Entreprendre Aujourd'hui n°140 avril 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°140 avril 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°140 de avril 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : Rencontre avec Jean-Louis Dussard, patron pressé de Concept’Eco Energy qui a tout balayé sur son passage en quatre ans seulement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
#1. ssf_AlUE D'A cil° tipe., Achouffe 32 - 6666 WIBRIN Té1:0032(0)6i 28 Si 47 Fax:0032(0)6I 28 82 64 info@achoulre.bc www.achouIfe.be
,a1.11151 MA.t4/4.,== -• Projet Marguerite L’industrie manufacturière… Métiers porteurs, pénurie de main-d’œuvre ! Et le constat semble sans appel : le manque cruel d’élèves dans les filières techniques est un problème qui ne date certes pas d’hier, mais la situation empire avec le temps. L’idée a donc germé dans la tête des pilotes du projet FSE « La Marguerite » de sensibiliser les opérateurs de l’insertion, les enseignants et les animateurs économiques aux difficultés rencontrées dans l’industrie. Une rencontre sur ce thème a même été programmée et organisée. Le Centre de Technologies Avancées (CTA), nouvellement installé sur le site de l’Institut des Arts et Métiers à Pierrard, a offert le cadre idéal pour une manifestation originale qui s’est tenue en mars dernier. Une visite du centre, complétée par le témoignage de deux entreprises, ainsi que par une présentation de données quantitatives, a permis de mettre en exergue les difficultés et, surtout, les potentialités d’un secteur porteur d’avenir. Le CTA au service de la formation industrielle Pour faire court, disons que le CTA est une infrastructure qui met des équipements de pointe à disposition des élèves et des enseignants, tous réseaux confondus, mais aussi des demandeurs d’emploi comme des travailleurs, en vue de développer des formations qualifiantes dans un secteur en pénurie. « à Pierrard, explique Bernard Jacquemin, Directeur, le CTA est dédié à l’automation industrielle, basée sur le concept de mini-usine, permettant les diverses formations nécessaires pour un technicien industriel moderne. » L’élément essentiel de cette fameuse mini-usine, c’est donc la chaîne de conditionnement « didactisée » de taille industrielle, entièrement automatisée. Mais l’ensemble est aussi composé d’un atelier principal (conduite et réglage de ligne), équipé de la ligne de conditionnement proprement dite, avec C’est un fait, le visage économique de la province de Luxembourg diffère grandement de ce que l’on connaît ailleurs en Wallonie, et notamment dans les bassins industriels classiques. Rien d’étonnant donc que l’industrie manufacturière n’apparaisse aucunement parmi les filières emblématiques d’un territoire essentiellement les tableaux électriques nécessaires. Il permet les activités de paramétrages, réglages, conduite de ligne, changement de campagne, suivi de production… L’atelier maintenance est lui équipé d’éléments de la ligne principale, en doublons, ainsi que d’éléments de puissance. Il permet des opérations de maintenance, dépannage, résolution de pannes, test d’étanchéité… L’outil est doncup-to-date, ouvert même aux entreprises et aux agences d’intérim. caractérisé par un tissu de petites et moyennes structures. Pourtant, des métiers en pénurie offrent quand même leur lot de perspectives dans certaines industries présentes localement. Chez nous comme ailleurs, les métiers techniques sont en effet porteurs, reste qu’ils souffrent pour la plupart d’une désaffection quasi chronique… L’industrie et l’emploi… Même si l’industrie n’est pas, on l’a dit, le secteur le plus caractéristique de la province, quelque 7.690 postes de travail salarié y sont quand même comptabilisés (soit 10,4% du total des postes salariés du Luxembourg belge). En y ajoutant l’ensemble des postes du même type de l’autre côté de la frontière, au Grand-Duché de Luxembourg voisin, notamment pourvus par 4.200 frontaliers belges, vous conviendrez qu’il y a là plus qu’un marché de niche. Hélas, le marché de l’emploi n’est guère fourni pour répondre aux besoins de l’industrie locale puisque très peu d’élèves sortent encore des filières scolaires industrielles. Aujourd’hui, en outre, nos travailleurs sont happés par le GDL. Ne reste donc comme solution à nos entreprises que l’engagement de travailleurs frontaliers français ou le recours à du personnel intérimaire… Plus spécifiquement, les métiers de mécanicien d’entretien ou automaticien, d’opérateur en production alimentaire ou encore de soudeur sont régulièrement répertoriés comme métiers en difficulté de recrutement. Il est vrai que l’industrie est soumise à la pression internationale et conjoncturelle et que ses exigences sont de plus en plus élevées et concernent des profils de plus en plus qualifiés. Les compétences demandées touchent au respect des normes et procédures, aux connaissances technologiques, mais aussi à des atouts comportementaux… Bref, l’image complexe du travail dans ce secteur ne soutient pas l’attractivité du métier ! Deux exemples : Burgo et Varodem Ces mêmes tendances sont relevées sur le terrain. Pour Stéphane Herbeuval, Responsable des ressources humaines chez Burgo Ardennes, la nécessité, dans ce secteur en crise, est de mieux produire et donc de mieux travailler. Il est à la recherche de profils de plus en plus pointus (Bac +3 à +5) qui n’acceptent généralement pas les conditions de travail et les horaires proposés, mais aussi de profils de plus en plus polyvalents, capables d’anticiper, de respecter les paramètres de sécurité et les exigences environnementales, dans un souci constant de rentabilité. Par ailleurs, les compétences comportementales s’avèrent essentielles : la collaboration, la faculté d’adaptation et l’esprit d’initiative au niveau des compétences transversales, la précision, la communication, la capacité d’appréciation d’une situation et l’orientation vers le résultat pour ce qui est des compétences opérationnelles, ainsi que la faculté d’analyse et l’esprit de décision pour les profils plus pointus. Chez Varodem, entreprise active dans la fabrication de bas médicaux, la main-d’œuvre est ancrée au niveau local, avec une majorité de femmes et une moyenne d’âge de 45 ans. Ici aussi, Virginie Toussaint insiste sur la polyvalence des travailleurs : 3 personnes doivent être capables de se relayer au même poste. L’accent est également mis sur les compétences comportementales : importance d’être dans la communication, esprit d’équipe et sens de l’initiative. letzujj,Entreprendre Aujourd’hui N°140 - avril 2012 - 23



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :