Entreprendre Aujourd'hui n°143 septembre 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°143 septembre 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°143 de septembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 8 Mo

  • Dans ce numéro : Euro-Locks Bastogne : des millions de clés pour un succès sur la durée… Rencontre avec Daniel Ceron, Administrateur délégué, et Stephan Wilmotte, Directeur général.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESPACE ENTREPRISES > ITINERAIRE Entreprendre : Pour réussir dans le secteur automobile, le travail ne suffirait donc pas ? Que faut-il de plus pour y arriver ? François Llorens : C’est simple, c’est évident, c’est naturel : il faut une bonne marque ! Il n’y a pas de secret. Un bon garage ne se suffit pas à lui-même si la marque ne suit pas, que ce soit en termes de fiabilité, de design, de performances. C’est comme en compétition moteur. Prenons les courses de vitesse en moto. Valentino Rossi est, selon moi, le meilleur pilote actuel. C’est le plus talentueux et le plus doué de sa génération. Hélas, sa Ducati, avec tout le respect que j’ai pour cette machine de légende, n’est pas actuellement la plus performante. Pour redevenir champion du monde, ce sportif hors normes sait qu’il lui faut rejoindre une écurie - et une marque - au top pour engranger de nouveaux succès. Et bien l’approche est la même pour un garage. Vous avez beau offrir le meilleur service et être le plus commerçant du monde, si votre marque ne séduit pas le client, c’est fichu. Entreprendre : Votre succès est donc tout autant celui de votre (vos) marque(s) ? François Llorens : Bien sûr… Et je défie qui que ce soit de me prouver le contraire. Llorens n’est pas une entreprise de production qui se différencie des autres par de petites touches innovantes liées au produit. Nous sommes un garage, qui vend et entretient des véhicules. Cela sous-tend que notre clientèle doit avant tout avoir été séduite par des modèles, des lignes, du rêve… Sans cela, nous n’existons pas. Entreprendre : Sauf que toutes les concessions n’affichent pas la même réussite insolente… François Llorens : Non, c’est vrai. Et c’est là, justement, qu’intervient le second maillon du binôme formé par le garage et sa (ses) marque(s). Notre plusvalue à nous est là, lorsque le client franchit la porte du show-room. C’est là, 28 - Entreprendre Aujourd’hui N°143 - septembre 2012 « Les clients nous choisissent pour la qualité des marques que nous défendons et pour le service différent - et meilleur - que nous rendons… » notamment, que nous avons une (ou des) carte(s) à jouer. Nous devons être professionnels, à l’écoute, ouverts, compétents, réactifs, disponibles… Notre marge est faible et les erreurs se paient cash. Entreprendre : Vous ne semblez pourtant pas particulièrement habitués aux erreurs… François Llorens : Nous en faisons comme tout le monde, mais nous ne les répétons pas. Tout le monde peut se tromper ou ne pas être au top, mais il ne faut pas que cela soit une habitude. Une fois encore, pour que la performance soit au rendez-vous, les partenaires doivent évoluer de concert. Certains parlent d’émulation, moi je dirais plutôt que c’est une volonté commune de réussite. Entreprendre : La volonté, ça vous connaît… François Llorens : On peut le dire. C’est peut-être même le trait de caractère qui me colle le plus à la peau. Je nourris des rêves, comme beaucoup, mais c’est la volonté en question qui me pousse à les réaliser. Envers et contre tout ! En fait, je suis un passionné qui met tout en œuvre pour arriver à ses fins. Y compris toute mon énergie, mes forces, mes idées. Entreprendre : Votre entreprise en est la meilleure preuve, non ? François Llorens : Probablement, mais cette entreprise n’est pas le résultat d’une aventure individuelle. Je dois bien avouer que j’ai eu énormément de chance, tout au long de ces années, parce que j’ai croisé le chemin de nombreux collaborateurs qui m’ont aidé, accompagné, suivi. Entreprendre : à circuler dans les allées de vos ateliers, dans les bureaux et les salles d’exposition, on voit que l’entreprise est le reflet de cette longue collaboration. Travailler avec François Llorens n’est donc pas si compliqué, malgré vos seuils d’exigence et votre caractère trempé… François Llorens : On dirait… Le plus ancien de mes collaborateurs, Jean-Paul Toche, est encore aujourd’hui l’un de mes plus fidèles « lieutenants ». Imaginez-vous que nous avons partagé une aventure professionnelle de près de trente ans. Et ce n’est pas le seul à me faire confiance depuis longtemps. C’est donc que travailler pour moi n’est pas si difficile. Je suis exigeant, mais je sais aussi rendre ce que l’on me donne. Chacun le sait, mon bureau est toujours ouvert et je ne rechigne personnellement jamais à mettre les mains dans le cambouis. Entreprendre : à regarder les photos qui garnissent l’album de votre vie professionnelle, on se dit que vous avez eu une carrière bien remplie. Quel regard jetez-vous sur ces trente ans ? François Llorens : Je pense avoir su transmettre ma passion à bon nombre de ceux qui m’ont approché. Collaborateurs, partenaires, clients, même mes proches ont accepté de se lancer sans concession dans l’aventure. Avec beaucoup de hauts, parfois des bas, mais toujours en accord avec la philosophie de satisfaction du client qui compte plus que tout. Et qu’importe si celui-ci est maintenant plus volatile que par le passé. Chez Llorens, le client est roi parce qu’il nous fait l’honneur de nous accorder sa confiance. Entreprendre : En 2006, vous investissez 2,5 millions d’euros dans un projet trois marques de grande envergure ici à Neufchâteau. En coulisses, certains ricanent. Ils pensent que vous avez la folie
