Entreprendre Aujourd'hui n°137 déc 11/jan 2012
Entreprendre Aujourd'hui n°137 déc 11/jan 2012
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°137 de déc 11/jan 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : spécialisée dans les travaux publics, la S.A. Daniel Pirot & fils est une PME au cœur de l’Ardenne… Rencontre avec Arlette Renault et Daniel Pirot.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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E S PA C E E N T R E P R I S E S > E C H O S Bertrix 4 Wood : le mdf en kit… … c’est plus que jamais son truc ! 4 Wood se lance désormais dans le jeu en MDF Si les produits vont ont séduits, l’attrait des présentoirs n’a probablement pas éveillé votre curiosité. Et pourtant, l’intérêt d’un matériel promotionnel comme celui-là n’a pas échappé à la veille stratégique d’une TPE ardennaise qui a étudié le concept jusqu’à en proposer une approche revue et corrigée… mais en mdf, ce dérivé du bois à la fois léger et peu coûteux. « Un marché de niche », comme on se plaît à le souligner, chez 4 Wood, sauf que la niche en question semble aujourd’hui ouvrir de nouvelles (et intéressantes ? !) perspectives. Un produit 100% belge ! Simple s’il en est, le principe du présentoir en kit n’en est pas moins astucieux, comme en témoigne Pierre Maréchal, le Directeur de l’entreprise. « Relativement léger, facile à monter, solide et, surtout, à peine plus cher que son pendant en carton, le présentoir mdf en kit cumule de fait pas mal d’avantages, permettant non seulement toutes les originalités mais encore des utilisations répétées et multiples. » En allant plus loin, on pourrait même ajouter que l’empreinte du duo qui les a pensés est autant visible dans leur design 18 - Entreprendre Aujourd’hui N°137 - décembre 2011 En grandes surfaces, pharmacies et autres lieux dédiés aux achats en tous genres, le consommateur que vous êtes a certainement dû, un jour, se laisser tenter par des produits savamment placés en tête de gondole. Vous savez, sur des « displays » aux formes étudiées et aux coloris choisis... que dans le chatoiement de leurs couleurs. Une réussite ! Un produit durable dont la plus-value s’inscrit dans sa simplicité d’utilisation Forte d’un brevet pour le montage de ses kits, 4 Wood - désormais implantée sur le parc d’activités du Saupont, à Bertrix - est aujourd’hui l’une des rares entreprises belges actives dans cette niche de marché. Tant mieux, cela limite la concurrence ! Quoique la maîtrise de la TPE sur son produit phare lui assure de toute façon une situation confortable de quasi monopole. Mais, au fait, qu’est-ce qui fait le succès de ce produit somme toute basique ? À entendre Pierre Maréchal, la griffe de Renaud Heymans n’est certainement pas étrangère à la success-story. D’ailleurs, outre les qualités intrinsèques du produit lui-même, chacun au sein de l’entreprise admet que le design n’est pas étranger au succès du concept. Rendre le fonctionnel aussi esthétique que possible « Un designer industriel joue un rôle fondamental dans l’approche produit car il intègre l’ensemble des paramètres que lui soumet l’entreprise pour que le résultat soit non seulement fonctionnel mais également esthétique », explique Renaud Heymans, qui confirme ce que beaucoup savaient déjà sur la différence fondamentale entre une réflexion design et de l’art à proprement parler. D’un côté, on utilise formes et courbes réussies au profit d’un objet, alors que, de l’autre, on s’affranchit des données terre-à-terre et l’on rend ce faisant, très souvent hélas, l’objet inutilisable, difficilement réalisable, voire carrément hors de prix. « Aucun chef d’entreprise n’attend cela d’une collaboration avec un designer », souligne Pierre Maréchal en se félicitant du travail de celui qui pense la conception de ses produits. Chercher une diversification Et multiplie les nouveautés que signe, ou signera bientôt 4 Wood. En effet, l’entreprise lorgne désormais aussi vers d’autres marchés ; cherchant en diversifiant ses produits à toucher d’autres clientèles, notamment la grande distribution (versus quelques objets de la table originaux), le mobilier (grâce à ses systèmes de rangement pour enfants, baptisés Kidd-i-klik) ou d’autres petits objets destinés au grand public (comme les jouets en kits, selon le même principe). « Nous déclinons notre produit et cherchons de nouveaux débouchés en valorisant un processus industriel et le surplus de matière servant à notre business, c’est une méthode plutôt rationnelle d’envisager notre développement, sauf qu’ici on joue la carte de la différenciation, le tout grâce à l’apport d’un designer indépendant qui rend nos projets accessibles et présentables. C’est un plus… indéniablement ! » 4 Wood Rue de Lonnoux, 2 à Bertrix 061 41 48 88 ou www.4wood.be
