Entreprendre Aujourd'hui n°140 avril 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°140 avril 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°140 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec Jean-Louis Dussard, patron pressé de Concept’Eco Energy qui a tout balayé sur son passage en quatre ans seulement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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D’ICI & D’AILLEURS J Création d’entreprises Chiffres (très) à la baisse… Alors que 2011 - année de (re)crise, s’il en est - n’avait finalement pas clôturé sur des chiffres très (trop) alarmistes en terme de création d’entreprises, affichant même des taux largement plus convaincants que 2009 et 2010, ce début d’année est sensiblement plus morose. Avec plus de 15% de recul par rapport à une période identique en 2011, le premier trimestre s’inscrit d’ailleurs comme l’un des plus mauvais départs depuis longtemps, estime-t-on auprès des principaux guichets uniques qui épinglent entre autres une crise de confiance, des mesures lourdes d’effets pour les indépendants et un manque d’accès au crédit dû à la frilosité du secteur bancaire à accorder son aval pour appuyer les projets. Résultat : 18.750 entrepreneurs seulement ont plongé dans le grand bain entre janvier et mars 2012, soit 16% de moins qu’en 2011 et, surtout, 25% de moins qu’avant la crise 2008-2009. énorme ! Pour la petite histoire, précisons que 56% des starters ont lancé leur projet en Flandre, pour 28% en Wallonie et 16% à Bruxelles, ces chiffres reflétant une autre réalité, à savoir que la chute la moins importante est à mettre à l’actif de la Wallonie qui a limité les dégâts avec un recul évalué à 10%. Il n’empêche, cette réalité inquiète et fait peser un certain pessimisme quant à notre capacité à relever la tête en cette période chahutée. D’autant que chacun a lu ou entendu que le gouvernement et les diverses strates du pouvoir, de l’échelon local jusqu’au fédéral, attendent un sursaut entrepreneurial salutaire dans les prochaines années. Si l’on ajoute que plus de 10% des starters ne survivent pas après un an et que 40% des créateurs stoppent leur activité au cours des trois premières années, on se dit que le pari lancé est loin d’être gagné ! • Absentéisme L’absence de longue durée pose question Alors que l’absentéisme de courte durée a, semble-t-il, tendance à se stabiliser depuis quelques années, plusieurs secrétariats sociaux tirent désormais la sonnette d’alarme quant à une autre réalité plus inquiétante qui concerne cette fois les absences de longue durée. Depuis 2008, les maladies de plus d’un mois auraient en effet augmenté de… 47% dans les trois régions du pays et tous emplois confondus. Outre le vieillissement de la population active, les raisons avancées sont nombreuses pour expliquer cela. Les spécialistes pointent eux des facteurs comme les conditions de travail, les problématiques de motivation, le stress (burn-out) et les multiples affections physiques générées par le travail. Nous soulignerons quant à nous le coût de cet absentéisme grandissant pour la société dans son ensemble sachant que toute absence pour maladie de plus d’un mois est en grande partie à charge de la sécurité sociale. D’aucuns n’hésitent pas à dénoncer ce qu’ils appellent les limites du modèle de la carrière citron, c’est-à-dire un processus visant à presser l’individu jusqu’à ce qu’il craque. Nous méditerons chacun selon nos positions sur ces réalités… 30 - Entreprendre Aujourd’hui N°140 - avril 2012 a Fortune On prend les mêmes et on recommence, avec Slim, Gates et Buffett devant ! Le dernier classement Forbes, tout frais et tout récent, vient une nouvelle fois de consacrer le Mexicain d’origine libanaise, Carlos Slim Helu, comme l’homme le plus riche de la planète, avec une fortune estimée à 69 milliards de dollars (malgré une perte de 5 milliards entre 2011 et 2012). Juste derrière lui, on trouve l’indétrônable duo Bill Gates et Warren Buffett qui, malgré de généreuses et plantureuses donations, caracolent encore très haut dans les classements. Derrière ce trio, remarquons la quatrième place du financier français Bernard Arnault (41 milliards de dollars), lequel devance respectivement l’Espagnol Amancio Ortega, vous savez le patron de Zara, et Lawrence Ellison, génie de l’informatique et fondateur d’Oracle. Suivent de richissimes personnages moins connus, si ce n’est KarlAlbrecht (Aldi, à la 10 e place) et Liliane Bettencourt (15 e). Technologie Remplacerat-on bientôt les codes-barres ?.-7e t-e.elee'eieeneseell « i:e1"9.41P lebie:3:4-,Iel°11 111111111 # 1.111.111. 111111e Si le code-barres a révolutionné bon nombre de choses dès le milieu des années cinquante jusqu’à s’imposer de manière universelle pour la lecture automatisée des produits, et donc la gestion des stocks dans l’industrie comme dans la distribution, une nouvelle technologie révolutionnaire, portée par le géant japonais Toshiba pourrait - qui sait ? - jeter un jour un peu d’ombre sur l’omniprésence dudit code. Sans dire trop vite adieu à la représentation d’une donnée numérique ou alphanumérique sous forme d’un symbole constitué de barres et d’espaces dont l’épaisseur varie en fonction de la « symbologie » utilisée et des données ainsi codées, d’aucuns jouent la carte de l’innovation. Les ingénieurs nippons y croient même dur comme fer. Leur arme : un scanner de nouvelle génération qui reconnait les produits simplement à leur aspect ou en analysant leur emballage. Une micro-caméra, intégrée dans le scanner, identifie en fait le produit avant d’afficher son prix. Jusque-là l’appareil fonctionne surtout avec des fruits et légumes, mais il a été étudié pour reconnaitre l’emballage de n’importe quel produit. L’avantage pour les entreprises est que le système ne nécessite plus le moindre code-barres, ce qui est supposé pouvoir faire gagner du temps, notamment aux caissières de supermarchés. Reste maintenant à imposer un système neuf, et donc pas encore totalement efficace, pour contrer une technologie dont le coût unitaire de mise en œuvre reste parmi les plus bas (0,005 dollars) ! a
