Entreprendre Aujourd'hui n°141 mai 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°141 mai 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°141 de mai 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 15,8 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec Sergio Calandri, patron convaincu et convaincant d'Herbalgem, leader mondial de la production d’extraits naturels de bourgeons.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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A LA CHAMBRE > agroalimentaire Avec le soutien de la DGARNE Les atouts du packaging dans le domaine agroalimentaire sont évidents N’attendez pas... Tout se déguste en effet d’abord… avec les yeux ! Les 7 règles d’or du bon investissement dans le packaging ! 1. Comme décideur, vous devez déjà oublier votre approche personnelle (individuelle) des choses. Il vous faut donc penser comme le fera un consommateur lambda dont vous ciblez l’achat. 2. Un bon packaging doit transmettre un message, raconter une histoire, créer de la séduction, et même lancer un dialogue avec le client. 3. Evitez à tout prix de vous lancer dans une dynamique « Me too ». C’est-àdire de copier les leaders du marché en termes de produit et d’emballage. Sortez du lot, différenciez-vous… 4. La chance des petites séries, c’est de pouvoir être remises en cause régulièrement. Vous pouvez faire évoluer votre packaging par petites touches qui sont toujours bien plus profitables que les révolutions qui créent des ruptures avec les clients fidèles. 5. Soyez attentifs aux tendances du moment. Votre packaging est le reflet de votre entreprise, notamment en termes de responsabilité sociétale, de marketing 2.0, d’économie durable… 6. Le packaging n’est qu’un élément de votre approche produit. Il faudra bien entendu l’intégrer de manière cohérente dans une vaste palette d’outils de promotion sur le point de vente. 7. Créer une marque et la faire vivre est souvent un investissement lourd. Comme évoqué, s’il est dangereux de faire des économies en réduisant la qualité du packaging, il ne faut pas nier l’investissement à réaliser. 26 - Entreprendre Aujourd’hui N°141 - mai 2012 Il y a peu, dans la cadre d’un salon professionnel, et en collaboration avec Wallonie Design et le pôle Wagralim, la Chambre de commerce a organisé un séminaire fort intéressant sur le packaging dans le secteur agroalimentaire. L’idée poursuivie n’était ni innocente ni dénuée de bon sens sachant que des entrepreneurs du cru rencontrent couramment des difficultés à promouvoir leurs productions de qualité parce que l’idée même de consacrer du temps et de l’argent au packaging en question ne les a pas effleurés. Il en découle que leur savoir-faire pêche par manque d’originalité, de différenciation. Sauf qu’avec notamment l’envie de répondre à des questions simples, mais capitales, sur un sujet qui préoccupe nécessairement les entreprises, petites et grandes, nous avions derrière la tête l’idée simple que l’emballage sert souvent à autre chose qu’à simplement… emballer ! Le packaging fait partie de la démarche produit… Comme d’autres secteurs, et peutêtre même plus encore que des filières artisanales ou industrielles classiques, l’agroalimentaire doit absolument, selon nous, se résoudre à investir dans un packaging le plus adéquat qui soit pour mettre en valeur ses spécialités. Reste à répondre aux deux questions capitales du « pourquoi » et du « comment » investir… Urgemment ? Massivement ? Ou subtilement, voire intelligemment, de manière créative, avec originalité ? à l’évidence, le recours à un packaging subtil est un adjuvant pour toute production. Nous avons rencontré Emmanuël Briard, de l’agence de communication Un pas plus loin, il nous a donné quelques pistes de réflexion non dépourvues d’intérêt… Pour ce dernier, il convient avant tout de donner à la filière agroalimentaire des armes suffisamment affutées pour que ses performances soient à la hauteur des attentes de chaque acteur qui y oeuvre. Ensuite, il faut convaincre chacun des acteurs en question que le produit, son produit, n’est pas (plus), hélas, la seule variable sur laquelle s’appuyer pour que la réussite soit au bout du chemin. Admettant qu’avec un chiffre d’affaires annuel de 6,8 milliards d’euros, et pas loin de 20.000 emplois, l’agroalimentaire wallon, 2 e employeur industriel, croît non seulement par la qualité de ses produits mais encore par l’importance accordée à un packaging qui ne l’est pas moins. Pourquoi et comment investir dans un « bon » packaging ? Avant de répondre aux deux fameuses questions essentielles, il faut poser un préalable important à l’ensemble de la réflexion : le packaging est certes porteur… mais il coûte. Et il coûte souvent cher, parfois même très cher. Les professionnels ne disent pas autre chose, eux qui ne cachent pas qu’une telle réalité freine les ardeurs de nombreux entrepreneurs et producteurs. D’autant que l’effort à consentir pour développer un packaging de qualité est sensiblement le même pour une multinationale que pour le petit artisan. Ainsi, alors que la première va diffuser à grande échelle - qui sait en millions d’exemplaires ? - le second destinera classiquement ses produits à une distribution locale ! Voir petit ou grand, intégrer des éléments photographiques, de la création graphique, des formes, du relief… tout coûte de l’argent, a fortiori si la création se veut qualitative. Et cette distorsion initiale crée d’entrée de jeu un handicap pour les petites structures. C’est d’ailleurs pour cette raison bien simple que les aides financières au design sont un véritable levier utile
pour aider nos PME à rejoindre l’élite. Ne perdons cependant jamais de vue que le client qui entend s’offrir un produit de qualité est en règle générale d’abord séduit par l’emballage. Pourquoi investir dans le packaging ? C’est une donnée éprouvée que tous les as du marketing connaissent : le temps moyen de décision d’achat en grande distribution ne dépasse pas 3 secondes ! C’est peu, mais c’est surtout extrêmement radical. Tant pis pour les produits mal placés, mal emballés, peu séduisants, sans couleurs, sans lustre, en un mot comme en cent : fades, incolores, inodores. Communs, pourrions-nous ajouter si nous n’avions peur de vexer certaines susceptibilités. Pourtant, quand on sait que 57% des achats de produits de grande consommation se décident dans le point de vente, que 75% des innovations dans l’alimentaire sont des innovations packaging et, bonne nouvelle, que 83% des entreprises qui intègrent la notion de design voient leurs parts de marché augmenter, on se dit qu’il serait sot de ne pas jeter un œil sur les stratégies porteuses en matière de marketing et de packaging. Sachant, par exemple, qu’un produit qui est pris en main dans un rayon de supermarché a de grandes chances d’être déposé dans le caddy, et donc d’être vendu, la mission première de votre packaging touche exclusivement à cette « prise en main ». Et même s’il ne faut bien sûr aucunement négliger les fonctions manutention, protection et logistique de l’emballage, l’aspect esthétique relève de bien plus que d’un simple caprice. à la vue d’une boîte de biscuits ancienne, au simple bruit d’un emballage de gaufrettes, à la découverte d’une vieille bouteille perdue dans sa cave, voire à l’ouverture de la boîte de son nouvel iPad, quel consommateur n’a jamais ressenti de très fortes sensations, comme une poussée d’adrénaline ? Entre plaisir, satisfaction, nostalgie et excitation, tout prend généralement corps avant la dégustation, l’essai. C’est cette émotion qui doit être produite, car c’est elle qui provoque le désir… et donc l’achat. En collaboration avec Anne-Michèle Barbette et Emmanuël Briard, Un pas plus loin. Trading Energy ESSO Quality ORION Service Entreprendre Aujourd’hui N°141 - mai 2012 - 27



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