Entreprendre Aujourd'hui n°141 mai 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°141 mai 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°141 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 15,8 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec Sergio Calandri, patron convaincu et convaincant d'Herbalgem, leader mondial de la production d’extraits naturels de bourgeons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 28 - 29  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
28 29
A LA CHAMBRE > LOGISTIQUE Maintenant, en tout cas, vous n’avez plus d’excuses ! Vous savez que toutes les entreprises qui ont des chauffeurs titulaires d’un permis C-D, qu’ils soient affectés au transport de personnes ou de marchandises, doivent former leur personnel, comme l’indique l’A.R. du 4 mai 2007 qui transpose en droit belge la directive 2003/59/CE du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne du 15 juillet 2003 relative à la qualification initiale et à la formation continue des conducteurs de certains véhicules routiers affectés aux transports de marchandises ou de voyageurs par route. Aspects légaux Qu’en est-il ? Et bien notons tout d’abord que cette formation est une obligation qui date de quelques années à peine, mais qu’elle ne doit plus être ignorée. Depuis le 10 septembre 2008, pour le transport de personnes (permis D, D1, DE ou D1E), et depuis le 10 septembre 2009, pour le transport de marchandises (permisC, C1, CE ou C1E), les chauffeurs sont tenus de suivre un cycle tous les 5 ans, soit 35 heures de formation à raison de 5 cours, donnant chacun l’octroi à 7 points, soit 5 x 7 heures de formation, pour obtenir 35 points et maintenir la validité de leur permis. Qui est concerné ? Les chauffeurs « C », ayant obtenu leur permis avant le 10 septembre 2009 (pour le transport de marchandises, soit le permisC, C1, CE ou C1E), doivent avoir suivi les 35 heures de formation continue avant le 10 septembre 2016. Les chauffeurs « D », ayant obtenu leur permis avant le 10 septembre 2008 (pour le transport de personnes, soit le permis D, D1, DE ou D1E), doivent avoir suivi les 35 heures de formation continue avant le 10 septembre 2015. Les chauffeurs ayant obtenu leur permis « C » après 2008 et « D » après 2009 doivent prévoir le renouvellement de leur permis de conduire endéans les 5 ans avant la date d’échéance. On comprendra 28 - Entreprendre Aujourd’hui N°141 - mai 2012 Vous avez des chauffeurs titulaires d’un permis C ou D ? Connaissez-vous vos obligations en matière de formation continue ? S’agissant de salariés occupant des postes de chauffeurs, la législation prévoit certaines obligations en matière de formation continue. Vous le saviez ? Et saviez-vous encore que les entreprises de transport ne sont pas les seules concernées par ces obligations ? qu’il est dès lors judicieux de planifier les cours afin de ne pas se retrouver en fin de période avec de nombreuses heures à prévoir et des organismes de formation débordés ! Qui dispense de tels cursus ? Précisons d’emblée que les modules doivent être officiellement agréés par le SPF Mobilité et Transports et dispensés par des instructeurs reconnus compétents par les mêmes instances pour ce module agréé. Pour connaître la liste de ces organismes, il suffit de consulter le site www.mobilit.fgov.be (cliquez sur l’onglet route, puis permis de conduire, puis écoles de conduite, centres d’examen, centres de formation). Cas particuliers En admettant que les cas particuliers ne concernent généralement qu’une frange du public, et donc des entreprises, il s’avère que le positionnement géographique de la province de Luxembourg, à deux pas des frontières luxembourgeoise et française, pose quand même question s’agissant de chauffeurs formés dans un pays et roulant dans un autre. à la question de savoir comment aborder la législation si un (ou des chauffeurs) que j’engage dispose(nt) d’un permis C délivré dans un autre pays, ou simplement circule(nt) dans un autre pays ? La réponse première, et évidente, est déjà de rappeler qu’il convient que l’entièreté de la formation continue soit suivie dans l’Etat choisi par le chauffeur/l’entreprise. Cela se justifie notamment par le fait que tous les pays européens n’ont pas introduit la formation continue sur leur sol de manière identique et que ces systèmes sont en règle générale incompatibles entre eux. La formation continue pourra donc être effectuée dans le pays de résidence du conducteur professionnel ou dans celui où est implantée l’entreprise qui emploie le conducteur en question. Il se peut toutefois que la date à partir de laquelle un conducteur doit avoir suivi sa formation continue varie d’un pays à l’autre. Il est donc possible que dans le pays où il exerce sa profession la formation continue soit déjà obligatoire alors que ce n’est pas le cas dans le pays de sa résidence. Dans ce cas de figure, un conducteur doit se conformer à la date à partir de laquelle la formation continue est obligatoire dans le pays dans lequel il travaille. à titre d’exemple, un conducteur travaillant en France (où la formation continue est déjà exigée), mais habitant en Belgique, a la possibilité de suivre la formation continue dans les délais prévus sub 9.), sans que les autorités françaises ne puissent verbaliser ce conducteur lorsqu’il est amené à traverser la France dans le cadre de son emploi dans une société belge. Par contre, pour éviter à un chauffeur belge de recevoir une amende en France, il est prudent que ce dernier demande à son administration communale de faire mettre le code 95 sur son permis (prouvant qu’il est en ordre de formation d’ici 2015/2016). La formation en Belgique est conseillée… Soyons clairs, une entreprise belge a sans doute intérêt à faire suivre les cours en Belgique à ses chauffeurs, ne fut-ce que parce qu’elle peut déjà bénéficier des chèques-formation, ainsi que du subside des fonds sociaux. Par ailleurs, les centres de formation belges sont plus souples : possibilité de formation le week-end, pas d’obligation de former les chauffeurs suivant un rythme prédéfini (3 jours d’affilée en théorie, puis 2 jours en pratique le même trimestre) comme c’est par exemple le cas en France. Pour le Luxembourg, notez que les échéances sont les mêmes qu’en Belgique, l’Institut de formation ad hoc n’étant d’ailleurs pas encore sur les rails. En collaboration avec Dominique Wautelet (Ers-academy sprl - www.ers-academy.com) et Véronique De Meyer (PTTC - www.pttc.be)
