Entreprendre Aujourd'hui n°139 mars 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°139 mars 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°139 de mars 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 4,0 Mo

  • Dans ce numéro : De l’ossature classique aux parois d’un bâtiment sur plusieurs étages, le lamellé-collé permet(presque toutes les audaces… Rencontre avec Philippe Courtoy, Directeur général de Lamcol SA.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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A LA CHAMBRE > focus Disons-le d’emblée, quand on parle d’installations électriques on évoque généralement des risques conséquents. Les conseillers en prévention le savent : les accidents électriques ne pardonnent pas, ou rarement. Il semblait donc utile de rappeler quelques règles d’usage et la réglementation concernée. Le RGIE : une bible Le travail sur les installations électriques possède son propre règlement : le RGIE. On y aborde tant la production, la transformation et le transport que leur utilisation (art. 1.01). Bien sûr, il y est aussi question d’inventorier les risques, d’établir des procédures, de déterminer les domaines de compétences des différents intervenants et, dès lors, de prévoir les formations ad hoc (art. 268). Le RGIE prévoit en outre un plan des influences externes afin de déterminer le matériel électrique approprié en fonction des conditions (environnement humide, sec…), des utilisateurs (ordinaires, enfants, personnes qualifiées…) et de l’endroit (art.19). Ces influences sont codifiées sous forme de lettres, respectivement A pour environnement et matériel, B pour utilisateurs et C pour construction. BA4-BA5 : à déterminer avec attention Tout employeur, comme l’a rappelé notre expert, doit disposer d’une liste spécifiant qui, au sein de l’entreprise, est qualifié et dans quel domaine, pour intervenir sur ou à proximité des installations électriques. Il doit aussi, le cas échéant, se faire aider pour former son personnel. Les personnes BA4 sont des personnes averties. Elles sont suffisamment informées des risques liés à l’électricité pour les travaux qui leur sont confiés, soit surveillées de façon permanente par une personne qualifiée pendant les travaux. Les BA5 sont, quant à elles, des personnes qualifiées qui, par leurs connaissances acquises (formation/expérience), peuvent évaluer elles-mêmes les risques liés aux travaux à exécuter et déterminer les mesures à prendre pour éliminer, ou limiter au minimum, les risques spécifiques y afférents (art.47.01.a.1). Pour attribuer le titre BA4 ou BA5, l’employeur tiendra compte des qualités/aptitudes du travailleur (sa formation, son expérience), des installations (haute ou basse tension, machines…), mais aussi des activités à effectuer (entretien, inspection…). Notons encore que cette appréciation doit être traçable ! 34 - Entreprendre Aujourd’hui N°139 - mars 2012 Sécurité Travailler en sécurité sur les installations électriques Le Club Prévention au travail, coordonné par la Chambre de commerce et rassemblant les conseillers en prévention des entreprises de la province, s’est réuni le 2 mars dernier avec pour thème les installations électriques ou, plus exactement, le fait de travailler en sécurité sur ces installations. Philippe Cotton, Senior Technical Manager Electricity chez Vinçotte, était notre expert du jour. Flash-back… Travaux sur installations électriques industrielles (art. 266) En matières électriques ou proches, il convient bien évidemment de distinguer les travaux, et d’être en mesure de définir s’il s’agit de travaux qui concernent directement l’installation, voire d’exploitation (changer l’état de l’installation, par exemple) ou s’il s’agit « seulement » d’interventions non électriques (mise en peinture, relevé du compteur…). De la même manière, on distinguera les travaux hors tension, au voisinage de pièces sous tension (terrassement, nettoyage…). Le RGIE détermine (art. 266.02) le rayon de chacune de ces zones en fonction de la valeur nominale de la tension. La détermination de ces différentes situations, couplée à l’analyse des risques, permettra bien entendu d’attribuer la codification de la compétence de la personne qui va intervenir (ce sont nos fameux codes A, B ou C). Ces éléments permettront également d’élaborer des procédures générales écrites, mais aussi de prévoir des équipements de protection (collectifs ou individuels) et une signalisation ad hoc. De telles prescriptions générales doivent être communiquées, de manière fiable et non ambigüe, et rappelées aux différentes personnes concernées. On évitera aussi les remises en service automatiques. Le travail hors tension En cas d’intervention en hors tension, une série d’étapes sont aussi nécessaires. Nous verrons qu’elles nécessitent là aussi d’être prises en charge par une personne spécialement choisie et qu’il convient de préparer les travaux (par le chargé de l’installation), c’est-à-dire réaliser une analyse de risques. Le manœuvre BA4- BA5 veillera quant à lui à séparer la partie de l’installation de toute source d’alimentation par des moyens adaptés (fiches, fusibles, interrupteurs-sectionneurs…), il protégera tous les dispositifs contre le réenclenchement (verrouillage), contrôlera l’absence de tension au moyen des dispositifs appropriés, mettra à la terre, déchargera et mettra en court-circuit, balisera et/ou protégera la zone de travail. In fine, le chargé de travaux prendra en charge « la mise à disposition des installations » pour travailler. Le travail sous tension Dans ce cas, l’aspect formatif du personnel, éventuellement à compléter selon l’analyse de risques, se révèle capital. Les équipements le sont tout autant, que ce soit pour la protection individuelle ou collective, le tout étant qu’ils doivent être adaptés et en bon état. Petit rappel important : les manœuvres sous tension des pièces nues « à haute tension » au moyen d’accessoires de manœuvres ne peuvent se faire qu’au travers de la mise en série de deux éléments isolants, l’isolement de chacun étant approprié à la tension des pièces à manœuvrer (les gants isolants n’étant pas ici considérés comme éléments isolants). Signalisation Le RGIE, dans ses articles 261 et suivants, détermine en outre quels panneaux (d’avertissement, d’interdiction ou d’information) doivent être placés, et dans quelles situations. Par ailleurs, un Arrêté Royal du 2 juin 2008 prévoit une série de prescriptions minimales pour la sécurité de certaines anciennes installations électriques (datant d’avant 1983) sur le lieu de travail. L’employeur est ainsi notamment tenu de faire un contrôle d’ici juin 2013 (cette date risque d’être modifiée,ndlr) par un organisme agréé. Envie d’en savoir plus ? Contactez Vinçotte Wallonie, Parc des Isnes à Gembloux - Tél. 081 43 26 11 ou wallonie@vinçotte.be



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