des grandeurs. Vous n’avez quant à vous jamais eu peur ? François Llorens : Je ne dirais pas que toutes mes nuits ont été douces et reposantes, mais je ne me suis pas lancé sans avoir fait et refait mes comptes. C’est vrai qu’objectivement ce projet est disproportionné par rapport au nombre d’habitants au kilomètre carré, mais nous savions - et avons prouvé - que nous ne foncions pas dans le mur. Evidemment, cela soustendait de passer à la vitesse supérieure (en passant de 450 à quelque 950 véhicules par an,ndlr), mais les signes avantcoureurs étaient latents. Entreprendre : D’ailleurs, l’importateur (D’Ieteren,ndlr), les marques (Audi, Volkswagen et Skoda) et les banques vous ont suivi… François Llorens : Nous leur avons prouvé, chiffres à l’appui, que notre développement allait suivre. Et tout le monde à nouveau s’est investi, à commencer par le personnel qui a cru dans ce projet neuf, content de travailler dans de meilleures conditions, heureux de voir l’entreprise se développer. Entreprendre : Votre clientèle reste fidèle ? François Llorens : Moins qu’avant, c’est un signe des temps. Là où près de 90% des gens revenaient auparavant, il n’y a plus que la moitié des clients qui nous suivent aujourd’hui. Entreprendre : Cela vous déçoit ? François Llorens : Oui… et non. C’est la vie. Les critères de choix ont changé avec une clientèle elle-même plus difficile à séduire, à satisfaire. Alors on se bat… avec nos armes, notre stratégie, notre intelligence, notre courage. On lui en donne toujours plus. On bichonne nos clients, on est souple avec les horaires, on ouvre le samedi que ce soit pour les show-rooms ou pour les ateliers. Et quand je dis « on », j’intègre toute l’équipe dans cet investissement. L’entreprise a un nom, le mien, mais elle a plusieurs dizaines de visages. Elle se dessine en fait sous les traits des employés, des ouvriers, des cadres, depuis le vendeur jusqu’au mécano. C’est une équipe, comme vous les voyez dans les paddocks d’une course de F1. Le pilote reçoit le bouquet, mais c’est l’équipe qui a vaincu. Entreprendre : De nouveaux pilotes sont même déjà aujourd’hui au warm-up… François Llorens : Oui, deux de mes fils, Jérémy, l’aîné, entré au sein de l’entreprise il y a six ans, est manager VW à Neufchâteau et chapeaute les ateliers mécaniques de nos trois entités (Arlon, Izel et Neufchâteau). Arnaud est quant à lui manager Audi (Arlon et Neufchâteau) et me seconde dans la gestion financière. Enfin, David Bossicart est manager Skoda, ici, en Centre-Ardenne. Entreprendre : La reprise du garage Audi, à Arlon, ce n’est pas le risque de trop ? François Llorens : Non, je ne crois pas. Je dois bien admettre que c’est un nouveau challenge de taille, mais le risque est calculé. L’importateur lui-même a été notre principal soutien. Non, ce n’est ni un caprice, ni une sottise. Que du contraire, c’est la promesse d’un nouveau défi à la sauce Llorens, avec les compétences maison, ne serait-ce que grâce au personnel en place. ESPACE ENTREPRISES > ITINERAIRE « Je suis un gars de parole et d’action… qui réalise ses rêves grâce à des collaborateurs d’exception et des ambassadeurs - les clients - qui ne le sont pas moins… » Entreprendre : La première révolution Llorens a eu lieu pour l’inauguration. Expliquez-nous en quoi vous vouliez rompre avec la mentalité en place… François Llorens : Plutôt que Jérémy Llorens Arnaud Llorens David Bossicart d’inaugurer le garage de manière traditionnelle, et c’est une idée de ma femme Sylviane, nous avons voulu le faire en impliquant chacun des membres du personnel qui, trois jours durant, s’est relayé dans le show-room pour rencontrer la clientèle. Profitant du lancement de la nouvelle A3, nous avons permis à chacun, mécaniciens, préparateurs et autres, de croiser le client et de participer à l’aventure commerciale de la marque. Entreprendre : Toujours cette volonté de figurer en équipe soudée… François Llorens : Toujours ! Mais ce n’est pas pour nous une stratégie marketing étudiée, c’est tout simplement la preuve que l’aventure Llorens est la réussite d’un projet commun. Nous en sommes fiers, à tous les échelons de la structure… Propos recueillis par Christophe Hay Photos Jean-Louis Brocart S.A LLorens Chaussée de Recogne, 26 6840 NEUFCHATEAU Tél. : 061 27 84 83 Llorens & Fils S.A Zone artisanale de Weyler, 7 6700 arlon Tél. : 063 43 00 80 J.A.R. Motor Route de Bouillon, 4 6810 IZEL Tél. : 061 32 54 80 www.llorens.be Entreprendre Aujourd’hui N°143 - septembre 2012 - 29



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