Crédit Les Belges, toujours plus étranglés, remboursent de plus en plus mal Si le nombre de Belges ayant au moins un crédit en cours est en augmentation depuis un an, cela ne suppose aucunement que la situation se complique pour nos concitoyens, que du contraire. En effet, le crédit suppose souvent une acquisition, et donc une capitalisation. Cependant, lorsque les crédits s’accumulent, il faut alors lire différemment les informations données. Et le pire est atteint lorsque des arriérés de paiement sont dus. Or le nombre de Belges ayant un arriéré de paiement pour au moins un crédit a récemment franchi un nouveau palier. Plus de 320.058 Belges sont désormais fichés à la Centrale des crédits aux particuliers. Nous dirons que sur les six millions qui ont recours au crédit, cela fait un pourcentage acceptable avoisinant les 5%, mais hélas en constante augmentation. Au premier trimestre, le montant total des contrats de crédit défaillants s’élevait à 2,6 milliards d’euros, répartis sur quelque 465.799 contrats, principalement de crédits à la consommation (fin mars, le montant moyen par contrat s’élevait à 5.592 euros,ndlr). Sur le terrain, nous remarquerons que certains secteurs sont principalement touchés, comme la branche télécom (4% des sommes réclamées passent ici par un règlement collectif de dettes,ndlr), les services aux collectivités (3,3%) et les hôpitaux (2,7%). Quant aux montants faisant l’objet d’un litige, ils varient fortement entre 800 euros pour une facture énergie impayée contre 260 euros, en moyenne, pour la facture télécom et 125 euros dans le secteur des soins... Travailleuses indépendantes Du neuf au 1er juillet ! Le Conseil des ministres a approuvé, le 20 avril dernier, l’augmentation de l’allocation de maternité pour les travailleuses indépendantes. à partir du 1er juillet 2012, l’allocation de maternité pour 8 semaines sera augmentée de plus de 250 euros. D’ICI & D’AILLEURS Indépendants complémentaires Une manière de répondre à la crise ! Si, nous l’avons vu, les chiffres de la création d’entreprises inquiètent la plupart de ceux qui s’intéressent à l’économie, la crise a des conséquences plutôt inattendues (quoique !) dont les retombées se font jour en matière d’activité complémentaire. L’explosion des situations familiales complexes, les prix galopants de l’immobilier et l’augmentation des prix d’un grand nombre de denrées ont maintenant plongé une série de travailleurs de la « middle class » dans une spirale de paupérisation latente. Et puis, les crises sont passées par là, révélant des besoins que nombre de salariés parviennent de plus en plus difficilement à assouvir. Du coup, le chiffre des indépendants complémentaires ne cesse d’exploser. Selon le Syndicat neutre des indépendants, ils sont aujourd’hui 15% plus nombreux qu’avant la crise. Horeca Les mesures anti-tabac font mal… Si griller « une petite cigarette » au grand air peut être agréable alors que les belles journées nous reviennent, avec leurs lots de moments sympas et de jolies silhouettes déambulant devant les terrasses, l’interdiction de fumer dans l’horeca, et principalement dans les cafés, n’a semble-t-il pas arrangé les affaires des débits de boissons et autres établissements dédicacés aux plaisirs d’un petit verre entre amis. En neuf mois, l’interdiction en question aurait, à en croire les chiffres du secteur, davantage encore englué des cafetiers qui n’en demandaient pas tant. Pensez qu’entre juillet 2011 et mars dernier, soit depuis les fameux neuf mois d’interdiction, 3.437 établissements ont connu la faillite ou ont cessé leurs activités ! On le sait, les cafés figurent traditionnellement parmi les professions qui génèrent le plus de faillites, mais l’augmentation enregistrée depuis l’application des mesures anti-tabac fait encore plus mal, faisant s’envoler les chiffres de 27% ! Rémunérations Avez-vous choisi l’un des 10 métiers les mieux rémunérés en Belgique à l’heure où l’on ne parle que d’austérité, de crise et de pauvreté croissante, d’aucuns s’en sortent mieux que d’autres. Normal, ils ont intelligemment opté pour un métier plus (très) rémunérateur. Mais, au fait, quel métier faut-il exercer pour espérer un salaire confortable en Belgique ? Et quels sont les professions qui ont connu les plus fortes augmentations ces dernières années ? Sans surprise, et vous qui nous lisez le savez sans doute mieux que d’autres, les dirigeants d’entreprise se hissent à la première place du podium lorsqu’il s’agit de déterminer les professions qui rémunèrent le mieux leurs ouailles. Avec un salaire mensuel brut moyen de 7.870 euros, soit une base salariale supérieure de près 168% à la moyenne nationale belge qui est de 2.936 euros, les patrons se positionnent loin devant les cadres (5.893 euros/mois). Viennent ensuite une série de métiers scientifiques et techniques (mathématiciens, physiciens, chimistes, ingénieurs spécialistes en sciences de la vie ou en informatique) qui trustent le reste du top 10 des métiers les mieux payés. à l’autre extrême, les salariés de l’horeca font pâle figure, eux qui gagnent en moyenne 1.975 euros/mois, soit un salaire inférieur de 33% à la moyenne nationale. Notons encore, en bas de la pyramide ainsi définie que les aide-ménagères et les artisans ne paraissent guère mieux lotis. Entreprendre Aujourd’hui N°140 - avril 2012 - 31



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