Entreprendre Aujourd'hui n°138 février 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°138 février 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°138 de février 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec George Vanderplancke, Directeur général de Luxus, qui se prépare à investir à Arlon, pour tester les vertus du commerce en dehors des grandes villes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESPACE ENTREPRISES > RENCONTRE » > Entreprendre : Le modèle PointCarré appliqué à la chaussure en quelque sorte… George Vanderplancke : Vous ne pouviez pas mieux dire… PointCarré et nous, en l’occurrence via l’enseigne Luxus, nous poursuivons une même évolution commerciale. En bien des endroits, l’un jouxte l’autre, symbolisant une union informelle qui repose davantage sur une approche commune de la vente que sur un quelconque accord de croissance. Il n’empêche, nos visions commerciales s’entendent sur bien des points. Entreprendre : Quelles sont les autres similitudes à relever dans vos aventures respectives… George Vanderplancke : Des cursus économiques dans le chef des patrons, une expérience familiale évidente, une prise de conscience du besoin de faire évoluer le commerce dans les petites villes, la prise de risques… L’entente est plus que cordiale et les projets sont là. 8 - Entreprendre Aujourd’hui N°138 - février 2012 Entreprendre : Votre croissance personnelle a été rapide ? George Vanderplancke : Au début, on aurait pu le penser. Mais, comme d’autres, nous avons succombé à certaines chimères qui nous ont fait stagner. Au milieu des années nonante, nous avons même été contraints de fermer certains magasins à l’enseigne Maniet. Trop petits, trop traditionnels. Il faut dire que le rachat de Luxus, en 1989, soit deux magasins (Namur et Wavre), a ouvert pour nous une nouvelle ère qui s’est fortement développée au cours des dix dernières années. En 1986, nous avions déjà signé une collaboration, qui dure encore actuellement, avec le Groupe Galeria Inno, pour des « shops in the shop » (11 magasins en Belgique,ndlr), mais la croissance demande un moment une certaine assise pour perdurer. On aura mis quinze ans pour décoller. Entreprendre : L’entreprise a grandi, même si elle est restée très familiale dans son esprit. N’est-elle pas devenue une « grosse machine » à la gestion de plus en plus complexe ? George Vanderplancke : Nous nous défendons de cette image même si, nécessairement, l’entreprise a fortement évolué. Le personnel s’est logiquement étoffé, les stocks ont explosé, les bâtiments se sont multipliés… C’est vrai qu’il faut désormais gérer l’ensemble sans commettre d’erreur. Ce n’est pas simple... Entreprendre : Pas simple dans la gestion, pas simple non plus dans l’approche commerciale… George Vanderplancke : C’est vrai car les produits qui plairont à Waterloo, à Gand ou à Charleroi ne sont pas identiques. Mon épouse, qui chapeaute depuis toujours les achats, pourrait vous en parler mieux que moi. Exemple, on est plus bling bling en Flandres qu’en Wallonie, plus classique dans le Brabant wallon qu’à Charleroi, et plus mode - il faut le savoir ! - à Libramont qu’à Bruxelles. Entreprendre : Le commerce n’aurait donc rien de rationnel ? George Vanderplancke : Si probablement, mais il y a tout de même des choses qui nous échappent. Prenons la situation économique que nous connaissons. Elle influe qu’on le veuille ou non sur les comportements d’achat de la clientèle, donc sur nous. Idem pour les retombées d’un hiver doux ou d’une saison d’été pluvieuse. Maintenant, il y a des règles que nous appliquons et qui nous viennent des habitudes, à l’instar de la jurisprudence en matière légale. On sait que l’homme a un comportement moins volatile face à la consommation et qu’il est moins influencé par les modes, cela nous permet donc de mieux constituer nos stocks. La femme succombera davantage à l’achat coup de cœur, aux modes, aux couleurs, à l’ambiance même des boutiques. Entreprendre : Et les soldes ? George Vanderplancke : Pareil, l’homme achète très couramment ses chaussures en solde. Ce n’est pas un hasard si les publicitaires axent leur communication sur les collections pour dames, par exemple. Pour les jeunes, on sait que les marques jouent un rôle capital, parfois même au dépens de critères essentiels comme le confort, la qualité, l’utilité. Entreprendre : Votre personnel est spécialement formé pour répondre à vos engagements d’exigence ? George Vanderplancke : Bien sûr, il faut dire que le personnel en question, essentiellement féminin d’ailleurs, est une vitrine de l’entreprise à l’instar des magasins, des marques que nous défendons, de l’ensemble du décorum. Nous n’hésitons pas à le former pour qu’il soit en phase avec les attentes de notre clientèle et au faîte de ce qui se vend, se porte. Entreprendre : Comme dans le commerce traditionnel, le client est au centre de toutes vos attentions ? George Vanderplancke : Pour tout vous dire, nous visons non seulement la satisfaction clientèle classique mais, par de
