Entreprendre Aujourd'hui n°136 novembre 2011
Entreprendre Aujourd'hui n°136 novembre 2011
  • Prix facial : 5 €

  • Parution : n°136 de novembre 2011

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : Altitude 500 se trouve dans le peloton de tête des producteurs européens de sapins de Noël. Rencontre avec Louis Brasseur, administrateur délégué.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESPACE ENTREPRISES > RENCONTRE Altitude 500 dans le peloton de tête des producteurs européens de sapins de Noël Rencontre avec Louis Brasseur, administrateur délégué Le marché du sapin de Noël, comme la plupart des autres, s’est largement internationalisé ces quinze à vingt dernières années. Exit donc l’agriculteur, ou le petit propriétaire, qui « faisait » du sapin sur quelques hectares pour se ménager de petits revenus supplémentaires et profiter de la manne annuelle générée par un marché en pleine explosion courant des années’80 et’90. Aujourd’hui, pour diverses raisons liées autant aux cycles de production - et aux risques inhérents à la surproduction - qu’aux exigences d’un marché toujours plus pointu, le « secteur » du sapin de Noël s’est mué en « business », se professionnalisant dans la foulée à l’échelle mondiale, européenne, et donc locale. 6 - Entreprendre Aujourd’hui N°136 - novembre 2011 Des pays ont tiré leur épingle du jeu, comme le Danemark (premier exportateur européen), l’Allemagne, la France… et la Belgique ! Et oui, notre petit pays est un acteur important sur le marché du sapin de Noël européen, considéré à juste titre comme le second exportateur d’arbres et, surtout, comme un partenaire incontournable pour la qualité de sa production (symbolisée par le label Véritable,ndlr) et pour le sérieux des entreprises qui s’y sont développées. Avec bon an mal an trois millions de pièces exploitées sur nos terres chaque hiver pour quatre millions d’arbres commercialisés à travers l’Europe, il faut avouer que la Belgique jouit d’une position confortable sur un marché européen qui en écoule plus de 60 millions, dont 35 de Nordmann. Reste que le « business » en question est concentré dans les mains d’une vingtaine d’entreprises, dont tout au plus cinq se partagent l’essentiel. Quelques-unes ont donc su s’adapter aux nouvelles donnes d’un marché en pleine (r)évolution, les unes choisissant résolument la production ou, au contraire, le négoce, les autres optant pour une formule intégrant toutes les étapes de la chaîne. Nous nous sommes aventurés dans les sapinières grouillantes en cette période de pleine saison, à la rencontre de l’un des (voire du) plus important(s) producteur(s) et distributeur(s) belge(s) de sapins de Noël. Louis Brasseur, en compagnie de son fils, Germain Rencontre, à Mon Idée (Neufchâteau), avec Louis Brasseur, administrateur délégué d’Altitude 500, homme humble et taiseux, mais surtout travailleur et passionné, qui n’aurait, dit-on, pas son pareil pour négocier des marchés et convaincre des acheteurs hors normes. Loin des bottes, du terrain et de l’odeur caractéristique des conifères qu’il soigne depuis plus de trente ans, ce patron nous a reçus pour une discussion à bâtons rompus sur l’entreprise, le métier et son parcours. Petit sourire en coin, mais regard toujours franc, cet entrepreneur - comme il se définit lui-même - est en fait un fin « businessman », qui troque les costumes comme les fonctions et a choisi une voie royale pour son entreprise, celle de la croissance. Rencontre…
Le planning d’Altitude 500 ne permet ni erreur, ni repos... pendant plusieurs mois ! Entreprendre : Monsieur Brasseur, n’en déplaise à la concurrence, vos chiffres montrent que vous êtes bel et bien aujourd’hui en surclassement dans le « business » du sapin de Noël. Vous évaluez vos ventes 2011 à près de 700.000 pièces, en augmentation de 30% par rapport à 2010, avec un chiffre d’affaires lui-même en progression de 30%. En vingt-cinq ans de métier, vous avez parcouru un sacré bout de chemin, c’était planifié ? Louis Brasseur : Planifié, non ! Mais un entrepreneur, quel qu’il soit, est quelqu’un qui investit et s’investit, je n’échappe pas à la règle. J’ai commencé en 1985 par du