Enfants Bien-être n°2 oct/nov 2014
Enfants Bien-être n°2 oct/nov 2014
  • Prix facial : 4,90 €

  • Parution : n°2 de oct/nov 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 31,9 Mo

  • Dans ce numéro : réussir à l'école... doit-on l'aider à faire ses devoirs ?

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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SANTÉ• Santé ENFANT enfant l Respiration La séance de kinésithérapie La séance démarre systématiquement par une discussion avec les parents, afin de bien connaître les symptômes individuels de l'enfant. Des pressions sont ensuite exercées sur la cage thoracique du bébé. Il faut bien entendu faire très attention, car les os sont très fragiles. Les secrétions remontent dans la trachée et sont évacuées par la toux. Le kiné utilise des techniques de désencombrement bronchique assez impressionnantes pour les parents, d’autant que l’enfant pleure pendant les séances, même s’il ne souffre pas. La toux provoquée entraîne l’expectoration. Mais les séances de kinésithérapie ne font pas partie systématiquement du traitement, il faut également voir comment elles sont tolérées, d’autant qu’il n’y a pas véritablement de validation scientifique dans le sens strictement médical du terme. Il est clair qu’il faut aller voir un spécialiste formée à ces méthodes, déjà expérimenté avec les nourrissons si possible. Notez cependant que dans la plupart des cas, la guérison est spontanée si l’on respecte les précautions d’usage. Aucune vaccination n’existe à ce jour. La guérison intervient dans les 5 à 10 jours, même si une petite toux subsiste pendant plu- Le but de la scéance de kiné respiratoire est de provoquer l'expectoration. PHOTOS.COM sieurs semaines (2 à 3 généralement). Il faut donc ne pas trop s’inquiéter : le quatrième jour est le pic de la maladie qui régresse ensuite. Il arrive qu’une bactérie vienne se surajouter au problème du virus. Dans ce cas, la prise d’antibiotiques devient nécessaire, et parfois l’oxygénothérapie en cas de surinfection : les symptômes sont alors une fièvre élevée, une otite, des secrétions bronchiques purulentes en particulier. Le principal risque reste la détresse respiratoire. Besoin d’une hospitalisation ? L’hospitalisation est nécessaire si l’on estime que l’état général est inquiétant ou si le nourrisson a moins de six semaines, a fortiori s’il s’agit d’un prématuré. Il arrive aussi que l’environnement social soit néfaste pour la guérison, auquel cas le médecin préférera faire soigner l’enfant ailleurs. Les troubles digestifs sont aussi problématiques et peuvent avoir pour conséquence l’hospitalisation, du fait du risque de déshydratation. Sachez cependant qu’un nourrisson souffrant de bronchiolite est rarement hospitalisé. Il n’est d’ailleurs pas recommandé de se rendre aux urgences pour consulter, car le pic saisonnier provoque souvent des attentes importantes dans un milieu qui n’est pas recommandé pour le bébé. Rien ne sert de s’effrayer, à moins que les signes suivants n’aient été constatés : • altération de l’état général,• apnée ou cyanose,• fréquence respiratoire anormalement élevée (supérieure à 60 par minute), PHOTOS.COM 38 Enfants Bien-être 40 - Février-Mars-Avril 2012
• enfant prématuré ou de moins de six semaines,• cardiopathie ou pathologie pulmonaire,• trouble digestifs et perte de poids,• trouble de ventilation confirmé par une radiographie thoracique. Il ne faut pas oublier que les hôpitaux sont totalement débordés en cas d’épidémies saisonnières, il convient donc de privilégier le médecin, et de faire surveiller le petit patient en ambulatoire ou en très court séjour, si l’hôpital est l’unique solution. En France, on considère que les parents emmènent trop souvent leur enfant à l’hôpital sans que cela ne soit nécessaire, ce qui provoque des encombrements importants. Difficiles de leur en vouloir, mais c’est une raison pour laquelle il convient d’être bien informé. Le problème est qu’il est essentiel que les places soient libres pour les enfants les plus fragiles et non pas prises par des cas classiques. De plus, cet afflux aux urgences permet au virus de se propager encore plus facilement. Des effets secondaires ? Il n’y en a généralement pas, sauf chez certains sujets qui développent un asthme du nourrisson qui disparaît ensuite : Il s’agit en fait d’épisodes où le bébé a une sorte de sifflement respiratoire, mais cela n’aura pas d’autre conséquence. Si ce type d’épisode se répète cependant régulièrement, il peut arriver qu’un asthme s’installe y compris lorsque l’enfant grandit. Les rechutes sont fréquentes avant l’âge de deux ans. C’est à partir de la troisième rechute qu’il faut contrôler qu’aucune évolution vers de l’asthme ne se fait. On parle à partir de ce moment-là d’asthme du nourrisson sans que cela ne signifie que l’adulte sera un asthmatique. A noter que la bronchiolite n’est absolument pas un facteur favorisant de l’asthme. Pas de panique ! Ces précautions suivent la logique du simple bon sens. Il ne faut pourtant pas somatiser et s’effrayer de la moindre toux. Etre vigilant est un devoir, mais il PHOTOS.COM ne faut pas s’inquiéter outre mesure à moins que l’enfant n’ait déjà une faiblesse cardiaque ou pulmonaire. Tous les parents le disent : avoir un enfant, c’est commencer à avoir peur, mais aussi petit qu’il soit, le bébé est solide et a la chance ici de grandir dans une société où la médecine est de bonne qualité. Au titre de la prévention, il est évident que la vaccination fait partie des mesures de premier plan. Non pas celle contre la bronchiolite puisqu’elle n’existe pas, mais la vaccination contre les autres maladies. n E.A. PHOTOS.COM Des mesures de prévention Les gestes préventifs qui aident à éviter la bronchiolite ou à ne pas l’attraper de nouveau sont aussi valables pour d’autres maladies du tout jeune enfant. Les principaux conseils des médecins sont : • se laver les mains avant et après avoir apporté des soins au bébé,• ne pas hésiter à porter un masque si l’on est très enrhumé soi-même,• éviter les lieux publics, les salles d’attente, les transports en commun,• ne pas échanger les sucettes, biberons ou couverts non nettoyés,• la bronchiolite se développe mieux sur un terrain allergique : il faut donc éviter les moquettes, les rideaux lourds, les matelas tapissiers, ainsi que tout ce qui est en laine ou en plumes. LE SAVEZ-VOUS ? > La bronchiolite touche plus les garçons que les filles. > Le nombre de consultations et d’hospitalisations s’accroît tous les ans depuis sept ans. > Le nombre d’enfants atteints augmente de 9% chaque année depuis 1996. Enfants Bien-être 39 Février-Mars-Avril 2012 - 41



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