Entreprendre Aujourd'hui n°136 novembre 2011
Entreprendre Aujourd'hui n°136 novembre 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°136 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : Altitude 500 se trouve dans le peloton de tête des producteurs européens de sapins de Noël. Rencontre avec Louis Brasseur, administrateur délégué.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESPACE ENTREPRISES > RENCONTRE » > selon nos besoins et contrats, par plusieurs dizaines de milliers de spécimens dont nous n’assurons que le négoce. Cette année, nous commercialiserons près de 700.000 sapins pour un chiffre d’affaires (Altitude 500 et sa filiale, LSFB) avoisinnant les 8,5 millions d’euros ! Entreprendre : Quels sont vos clients et où les localisez-vous ? Louis Brasseur : Nous travaillons principalement quatre marchés à l’exportation : France (40 à 50%), Angleterre (25%), Pays-Bas et Italie (10% chacun). Le reste, c’est du national. Mais il m’arrive de répondre à d’autres marchés ponctuels, notamment vers l’Estonie, la Grèce, la Russie… Quant à nos clients, ils se composent de ce que nous appelons les grands, les moyens et les petits comptes, à savoir la grande distribution, les grossistes ou importateurs, et le marché professionnel belge (jardineries, gardens…). 8 - Entreprendre Aujourd’hui N°136 - novembre 2011 Jean-François Goka et Germain Brasseur, respectivement neveu et fils de Louis Brasseur, sont la preuve sur le terrain que la passion familiale pour le sapin de Noël est déjà transmise... Pascal Bauvir, responsable administratif, une collaboration efficace qui remonte aux premières heures de l’entreprise Entreprendre : C’est un portefeuille équilibré ? Louis Brasseur : Oui, parce qu’il comprend à la fois une clientèle de volumes, une autre que j’appellerais de sécurisation ou de consolidation, et le reste, soit 10%, qui représente en quelque sorte la clientèle historique, celle sur laquelle les entreprises comptaient autrefois pour assurer l’écoulement de leur marchandise à l’intérieur de nos frontières. Entreprendre : Vous avez notamment réussi à séduire, et même à reconduire des contrats importants en volumes avec, le géant suédois de l’aménagement intérieur. C’est une gageure, non ? Louis Brasseur : C’est effectivement un contrat intéressant et une formidable opportunité de développement. Il assure une réelle stabilité contractuelle et, de facto, des volumes constants, voire en croissance, pour l’entreprise. Cela montre aussi que les exigences qualitatives que nous nous sommes imposées portent leurs fruits. La grande distribution permet effectivement d’écouler de gros volumes, ce qui est intéressant en soi, mais son niveau d’exigence est élevé. Entreprendre : L’expérience semble concluante puisque les contrats ont été reconduits et que de nouvelles opportunités vous ont même été offertes par les acheteurs du géant suédois en question. Vous êtes désormais plus forts que les Danois sur un marché qui semblait jusque-là ne jamais pouvoir leur échapper ? Louis Brasseur : N’allons pas trop vite en besogne, mais il est vrai que le sérieux d’approvisionnement, la qualité de nos produits, bref l’ensemble de la chaîne, depuis la coupe jusqu’à la livraison, semble avoir tellement convaincu que l’on nous a fait confiance pour des zones géographiques qui nous échappaient jusqu’alors. Ma volonté est de jouer le partenariat sur ce type de marché. Entreprendre : On parlait d’évolution de marché, qu’est-ce qui vous différencie aujourd’hui de vos concurrents principaux ? Louis Brasseur : L’autonomie décisionnelle et financière. Nous comptons parmi la dizaine d’entreprises en Europe sur notre marché qui jouit encore d’une réelle autonomie. Nous sommes l’un des rares exploitants de notre taille qui reste privé à 100% et bénéficions donc de nos acquis, comme l’expérience, la rotation des plantations, le savoir-faire des équipes, les infrastructures et matériels (parcelles clôturées, quais de chargement ultramodernes, machines performantes…). Entreprendre : Produire vous paraît toujours important ? Louis Brasseur : À mes yeux, c’est capital. C’est là qu’est notre plus-value. Je pense que travailler en vertical, c’est-àdire de la plantation à la commercialisation, est essentiel. Il ne faut pas être un « businessman » pour se rendre compte qu’il convient de mener l’opération de A à Z pour en récolter tous les fruits. Mais il ne faut pas minimiser les risques liés à la culture et à la commercialisation. On a tous connu des hauts et des bas, des conditions climatiques désastreuses, comme la grêle (qui vous ravage une parcelle en une heure,ndlr), des cycles de surproduction dépendant de l’évolution du marché européen et/ou du changement des modes, des clients non fiables ou affairistes… C’est la loi de notre métier. Que vaut encore le plus beau des arbres quand Noël est passé ? « Nous ne courons pas après les chiffres, mais le marché nous pousse à grandir. En 2011, Altitude 500, c’est près de 700.000 arbres sur la saison... »
