Entreprendre Aujourd'hui n°138 février 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°138 février 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°138 de février 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec George Vanderplancke, Directeur général de Luxus, qui se prépare à investir à Arlon, pour tester les vertus du commerce en dehors des grandes villes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 - Entreprendre Aujourd’hui N°138 - février 2012 ESPACE ENTREPRISES > RENCONTRE Le Luxembourg belge est un laboratoire intéressant pour tester les vertus du commerce en dehors des grandes villes… La preuve avec Luxus, qui se prépare à investir à Arlon. Rencontre avec George Vanderplancke, Directeur général En dehors du commerce classique que l’on connaît, généralement localisé dans une rue de grand passage en centre-ville, l’activité commerciale a fortement évolué ces vingt-cinq à trente dernières années. Sans crier gare, le petit commerce d’antan a même petit à petit cédé la place à une autre approche du métier. Résultat : la multiplication des galeries commerciales, y compris en des endroits isolés, improbables, voire parfois carrément saugrenus, s’est généralisée jusqu’à créer de nouvelles habitudes de consommation. Et puis, dans la foulée, un autre phénomène est venu s’ajouter à l’offre globale amplifiant encore grandement cette dynamique d’évolution, et cannibalisant à la fois les ambitions du comptoir de jadis et celles de la boutique en galerie. Au milieu des années nonante, la mode des petits centres commerciaux de proximité s’est alors emparée de la brèche qui subsistait, faisant naître de nouveaux réflexes dans le chef des consommateurs courtisés jusque dans leur lointaine campagne par des chaînes toujours plus présentes, y compris en Luxembourg belge. C’est une évidence, le paysage du commerce a donc grandement changé en un quart de siècle. Aujourd’hui, on fait ses emplettes en voiture, les magasins accueillant des clients avides de choix, de marques et de libre-service. Mais rien n’est figé, car d’autres habitudes menacent maintenant l’existant. Résolument orienté jeune public, le virage qui s’amorce sera donc virtuel. Et cette révolution commerciale s’annonce cette fois plus agressive encore, même si les commerçants qui ont désormais pignon sur rue fourbissent déjà leurs armes pour ne pas perdre la guerre qui se profile. Chez nous, aux quatre coins de la province, en dehors des grandes chaînes internationales, les commerçants qui font la pluie et le beau temps dans ce paysage revu et corrigé sont tantôt des régionaux de l’étape, comme disent les cyclistes, tantôt des entrepreneurs venus d’un peu plus loin, mais qui drainent grâce à leur nom, leur concept ou leurs produits, une clientèle de plus en plus nombreuse, générant une activité très soutenue et des retombées importantes en termes d’investissements et d’emplois. George Vanderplancke est de ceux-là. Avec son épouse, Pascale Maniet, et au départ du Brabant wallon, il a bâti une jolie entreprise qui est notamment (très) présente chez nous, à Libramont, Marcheen-Famenne et Virton. Patron de la SA Chaussures Maniet, qui exploite les enseignes Maniet et Luxus, il emploie une trentaine de personnes en province de Luxembourg et envisage de s’implanter prochainement à Arlon. Rencontre…
Entreprendre : Le Luxembourg belge était un passage obligé dans la stratégie de développement de votre entreprise ? George Vanderplancke : Un passage obligé, c’est beaucoup dire, mais le développement de l’entreprise tel que nous l’envisagions sous-tendait de s’implanter là où il était opportun de le faire pour grandir sans aller à « l’affrontement ». Le Luxembourg belge n’était pas encore trop courtisé par un concept comme le nôtre lorsque nous y sommes venus, il y a six ou sept ans, ceci explique cela. Entreprendre : Justement, parlez-nous du concept en question… George Vanderplancke : D’abord il me paraît important de préciser que nous exploitons aujourd’hui trente et un magasins, sous deux enseignes distinctes, qui ne reposent pas tous