Sécurité en entreprise Une réalité qui interpelle… toujours ! La nouvelle campagne de l’Agence européenne pour la Santé et la Sécurité au travail ne dit en tout cas pas autre chose, elle qui invite à une émulation dans le domaine par la conscientisation avec son slogan « Ensemble pour la prévention des risques » qui invite à y penser, et puis à y penser encore… Une vérité de tous les jours, de tous les instants… Chaque année, le 28 avril est dédicacé Journée mondiale de prévention contre les accidents de travail. Il n’y a pas de raison particulière à ce que cette date ait été choisie plutôt qu’une autre, mais au-delà de la date elle-même c’est le fait qui est important. Une fois par an, on martèle le clou, on informe, on rappelle, on institutionnalise. En 2010, nous avions choisi de vous informer de manière originale en invitant une délégation syndicale à prôner les bienfaits de la sécurité pour les travailleurs. En 2011, nous avions cette fois rassemblé des patrons d’entreprises des quatre coins de la province pour témoigner de leur politique sécurité. L’Oréal, ExxonMobil et Reynders Etiquettes avaient alors montré que la sécurité est une réelle valeur plus qu’un objectif, en insistant sur les démarches qui y sont liées et qui s’inscrivent sur le long terme et nécessitent une attention de tous les instants. Un message qui a visiblement frappé certains esprits, dont celui du dirigeant et du conseiller en prévention de Mima Films, à Virton, chez qui les résultats et la politique de prévention s’étaient étiolés avec le temps… Les vérités empiriques parlent toujours… Galvanisée par le discours tenu par ses consœurs luxembourgeoises en 2011, La sécurité au travail concerne chacun dans l’entreprise, du patron aux travailleurs, en passant par la ligne hiérarchique. Ça, c’est tout sauf neuf ! Pourtant, c’est probablement là que tout se joue, que tout s’écrit. Nous y revenons une fois encore, rappelant que si une journée est dédicacée chaque printemps à la sécurité sur les lieux de travail, c’est tous les jours qu’il faut remettre le travail sur le métier… l’entreprise virtonaise a donc décidé de s’attaquer à la problématique, de mettre en œuvre une politique de prévention digne de ce nom et de se donner les moyens de ses objectifs. C’est précisément ce que sont venus expliquer Xavier Maka, Directeur du site, et Yanic Pain, Conseiller prévention, lors de la manifestation organisée le 27 avril dernier à la Chambre de commerce. Après quelques mois d’efforts, l’entreprise récolte avec humilité les premiers fruits de ce changement de valeur. Autre effet collatéral intéressant : les résultats améliorent non seulement la sécurité, mais aussi la qualité et la productivité au sein de l’entreprise. La condition sine qua non a pour ce faire été respectée : impliquer chaque membre de l’équipe. Une règle corroborée par Elvi Soppelsa, délégué syndical chez Magolux, qui a également présenté les actions mises en œuvre dans la fonderie de Messancy. Là, on a opté pour des initiatives « coup de poing », tantôt sous forme d’expositions, tantôt sous forme de pièce de théâtre, soit autant de formules originales destinées à frapper les esprits d’ouvriers peu enclins aux grands discours. Notez que ces actions sont soutenues par la direction qui y met bien volontiers les moyens financiers nécessaires et libère le personnel le temps qu’il faut. Ensemble pour la prévention des risques Outre le témoignage de nos deux entreprises, la manifestation tenue cette année à l’occasion de la journée mondiale de prévention a en outre permis à Alain Piette, ergonome au SPF Emploi à Bruxelles, délégué par Frank Dehasque, Focal Point de l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail, de présenter le thème de la nouvelle campagne A LA CHAMBRE > sécurité de l’Agence de Bilbao. Pour notre part, nous vous avions déjà annoncé le lancement officiel de cette campagne qui va durer 2 ans dans le dernier numéro d’Entreprendre aujourd’hui, permettez-nous toutefois d’insister à nouveau sur l’implication nécessaire de chacun au sein des entreprises. L’Agence lance quant à elle également un concours de bonnes pratiques pour les entreprises qui ont mis en œuvre des initiatives entre dirigeants et travailleurs pour coopérer activement à améliorer la sécurité et la santé au travail (www.healthy-workplaces.eu ou www.beswic.be). Des échanges de bonnes pratiques Terminons en remerciant les entreprises qui avaient accepté de présenter quelques actions fructueuses réalisées en leur sein (sous forme de mini-stands) en matière de sécurité, notamment Pierret System, ExxonMobil et Socogetra, qui n’ont pas hésité à dévoiler des initiatives originales dont toutes les entreprises dynamiques pourraient s’inspirer… Plus d’infos Anne-Michèle Barbette 061 29 30 45 Entreprendre Aujourd’hui N°141 - mai 2012 - 29



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :