Enfants Bien-être n°2 oct/nov 2014
Enfants Bien-être n°2 oct/nov 2014
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de oct/nov 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 31,9 Mo

  • Dans ce numéro : réussir à l'école... doit-on l'aider à faire ses devoirs ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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•Mes enfants & moi Instaurer un rituel du coucher Il est bon d'instituer un rituel du coucher avec l'enfant, comme raconter une histoire ou parler, dire « bonne nuit, à demain matin », mais il faut éviter de rester dans sa chambre jusqu'à ce qu'il s'endorme. Si l'opposition est trop forte, repérez l'heure d'endormissement et faites, dans un premier temps, coïncider l'heure du coucher avec celle-ci. Les jours suivants, essayez de le coucher à une heure plus normale, plus compatible avec ses besoins de sommeil THINKSTOCK D.R. ne sont pas ceux de l'adulte. L'une des particularités du sommeil du petit enfant est la présence de microéveils physiologiques d'une durée de 1 à 10 minutes après chaque cycle de sommeil. Ainsi, un nourrisson de moins d'un an peut réveiller ses parents huit fois par nuit. Pendant ces micro-éveils, il pleure, grogne, puis se rendort seul. Si vous intervenez par des bercements ou un biberon, votre enfant aura besoin de vous pour se rendormir à chaque fois. Des difficultés transitoires peuvent apparaître : endormissements difficiles, réveils ou terreurs nocturnes, insomnies, pipis au lit... Il faut les comprendre, les accepter et ne pas trop s'en inquiéter. Essayez d'éviter ce qui peut les favoriser dans la vie de votre enfant et au moment de l'endormissement (environnement agité, tension excessive avant le coucher, etc.). De nombreux enfants tentent cependant de retarder l’heure du coucher par des crises. Parfois, c’est parce qu’ils ont peur la nuit, d’autres fois c’est pour tester la résistance des parents et leurs limites. Mais ces comportements reflètent parfois un trouble de la séparation, parfois une opposition pure, souvent une insuffisance de limites. Ils aboutissent presque toujours à un retard du coucher. L’enfant ne sait pas s’endormir seul et associe la présence de ses parents à l’endormissement. Dans certaines familles, ce comportement est accepté et le trouble disparaît aux alentours de 5 ans. Si ce n’est vraiment pas le cas, le seul traitement efficace est une thérapie comporte- mentale qui a pour but d’apprendre à l’enfant à trouver son sommeil tout seul. THINKSTOCK D.R. En cas de problème persistant Il faudra alors passer à une thérapie comportementale qui comporte trois phases : • La phase de préparation Dans la journée, instaurer une promenade 2 fois par jour pour fatiguer l’enfant et surtout l’exposer à la lumière du jour. On y associe des horaires de sieste et de repas très réguliers, en évitant toute sieste après 17 heures - Le soir, on propose un renforcement des rituels de coucher.• La phase de thérapie Il est important que les parents expliquent à leur enfant ce qu’ils sont en train de faire (les parents ont besoin de sommeil, il faut qu’il apprenne à s’endormir seul). Ensuite, l’enfant est couché à son heure habituelle. Puis les parents vont modifier leur réponse en réagissant de moins en moins et en privilégiant une réponse verbale (voir tableau p.70). Cette phase dure habituellement 3 nuits.• La phase de consolidation Elle dure 2 semaines pendant lesquelles une réactivation des difficultés de sommeil est fréquente. Il faut donc que les parents soient moins à l’écoute qu’habituellement et réagissent sur le même principe : ne pas répondre immédiatement aux pleurs de l’enfant, vérifier si nécessaire que tout va bien, puis n’intervenir que verbalement. THINKSTOCK D.R. 66 Enfants Bien-être FÉMININPSYCHO 69
MES ENFANTS & MOI En pratique pour la phase de thérapie vous devez respecter les séquences suivantes qui permettront à votre enfant de s’ajuster à la nouvelle situation de coucher : • Couchez l’enfant dans sa chambre et dans son lit exclusivement,• Favorisez l’utilisation d’un doudou,• Retirez votre main,• Interrompez le bercement,• Lisez ou racontez une histoire, assis sur une chaise à côté du lit de l’enfant,• Quittez impérativement la chambre,• Si l’enfant appelle, allez le voir brièvement (10 à 15 secondes) en respectant les attentes suivantes. Une séquence comporte 5 visites. > Les soirs suivants : Poursuivez sur la même séquence ou passez à la séquence suivante en fonction de la réponse de l’enfant. Maintenez la même séquence un à plusieurs soirs de suite si nécessaire. Laissez se calmer l’enfant sans le prendre dans les bras. Si l’enfant n’est pas calmé après une séquence, utilisez une pièce neutre (salon, salle à manger) pour qu’il s’apaise en restant à côté de lui, sans le bercer ni le prendre dans les bras. Une fois l’enfant apaisé, mettez-le au lit et débutez une nouvelle séquence. Ne prenez plus l’enfant dans votre chambre, ni dans votre lit ! Une autre technique : le fading Une autre technique, le « fading » des anglo-saxons, peut être utile chez les enfants qui sortent plusieurs fois de leur lit pour retrouver leurs parents. Il faut dans un premier temps, reculer un peu l’heure du coucher, en couchant l’enfant à l’heure où il est le plus souvent endormi, ce qui favorisera l’endormissement. Ensuite, la thérapie suit les mêmes étapes que celles qui sont utilisées chez les enfants ayant des troubles de l’endormissement. Les parents Individualisez sommeil et repas• Dès que possible, apprenez à l’enfant que sommeil et repas sont deux comportements distincts.• Ne laissez pas l’enfant s’endormir systématiquement avec un biberon.• Donnez le biberon du matin à l’emplacement des repas (cuisine, salle à manger) et non dans le lit.• Évitez la télévision lors de l’endormissement ou les repas. attendent que leur enfant s’endorme sans difficulté. Dès que le sommeil est stabilisé, l’heure du coucher est avancée très progressivement de 5 minutes en 5 minutes à une heure de coucher qui correspond plus à son âge et ses besoins de sommeil. S’il se réveille plusieurs fois par nuit… Pour la plupart de ces enfants, c’est l’incapacité à trouver le sommeil sans l’aide des parents qui joue un rôle majeur. Pour quelques familles, le fait de dormir avec leur enfant est une solution. Cette pratique est présente chez 16% des enfants, mais devient plus rare après l’âge de 6 ans. Appelée « co-sleeping » par les Anglo-saxons, cette pratique est fréquente dans certaines cultures. Les sociétés savantes de pédiatres déconseillent le co-sleeping, en particulier dans certaines conditions (parents seuls, difficultés conjugales…), mais aussi en raison d’un sommeil de moins bonne qualité à la fois pour l’enfant et les parents. THINKSTOCK D.R. Tableau des séquences Séquence 1er soir 2 ème soir 3 ème soir 4 ème soir 1 ère attente 1 mn 2 mn 3 mn 5 mn 2 ème attente 2 mn 5 mn 7 mn 10 mn 3 ème attente 5 mn 5 mn 7 mn 10 mn 4 ème attente 5 mn 7 mn 10 mn 15 mn 5 ème attente 7 mn 7 mn 10 mn 15 mn Enfants Bien-être 67 70 FÉMININPSYCHO



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