Enfants Bien-être n°2 oct/nov 2014
Enfants Bien-être n°2 oct/nov 2014
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de oct/nov 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 31,9 Mo

  • Dans ce numéro : réussir à l'école... doit-on l'aider à faire ses devoirs ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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•Mes enfants & moi l’est pas et ne le deviendra peut être jamais. Elle relève de la pulsion. Elle se vit, se parle à l’avance, s’anticipe. C’est à partir d’une menace réelle ou non que se développe l’angoisse, si la peur ne peut pas être dépassée (exemple : la peur du vide). THINKSTOCK D.R. Les symptômes de la peur Ils sont nombreux et nous les connaissons tous : les tremblements, l’accélération du rythme cardiaque, les sueurs froides, la suffocation, jusqu’à la paralysie en cas de peur panique. Dans une situation de peur, on se trouve totalement vulnérable ; on ne contrôle plus aucune de ses émotions. On ne se reconnaît plus soi-même. Souvent, il arrive qu’on fasse subir ses peurs à ses proches. Par la suite, quand la situation de peur disparaît et qu’on redevient « normal », on ne sait plus comment leur parler, car un grand sentiment de honte s’est installé. A l’inverse, la tension positive Une phase de choc va provoquer la stimulation d’une zone située à la base du cerveau, qui va secréter de l’adrénaline et d’autres neurotransmetteurs. Ces substances agissent sur le cœur, les vaisseaux et les muscles pour déclencher une mise en action de notre corps. Notre réponse va être plus ou moins intense et fréquente selon notre capacité de réaction à ces substances. Dans le meilleur des cas, 60 Enfants Bien-être elle nous met sous une tension positive, c’est-à-dire stimulante qui va renforcer notre attention et notre concentration. De la phobie simple au T.O.C. Les phobies simples sont des peurs sans fondement objectif, mais le plus souvent, non handicapantes dans la vie quotidienne (peur des serpents, des ascenseurs, des serpents, du vide…). On peut très bien vivre avec en adoptant des comportements d’évitement. On pense que 7% de la population souffre de ce type de phobie. Les phobies sociales sont les plus gênantes, car elles révèlent une peur de l’autre, une incapacité à vivre, sortir, communiquer. L’agoraphobie (peur des espaces découverts ou trop peuplés) en est une. Les phobies sociales touchent environ 14% de la population. Plus grave est le T.O.C., Trouble obsessionnel du comportement ou Trouble obsessionnel compulsif. Contrairement à la personne phobique ordinaire qui a peur face à un danger ponctuel, la personne qui souffre de cette maladie est obsédée, constamment et même par anticipation, à l’idée de certaines situations insupportables (être sale Stimulation ou paralysie ? Les manifestations de la peur peuvent être très différentes d’un individu à l’autre : pour certains, elle stimule. C’est le cas par exemple du trac de l’artiste. Pour d’autres, elle paralyse et inhibe toute réaction. par exemple) et multiplie des gestes rituels répétitifs pour calmer son angoisse. Environ 2 à 3% des gens souffrent d’un T.O.C. Les manifestations physiques de la peur La peur s’accompagne d’une série de réactions physiques de mobilisation. Lorsque l’organisme perçoit un danger, les glandes surrénales augmentent leur production d’adrénaline. L’organisme se mobilise alors pour la fuite ou la THINKSTOCK D.R. Chez l'enfant, la peur du noir, la nuit, est très courante. THINKSTOCK D.R. FÉMININPSYCHO 63
MES ENFANTS & MOI défense : accélération des battements du cœur, augmentation de l’acuité mentale, décomposition des graisses pour fournir plus d’énergie, etc... C’est seulement quand le péril est écarté qu’on ressent toute l’intensité des effets physiologiques de la peur. C’est aussi à ce moment où l’attention se relâche qu’on se met parfois à trembler et à prendre complètement conscience de l’ampleur du danger auquel on a fait face. Différentes réactions face à la peur Nous avons toutes sortes de réactions devant la peur. Certaines fois ces réactions sont tout à fait fonctionnelles mais à d’autres moments, elles nous handicapent.• La paralysie Dans certains cas, la paralysie est une réaction protectrice fort efficace. Si j’assiste à un cambriolage où les voleurs sont armés, il est probablement mieux que je me fasse oublier plutôt que de tenter de m’échapper ou de crier de peur. Mais lorsque je rencontre un danger sur la route, il est généralement plus efficace de tenter de l’éviter que d’attendre passivement. danger. Elle aborde le danger en le minimisant ou en ne le considérant pas comme réel. Une telle attitude mène ces personnes à se lancer dans des aventures qui sont nettement au-delà de leurs forces ou encore à négliger de prendre les précautions nécessaires pour minimiser les dangers. Les phobies enfantines Trois types de phobies sont classiques chez les jeunes enfants : la peur du noir, des animaux, de l’eau. Rares sont les enfants qui échappent à la peur du noir. Fréquente entre deux et cinq ans, cette angoisse regroupe plusieurs paramètres : impossible de contrôler son environnement, de vérifier qu’il n’y a pas de monstre, de retrouver son doudou. La meilleure conduite à tenir consiste à vous lever, allumer une lumière dans sa chambre et à lui prouver qu’il n’y a aucun danger. Au quotidien, n’hésitez pas à installer une petite veilleuse dans sa chambre ou à prendre l’habitude de laisser la lumière du couloir allumée la nuit. C’est vers 3 ans qu’un enfant commence à avoir peur des animaux. Souvent les parents sont responsables. Evitez donc toute menace du style : « Si tu n’es pas sage, je te donnerai à manger au chien ! ». Lorsque l’enfant a peur, il est inutile de le ridiculiser, de le gronder ou de se moquer de lui. Il faut essayer d’habituer l’enfant progressivement à ce qui l’effraie et lui prouver notre compréhension. Pour la peur de l’eau, prenez le temps, très progressivement de réconcilier votre petit avec cet élément, par le jeu notamment. Apprenez lui doucement à se rapprocher, puis à se mouiller avant de lui donner des cours. Quel que soit le problème, la découverte de l’eau doit passer par le jeu, l’échange et le plaisir… Apprivoiser la peur pour mieux la dépasser Le vrai enjeu consiste cependant à l'aider à apprivoiser et à vaincre cette peur. Et cela passe par le dialogue. Identifier le stress, le prendre au sérieux sans le dramatiser et, surtout, inciter votre enfant à y apporter des réponses. Invitez-le à décrire sa peur, afin d'en cerner tous les aspects. Montrez-lui que vous comprenez son angoisse, sans pour autant vous y associer. Evoquez en revanche l'une de vos• L’évitement Il est tentant d’éviter, sans discrimination, tout ce qui nous fait peur. Si on vit ainsi, toutefois, on s’aménage une existence qui s’avérera de plus en plus restreinte. Pour gagner de la liberté dans la vie, il est nécessaire, au contraire, d’apprivoiser ses peurs. L’important, pour décider de ce que l’on fait avec une peur, est de prendre soin d’évaluer le prix que nous paierons à l’apprivoiser comparativement à celui de l’éviter.• La négation du danger À l’opposé de l’évitement, on trouve les comportements « contre-phobiques » où la personne fonce, tête baissée, apparemment insensible au Trois types de phobies sont classiques chez les jeunes enfants : la peur du noir, des animaux, de l’eau. THINKSTOCK Enfants Bien-être 61 64 FÉMININPSYCHO



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