Province Brasseries luxembourgeoises Ça mousse pour elles… Au regard de plusieurs développements annoncés, on peut dire que le secteur brassicole en province de Luxembourg ne se porte pas trop mal. Un passage en revue des projets en dit long sur l’esprit d’entreprendre de nos brasseurs. Visite... Nouvelle installation, nouvelle image À la fin du mois d’août, la Brasserie Sainte-Hélène, à Ethe, présentait au grand public ses nouvelles installations. « Nous étions limités au niveau de l’embouteillage. Ce qui nous empêchait de grandir. Notre nouvelle installation, désormais, va nous permettre de multiplier par deux ou trois notre production annuelle qui est actuellement de 400 hectolitres », explique Raphaël Vanoudenhoven, le nouvel associé d’Eddy Pourtois, fondateur de la brasserie. « Ces investissements étaient nécessaires », poursuit celui-ci. « Ce nouvel outil va nous permettre d’améliorer la qualité de nos produits. D’autre part, nous allons améliorer notre force commerciale. » La Brasserie Sainte-Hélène a donc des ambitions. Tout en désirant par ailleurs se démarquer des autres. Elle y parvient notamment grâce au développement d’une nouvelle ligne graphique pour sa gamme de bières. « Toutes les étiquettes ont été changées. Certaines bières ont été rebaptisées avec l’aide de certains clients fidèles, via un concours lancé sur notre site Internet », explique Raphaël Vanoudenhoven. Les cinq bières phare de la brasserie ont un visage, celui d’une E S PA C E E N T R E P R I S E S > E C H O S Plusieurs des petites brasseries de la province portent aujourd’hui des projets de développement. Preuve que la bière produite chez nous, souvent de manière artisanale, s’apprécie toujours autant, au niveau national comme ailleurs. Orval, dont la production est écoulée à un rythme intenable, en est la preuve. Mais les autres brasseries suivent la cadence... femme. Et une couleur. « Par l’expression du visage, par les couleurs, les noms, nous voulions refléter le caractère de la bière. Pour que, idéalement, la personne qui se promène dans le rayon se tourne directement vers la bière qui lui correspond », poursuit le jeune brasseur. Pour faire plus et mieux À quelques kilomètres d’Ethe, c’est à Breuvanne (Tintigny) que vient de s’installer la Brasserie Millevertus. Daniel Lessire, auparavant basé à Toernich (Arlon), manquait d’espace pour développer son activité. Il a donc imaginé un tout nouveau projet de brasserie. Alors que, l’année dernière, la brasserie a produit tout au plus 350 hectolitres de bière, il devrait progressivement augmenter sa production. « Une fois que tout sera bien en place, je devrais facilement pouvoir brasser entre 600 et 800 hectolitres de bière », explique le brasseur, tout juste installé. « Mais, avec l’espace dont nous disposons ici, on pourrait atteindre une capacité beaucoup plus importante encore. » Encore faut-il un marché pour écouler cette production. Daniel Lessire ne semble pas inquiet. « La bière belge s’exporte toujours très bien », assure-t-il. Et le monde est vaste. « Et il existe d’autres créneaux - comme la vente directe, le marché local ou encore le développement de bières à façon... - qui m’intéressent beaucoup. » La brasserie offre de plus un bel espace de dégustation. Et une terrasse pour, à la belle saison, déguster les bières en profitant du cadre exceptionnel de ce site installé en bordure de Semois. Celui-ci pourrait même accueillir des animations culturelles. Les idées ne manquent pas. Un deuxième hall La Brasserie de la Rulles, elle, voit aussi son avenir en plus grand. Grégory Verhelst, le maître-brasseur des lieux, prévoit également des agrandissements. Ce n’est pas un secret, le brasseur désire en effet construire un second hall de production à côté de l’actuel. Le projet fait actuellement l’objet d’une procédure d’obtention de permis. « Je ne veux pas quitter le village pour aller me placer sur un zoning. En termes d’image, la Brasserie de la Rulles doit se trouver à Rulles », confie Gregory Verhelst. « Mais, d’un autre côté, je suis confronté à une demande soutenue et nous atteignons la limite de notre capacité de production. » Car, audelà du succès d’estime de la bière – qui s’est posée, en Gaume, comme une très bonne alternative à l’Orval - la brasserie connaît aussi un réel succès commercial. « Nous avons une croissance annuelle moyenne de 20% , précise Grégory Verhelst. Aujourd’hui, la Brasserie de La Rulles a une capacité de production annuelle de 2.400 hectolitres. De 65 à 70% de sa production partent à l’exportation, en Italie, aux USA, en France, au Japon, en Espagne, en Autriche, au Brésil, au Québec... Le nouveau bâtiment, un peu plus grand que l’actuel, devrait permettre à la brasserie de doubler cette capacité. Le brasseur espère voir aboutir le projet pour fin de l’année 2012. Et encore… Mais des brasseries comme celles de Bastogne, qui brasse la Troufette, ou encore Les Trois Fourquets, où est brassée la Lupulus, ne cessent de croître, elles aussi. Pierre Gobron et ses deux fils, aux Trois Fourquets, à Courtil, ne parviennent plus à répondre à la demande et vont procéder à des investissements pour augmenter la production. Au niveau de la Brasserie de Bastogne, à Vaux-sur-Sûre, qui mise avant tout sur le marché local important, la production ne cesse pas non plus d’augmenter. Preuve que la bière s’ancre dans sa région. Entreprendre Aujourd’hui N°137 - décembre 2011- 19



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