Entreprendre : Et les modes, elles influencent aussi votre métier ? Louis Brasseur : Moins fréquemment qu’ailleurs. Et c’est heureux car, à nouveau, les cycles de production ne permettent pas de multiplier les choix erronés. Si vous avez planté de l’épicéa et que la mode est au Nordmann, vous êtes mal… Admettons quand même qu’aujourd’hui le client recherche essentiellement un arbre esthétiquement joli et ne perdant pas ses aiguilles ! Dans ce contexte, notre principal concurrent reste alors le sapin artificiel ! En tant que professionnel, il m’appartient donc d’élargir au maximum la gamme des sapins naturels afin de rencontrer l’intérêt du client et ainsi susciter un nouvel engouement. Une de nos spécialités est d’ailleurs de proposer une gamme de sapins cultivés en pots, susceptibles d’être replantés après les fêtes. Ce créneau est en évolution constante ! Entreprendre : À cinquante-deux ans, comment entrevoit-on l’avenir d’une entreprise qui positionne en 2012 une stratégie pour des résultats à escompter dix ans plus tard ? Louis Brasseur : La question est judicieuse car elle me projette autant vers le futur que sur les vingt ans écoulés. La croissance de l’entreprise est ce qu’elle est, mais elle conditionne autant notre D’une dizaine de salariés à plus de 125 en période de rush, Altitude 500 est une vraie « ruche » entre octobre et mi-décembre La traçabilité est un gage de satisfaction pour cette entreprise soucieuse d’excellence à tous niveaux production, que nos infrastructures et nos marchés. Je pense que la dynamique que nous avons engagée nous « contraints », sans que ce soit aucunement péjoratif, à grandir ! Nous avons d’une part consenti d’importants investissements (plusieurs millions d’euros en dix ans,ndlr) pour obtenir la confiance de la grande distribution et accéder à la position qui est nôtre aujourd’hui. Que ce soit à Ochamps (quais, bureaux, surfaces sécurisées…) ou à Neufchâteau (quais adaptés sur plusieurs hectares), l’entreprise a désormais belle allure et je vois mal comment ralentir maintenant alors que l’outil arrive à pleine maturité, avec une production importante planifiée sur les dix prochaines années. Entreprendre : Et puis, la conjoncture dans votre secteur est confortable… Louis Brasseur : Tout à fait, la demande dépasse l’offre, c’est idéal. Sauf que l’on estime que la tendance s’inversera probablement d’ici trois ou quatre ans. Mais, là encore, nous sommes prêts. Nous savons que nous allons devoir nous adapter à ce phénomène qui est d’ailleurs cyclique. Nous anticipons déjà la situation dès à présent en ouvrant de nouvelles niches de marché. Entreprendre : Vos concurrents principaux, en 2011, ils ne sont plus belges... Louis Brasseur : Non, sans fausse modestie je le dis, la concurrence d’Altitude 500 est irlandaise, française, danoise et anglaise. Je suis donc très conscient des défis qui m’attendent. Je sais que la croissance passera demain par des partenariats étrangers ou locaux. Ce sont nos grands donneurs d’ordres qui le demandent. Ceux-ci tendent vers des interlocuteurs uniques pouvant gérer la totalité de la gamme pour une zone géographique précise, voire sur plusieurs pays. Comme dans toute activité, une économie d’échelle est recherchée, ce que je peux comprendre... Entreprendre : Une situation qui aura des retombées pour vous… Louis Brasseur : Evidemment, nous devrons encore être plus professionnels, avec un service et une logistique irréprochables. Nous nous appuyerons davantage encore sur nos différents sous-traitants (producteurs, prestataires de services ou entrepreneurs de la filière…). J’en profite pour dire ici que je n’ai pas fait grandir l’entreprise seul. Il est évident que toute cette belle aventure n’aurait pu être possible sans l’équipe qui ESPACE ENTREPRISES > RENCONTRE m’entoure au quotidien, je citerai ici mes fidèles piliers, Jean-François Goka, mon neveu, Pascal Bauvir, Michaël Geers, Patrick Dion, ainsi que tous les indépendants et salariés apportant chaque saison leur concours dans ce challenge, et ce depuis plus de vingt ans. Entreprendre : Les futurs repreneurs aussi ? Louis Brasseur : Le mot est encore tabou, même si mon fils, Germain, et ma fille, Aurore, ont plus qu’un pied au sein de l’entreprise. Pour l’heure, je peux dire qu’ils me secondent au quotidien. L’un à la production et l’autre à l’administration. D’autre part, ma fille s’occupe également de notre filiale, LSFB, société de commercialisation de sapins de Noël sur la région parisienne spécialisée dans la vente en direct. Entreprendre : Que peut-on encore vous souhaiter ? Louis Brasseur : Un joyeux Noël, pardi. Je connaîtrai à ce moment le taux de satisfaction de ma clientèle nationale et internationale et je pourrai alors entrevoir avec sérénité les nouvelles négociations 2012 ! Je croise déjà les doigts, même s’ils sont pour l’instant engourdis par le froid ardennais si caractéristique ! Propos recueillis par Christophe Hay Photos Jean-Louis Brocart ALTITUDE 500 Chaussée de Martelange, 8 « Mon Idée » B-6840 Neufchâteau Tél. : 061 27 73 79 Fax : 061 27 92 17 www.altitude500.com Entreprendre Aujourd’hui N°136 - novembre 2011- 9



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