négoce, et puis j’ai grandi, au propre comme au figuré, en même temps que le marché lui-même changeait. Désirant encore plus d’autonomie, et pressentant certaines tendances du marché, j’ai planté mes premiers arbres dès 1988. Entreprendre : D’autres n’ont pourtant pas évolué comme vous l’avez fait… Louis Brasseur : D’accord, mais les choix sont souvent guidés par des influences externes. Me concernant, disons que je me suis adapté à la conjoncture et aux exigences d’un marché en prenant au départ des risques mesurés mais qui en auraient déjà fait reculer plus d’un. Ce business est peu enclin à faire confiance à des entreprises peu autonomes, trop petites, trop fragiles… Précisons quand même que ce métier ne permet ni les approximations, ni le « one shot ». Pour résumer, ce n’est pas un marché sur lequel on débarque brutalement en raflant tout sur son passage. Tout se construit dans la durée, alors qu’en fait le chiffre d’affaires annuel se réalise sur six semaines. La chaîne, liée à l’exploitation, doit donc pouvoir réagir en permanence aux contraintes du marché. Entreprendre : On ne débarque pas ainsi sur ce marché parce que l’arbre sur pied, qui peut trôner à côté de l’âtre, met du temps à grandir ! Louis Brasseur : Oui, d’abord. Mais je crois davantage que les acteurs importants de ce marché sont tellement peu nombreux à l’échelle européenne qu’en sus d’un produit de belle facture, c’est la relation de « confiance » entre producteurs/négociants et acheteurs/clients qui compte. Des centaines de milliers de sapins transitent chaque hiver par les dépôts d’Altitude 500 avant de partir pour des destinations proches ou lointaines, parfois étonnantes... Entreprendre : Vous semblez accorder beaucoup d’importance au relationnel client, la structuration de votre entreprise (du plant à la commercialisation du produit) démontre pourtant l’attention portée à la qualité de ce que vous produisez. Louis Brasseur : C’est l’évidence même ! Je peux vous assurer que nous avons beaucoup progressé dans ce domaine au cours de la dernière décennie. Dautre part, la rapidité d’exécution des contrats, dans le respect des tailles, qualités, conditionnements, et tout ceci moyennant un service personnalisé - je peux presque dire à la carte - nous confére une longueur, pour ne pas dire une ardeur d’avance ! Nous avons deux mois pour mener à bien notre saison, pas plus ! Entreprendre : Et donc pas de temps à perdre… Louis Brasseur : Non, aucun temps à perdre, ni dans le relationnel, ni dans la mise en œuvre du travail lui-même. Les acheteurs achètent un service complet - symbolisé par la confiance dans une relation pérenne liée à un bon rapport qualité/prix. C’est donc tout à la fois stressant, éreintant et lourd à vivre, mais cela permet de capitaliser l’expérience acquise et de développer l’outil. Je crois pouvoir dire que ma passion pour ce métier n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui ! Entreprendre : Cinq à six ans pour l’épicéa ou l’omorika, sept à dix pour l’abies ESPACE ENTREPRISES > RENCONTRE Aurore Brasseur témoigne du caractère familial de l’entreprise nordmanniana, l’abies nobilis ou l’abies fraseri, plus communément appelés picéa, Nordmann, Nobilis ou Fraseri, la culture elle-même impose aux entreprises des investissements conséquents, et donc sélectionne les entreprises capables de répondre à la demande ? Louis Brasseur : Oui, bien sûr, c’est de là qu’est venu le phénomène de la concentration et, par effets induits, que les entreprises ont cru. La rotation lente des cultures impose des investissements lourds, que l’on soit propriétaire terrien ou locataire d’ailleurs. Le suivi cultural est de plus en plus contraignant vu les exigences du marché, sans compter que les services liés à la distribution ont également fortement évolué. Entreprendre : En 2011, Altitude 500 exploite combien d’hectares ? Louis Brasseur : Je travaille sur 450 hectares, ce qui me permet d’exploiter au départ de mes cultures, et selon les années, entre 400 et 500.000 arbres. Un chiffre que nous complétons, » > Entreprendre Aujourd’hui N°136 - novembre 2011- 7



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