sur la même stratégie commerciale. Notre entreprise n’est donc au final pas le fruit d’un seul concept, mais de deux… Entreprendre : C’est-à-dire ? George Vanderplancke : Historiquement, ma belle-famille est dans le métier depuis plus d’un siècle. Plusieurs générations de Maniet ont d’ailleurs vendu des chaussures, à Charleroi, depuis 1903. Dans les années’60, Jacques, mon beau-père, visionnaire, prend sa voiture et descend en Italie pour y conclure des partenariats et entame sa propre histoire professionnelle. Il se lance alors « dans la chaussure » en tant que grossiste (les Maniet disposent, par exemple, de la licence de fabrication et de distribution de la marque Hush Puppies pour l’ensemble du territoire belge,ndlr). Je peux même préciser qu’il pratique le métier sous toutes ses coutures et qu’il participe de près à l’évolution commerciale de la profession. ESPACE ENTREPRISES > RENCONTRE Entreprendre : C’est lui qui vous met le pied à l’étrier au milieu des années’80 ? George Vanderplancke : Tout à fait… Convaincu du potentiel à exploiter, et certain qu’il y a des tas de choses à faire, il s’engage avec mon épouse et moimême dans la grande aventure du détail. Nous sommes en 1985. Je mets alors de côté quinze ans d’enseignement pour ouvrir un premier point de vente, sous le nom d’Alexandra, à Bruxelles. Entreprendre : Un nom que vous abandonnerez très vite… George Vanderplancke : Très vite, en effet. Nous changeons donc alors de cap identitaire et revenons à Maniet. Cela ne bouleverse fondamentalement rien à ce que nous entendons développer, mais l’identité Maniet devient à ce moment-là un cheval de bataille. Entreprendre : L’objectif étant… George Vanderplancke : De vendre de la chaussure dans un segment de marché que l’on appelle dans le métier le « moyen haut de gamme », donc ni la chaussure sur-mesure ou grande classe, ni le « tout venant ». L’idée étant de le faire en nous démarquant des petits commerces traditionnels par une présence forte (et donc en ouvrant d’autres points de vente) et des grandes chaînes déjà sur le terrain par une démarche davantage qualitative et recourant aux marques. Entreprendre : Ce développement s’est dans les faits traduit par des stratégies, des noms et des implantations différents. George Vanderplancke : Exactement, avec l’enseigne Maniet, nous visons l’achat promenade, dans des boutiques traditionnelles situées dans les Galeria Inno (une branche du géant allemand Galeria Kaufhof,ndlr), les centres commerciaux typiques des grandes villes et en centre-ville classique. C’est clairement un concept qui se veut sélectif. Ici, le service est attentionné parce que le client attend une prise en charge proche de celle que l’on connaissait dans les magasins d’antan. Côté Luxus, le contexte est totalement différent et la clientèle préfère déambuler entre les rayons en libre-service. Les magasins eux-mêmes sont d’ailleurs radicalement différents puisque l’on se situe en dehors du contexte urbain, avec des surfaces de vente oscillant entre 700 et 1.000 m². Cela étant, les gammes de produits sont fort proches, c’est plutôt l’approche commerciale qui caractérise les deux types de boutiques. Entreprendre : Et justement, le second est typiquement celui que vous avez développé chez nous… George Vanderplancke : Oui, chez vous et aux quatre coins de la Wallonie. C’est un concept qui marche en région essentiellement rurale ou en périphérie des petites villes. On y trouve non seulement des chaussures, mais également du textile, de l’équipement outdoor, des accessoires en bagagerie. Le parking y est aisé et les horaires assez souples. C’est l’achat famille en toute tranquillité, avons-nous coutume de dire… « Nous sommes conscients que le commerce va encore évoluer ces dix prochaines années, nous anticipons d’ailleurs déjà les choses pour être prêts au moment où il le faudra, que ce soit pour la vente en ligne ou pour assurer notre présence sur la toile, via les réseaux sociaux… » » > Entreprendre Aujourd’hui N°138 - février 2012 - 7



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