« Un quart de siècle après m’être lancé je ne regrette pas grand-chose, sauf peut-être que notre taille aujourd’hui ne nous permette plus de connaître chaque collaborateur par son nom. Ici, en province de Luxembourg, l’équipe est stable, cela facilite donc les choses, mais ce n’est hélas pas vrai partout... » petites touches, nous entendons aussi fidéliser au maximum ceux qui ont franchi le pas de porte de l’un de nos comptoirs. D’abord, nous nous tenons à prôner la proximité qui se traduit par l’engagement d’un personnel local garant de ce lien. Le client ne doit jamais se sentir étranger ou désorienté en visitant un Luxus. Il y trouve d’ailleurs des couleurs agréables, un coin détente pour petits et grands, du café, bref il y est chez lui. Ce caractère est encore renforcé par un personnel plus nombreux, et donc plus disponible, que ce n’est le cas dans les grandes chaînes concurrentes. D’autres astuces, comme les réductions pour familles nombreuses, les cartes de fidélité ou l’échange avec remboursement, nous assurent aussi de petits plus non négligeables. Entreprendre : En 2012, vous êtes partis pour réaliser 50 millions de chiffre d’affaires, avec de nouvelles ouvertures prévues et encore de la croissance... George Vanderplancke : Les objectifs sont là, reste à les atteindre… On avait aussi pensé à ouvrir un quatrième Luxus en province de Luxembourg, à Arlon, mais ce sera plutôt pour 2013 car le dossier n’avance pas suffisamment vite. Cela étant, la croissance de l’entreprise ne sera pas infinie. On sent d’ailleurs déjà un ralentissement. Certes, l’exercice 2011 nous a encore offert un bon 2% de croissance, mais nous avions été habitués à des marges à deux chiffres, donc on sent une accalmie. Entreprendre : Le développement de vos magasins a clairement signé le déclin du petit commerce ? George Vanderplancke : D’un certain petit commerce probablement, mais sa fin était annoncée quoi qu’il arrive. D’autres ont choisi la résistance et s’en sortent finalement très bien avec des produits différents, des clientèles particulières, des dynamiques qui leur sont propres. Personne n’a rien à gagner à prôner un quelconque monopole ! Nous avons posé des choix dès le début des années nonante, les grandes chaînes se seraient engouffrés dans la brèche si nous ne l’avions fait avant eux. Mais ce n’est ni de tout repos, ni sans risque. En 2007, pour asseoir notre développement, il a par exemple fallu investir dans l’achat d’un terrain pour y construire nos bureaux, halls de stockage, salles de formation et infrastructures diverses, sur près de 4.300 m² (dont 3.500 m² rien que pour les stocks !). Je vous le disais, ce n’est pas rien comme aventure… ESPACE ENTREPRISES > RENCONTRE Entreprendre : Demain, vous partez rendre visite à votre fille cadette qui étudie en Chine, vos aspirations de développement pourraient vous emmener vers l’étranger ? George Vanderplancke : Allez savoir les options que prendront nos trois enfants… Pour l’heure, notre fils aîné a déjà rejoint l’entreprise et l’une de ses sœurs termine ses études. Mais rien n’est encore vraiment décidé. L’entreprise est saine et « la chaussure » est dans la famille depuis toujours, donc on peut supposer que la dynamique ne va pas de s’arrêter. En regardant la carte de Belgique, et plus attentivement le périmètre de la région wallonne, je me dis qu’il y a encore pas mal d’endroits où investir, y compris en province de Luxembourg. Le seul frein, au fond, c’est qu’un Luxus, rien qu’en marchandises, c’est 500.000 euros ! Propos recueillis par Christophe Hay Photos Jean-Louis Brocart Chaussures Maniet SA Avenue Zénobe Gramme, 46 B-1300 Wavre Luxus Libramont L’Aliéneau, 1 Tél. 061 61 47 24 Luxus Marche-en-Famenne Chaussée de Liège, 51 Tél. 084 45 71 73 Luxus Virton Val d’Away, 1 Tél. 063 38 94 40 www.maniet.be Entreprendre Aujourd’hui N°138 - février 2012 - 9



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