saviez-vous que le concept existe aujourd’hui tous azimuts et ratisse de plus en plus large ? Son nom : le crowfunding. C’est tout simplement un nouveau concept de financement qui nous vient des Etats-Unis et qui commence petit à petit à se faire une place en Europe. Explications… Les projets explosent… De manière littérale, le crowfunding en question peut se traduire en « financement par la foule » ou « financement par le grand public ». L’idée de base du concept, c’est qu’il est plus facile de réunir un montant déterminé en demandant des petites sommes à un grand nombre d’investisseurs, plutôt que de demander à un seul partenaire de prendre en charge le financement global de l’opération. Il fallait y penser. Et l’idée est au moins originale ! D’ailleurs, fin 2011, la plateforme crowdsourcing.org (www.crowdsourcing.org) recensait plus de 400 sites proposant tous le même concept à travers le monde. On estime qu’en quelques années l’ensemble de ceux-ci aurait permis de récolter plus 1,5 milliards de dollars pour 1 million de projets, excusez du peu ! Un investissement minimum généralement faible, de 50 à 1.000 euros ! Evidemment, la dynamique bénéficie aussi du contexte. Ainsi, l’ampleur exceptionnelle de cet engouement doit beaucoup à la montée en puissance d’Internet et des réseaux sociaux. Les projets étant désormais visibles sur une plateforme web, l’information circule mieux et plus rapidement… jusqu’à intéresser des inconnus parfois très influents. La cible est exponentielle, les investisseurs peuvent être tout aussi nombreux. D’autant qu’au vu de l’investissement minimum généralement (très) faible, la formule présente un attrait évident. Réussir un projet sans avoir un capital suffisant… Vous vous en doutez, le montant financé en moyenne par projet est très variable, de quelques centaines d’euros à plusieurs millions. Il dépend de toute façon toujours du projet lui-même. En la matière, les Etats-Unis sont bien sûr pionniers, raflant encore près de 60% des projets financés en crowfunding jusqu’à fin 2011. Mais qu’on se le dise, le reste du monde n’est pas insensible à l’idée. Surtout que les opérations de crowfunding peuvent être mises en place pour des projets extrêmement variés. On l’a dit en préambule, cela va du chanteur qui souhaite financer un album sans avoir les fonds nécessaires jusqu’à l’organisation sociale qui désire financer une école dans un pays du tiers monde, le tout en passant par l’entrepreneur qui veut lancer un projet sans disposer du capital suffisant. … mais avec une idée ! En matière musicale, des exemples concrets vous parlent très certainement. En France, le single bien connu de Gregoire, « Toi plus moi », a par exemple été financé par les internautes, via la société My Major company. Plus proche de nous encore, l’artiste Tom Dice a financé son album, via les internautes et la société SonicAngel. Ses fans ont réalisé un bénéfice de 260%, perçu sous forme de dividendes. Pas mal, non ? Et en matière de projets commerciaux, vous vous demandez peut-être aussi qui peut se laisser tenter par le crowfunding ? Projets commerciaux… Car il n’y pas que les artistes qui s’appuient sur ce mode financement pour donner vie à leurs projets. Dans la sphère entrepreneuriale, cela permet à des projets de création innovants de réunir les fonds nécessaires à leur lancement, et pas seulement dans les secteurs technologiques. Chez nous, l’une des plateformes les plus connues a aussi bien permis de financer un projet développant des solutions IT pour le suivi des patients à domicile que le lancement d’une nouvelle gamme de produits cosmétiques, de sacs à main ou d’aliments 100% naturels pour chiens. Il n’y a donc pas vraiment de secteur déterminé, l’important étant que le projet rencontre un engouement suffisant du public… et le financement attendu. Des risques quand même de part et d’autre Le crowfunding, vous l’aurez compris, est un concept qui mérite d’être vulgarisé, ne futce que parce qu’il permet à des entrepreneurs sans les fonds propres suffisants de se lancer si leur projet en vaut la peine. Le porteur de projet se rappellera quand même que le A LA CHAMBRE > accompagnement financement via crowfunding implique des contraintes qui ne sont pas forcément présentes avec les autres mécanismes de financement (ex : si des investisseurs entrent dans le capital, il faudra les convier à l’assemblée générale). Quant à l’investisseur, il aura quant à lui noté qu’il consent une opération « plein risque » l’obligeant tout de même à redoubler de prudence sur ses mises de fonds. Plus d’infos : Service d’accompagnement financier et transmission, benoit.lescrenier@ccilb.be 061 29 30 47 Quelques exemples de crowfunding à la belge Myfirstcompany : Cette plateforme permet à des créateurs d’entreprises de lever un maximum de 99.999 euros pour lancer leur projet. En échange de leur mise de fonds, les investisseurs reçoivent des parts que l’entrepreneur cède. (Maximum 25% afin de garder le contrôle de l’entreprise). Le porteur de projet doit indiquer le montant qu’il souhaite lever. Si ce montant est entièrement récolté dans les 3 mois, les fonds seront libérés et des actions seront échangées avec les investisseurs. Dans le cas contraire, le projet ne sera tout simplement pas financé et les investisseurs seront remboursés. Look&Fin : Cette filiale de la société EEBIC a lancé sa plateforme de crowfunding plus récemment sur le marché belge. Contrairement à Myfirstcompany, Look&fin vise quant à elle des jeunes entreprises ayant déjà un historique commercial. La levée de fonds est limitée à 200.000 euros et le montant minimum par investisseur est fixé à 100 euros. La formule consiste ici en des emprunts octroyés aux jeunes sociétés, remboursables en fonction de l’évolution du chiffre d’affaires. MyMicroInvest : C’est une plateforme de crowfunding qui diffère des autres étant donné qu’elle est basée sur le principe du co-investissement. Ne sont ici mis en avant que des projets qui seront soutenus par des investisseurs professionnels (fonds de capital à risque ou business angels). Entreprendre Aujourd’hui N°146 - décembre 2012 - 31



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