Endorphinmag n°34 nov/déc 2015
Endorphinmag n°34 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.endorphinmag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 90

  • Taille du fichier PDF : 73,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'aventure du Team France Jeune sur le RIF.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vincent Kronental Photossports Cyril Bussat Photossports Tel un Ultra-Traileur courant en équilibre le long d’une crête, le noyau fondateur du GRC ne peut être considéré comme Borderline (Maladie mentale définie comme un état à la marge entre la névrose et la psychose) ! Mais plutôt comme BorderTrail ! Mais quelle est cette maladie ? Je la définirai, dans notre cas, comme un état sportif extrême, un mélange harmonieux entre coureur d’ultra (déjà, psychiquement cela peut paraître une aliénation) et organisateur d’ultra (là, cela devient incurable). Au final, un engagement total, physique et mental où se mêlent entrainements, compétitions d’ultra, réunions, démarches, reconnaissances de parcours, défis financiers, … Toujours à courir sur une crête, toujours avancer, toujours trouver des solutions, mais on va de l’avant, coute que coute. La barrière horaire nous l’avons fixée au 15 octobre 2015. Nous étions chaque jour un peu plus conscient de notre affection. C’est de cette pathologie qu’est atteinte l’équipe du Grand Raid des cathares. Deux années de préparation ont été nécessaires pour créer cette épreuve qui, même en tant que coureurs d’Ultra, nous a semblé une folie ! Une folie proposant 3 formats de courses (174 km, 101 km, 40 km) Une folie partant et arrivant à la cité de Carcassonne patrimoine de l’Unesco, plus grande cité médiévale d’Europe ! Deux années qui nous ont coûté des heures de sommeil en négatif, des négociations, des calculs, des discussions, des euphories, des rencontres, bref une histoire de fou ! Un périple qui s’est avéré devenir un véritable ultimatum début octobre. Nous étions le 15 octobre, notre stress était décuplé tellement nous avions envie de réussir cette première édition. Nos symptômes, ce sont bizarrement encore aggravés quand les coureurs du 170 km se sont positionnés sur la ligne de départ. Nos jambes brûlaient de ce désir de courir aux côtés de ces 150 Traileurs, nos yeux plongeaient dans ces prunelles mêlées de joies et d’angoisses, nos esprits étaient dans un roadbook imaginaire… 5, 4, 3, 2, …. 1  : le départ nous a semblé magnifique ! nos regards les ont accompagnés jusqu’à l’horizon, jusqu’à ce que nos larmes d’émotions transforment les coureurs en points de couleurs flous… Quelques minutes de répit durant lesquelles l’anxiété c’est évaporé, juste le temps de se positionner au PC course afin de suivre l’évolution des traileurs. Les heures ont défilé à la vitesse d’un marathon. Nous devions déjà préparer la seconde course le Raid des Bogomiles tout en faisant le suivi des coureurs. Quand la nuit est tombée, accompagnée du froid Audois, Matthieu BOURGUI- GNON était déjà en tête, nous nous demandions comment les coureurs allaient apprécier nos petites surprises, (le château d’Arques transformé en base de vie, les ravitos animés et colorés, …). ENDORPHINMAG.FR N°34 - novembre décembre 2015 58 # COURSE  : Grand Raid des Cathares Grand Raid des Cathares by Magali MICHEL Vincent Kronental Photossports
Nous avons ressenti l’angoisse quand les premiers coureurs ont atteint la montée lente et longue vers Fourtou, puis la montée "droit dans la pente" du château de Peyrepertuse. S’en est suivi le Pic de Bugarach, avec le froid, le vent, le brouillard …. Nous avons eu froid avec eux, nous avons eu mal avec eux… A 14h00, le responsable de Montjausse (dernier ravitaillement avant Carcassonne) nous a appelé  : « Matthieu est reparti, il arrive à la cité dans une heure ». Nous étions tous très excités à l’idée d’accueillir le Premier arrivant de la Première édition du GRC. Les foulées qui nous ont menées sur la ligne de départ ont eu l’avantage de nous faire oublier notre première nuit blanche. L’euphorie était à son comble ! une grande partie de l’équipe était prête à recevoir ce « héros ». Les minutes ont semblé interminables. Nos appareils photos armés, nos yeux plantés sur la porte de Narbonne. Il est là, il arrive tel un cathare revenant de son périple médiéval. Il semblait frais, les traits très peu tirés, avec le sourire du vainqueur ! Nous n’avons pu retenir notre élan, nous étions tous autour de lui  : pour lui passer sa médaille, pour le prendre en photo, pour lui demander comment il allait… Nous avions, à ce moment précis, qu’une envie  : être lui ! ressentir cette libération que nous affectionnons tant ! revivre cette libération suprême en passant sous l’arche… nos jambes brûlaient à nouveau. Les frissons que nous vivions étaient ceux du coureur fier et glorieux et ceux de l’organisateur fier et soulagé ! Ces symptômes émotionnels se ressemblent étrangement, se croisent, s’entremêlent… Nous étions au sommet de la maladie, des « Bordertrail » prêts à être enfermés ! Mais pas le temps de souffler plus longtemps ! pas le temps de se soigner  : il fallait s’occuper des autres concurrents. Quand Matthieu nous a proposé d’accueillir le dernier concurrent du GRC, nos cœurs étaient prêts à exploser, nous étions conquis. Quel magnifique cadeau pour l’équipe du GRC qui a œuvré pendant si longtemps pour bâtir une course ou le respect, l’accueil, les conditions de course sont identiques pour le 1er comme pour le dernier. C’est Sylvie Janssens, la dernière du GRC, qui a reçu une ovation à son arrivée accueillie par Matthieu et une grande partie de l’équipe présente, ce merveilleux 15 octobre 2015. Dans l’intervalle, les 220 coureurs du Raid des Bogomiles étaient partis ainsi que les 400 coureurs du Trail des colombes le samedi matin. Trois départs de courses, trois fois un suivi et un accompagnement des coureurs derrière nos écrans. Trois fois les mêmes émotions, la même envie de courir avec eux, les mêmes larmes,… Trois fois cette état BorderTrail. Les 10 jours de préparation et de gestion des courses pour l’équipe de cette 1ère édition touchait à sa fin. Il fallait remettre les trophées, remercier les institutions, les partenaires, préparer le repas de clôture. Nous rendions notre tenue d’organisateur ! Nous avions souhaité l’esprit Trail, nous avions rêvé le fameux "white spirit", nous avions fait notre maximum pour que cette aventure soit simple, conviviale et festive. Nous avons, je pense, réussi notre folie ! L’équipe du Grand Raid des cathares, est formée d’ultra-Traileurs et raideurs ; nous sommes des hommes et des femmes de passion, d'un sport d’extrême. Nous aimons courir, nous aimons proposer, nous aimons partager, nous aimons organiser. Nous sommes des Humains, et, humblement nous n’avons que l’esprit sportif et nous souffrons d’une nouvelle pathologie  : le syndrome du Bordertrail ! Magali Michel, responsable com et co-fondatrice pour le GRC avec Michel Jorge. ENDORPHIN Plus d’infos, de photos de vidéos ici  : Christophe Angot Photossports Matthieu Bourguignon et son assistant Christophe Angot Photossports L’arrivée de Sylvie Janssens Christophe Angot Photossports Magali Michel, Michel Jorge, Matthieu Bourguignon et Vincent Ameline ENDORPHINMAG.FR N°34 - novembre décembre 2015 59 # COURSE  : Grand Raid des Cathares



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