Endorphinmag n°34 nov/déc 2015
Endorphinmag n°34 nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de nov/déc 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.endorphinmag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 90

  • Taille du fichier PDF : 73,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'aventure du Team France Jeune sur le RIF.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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La Mission Bassin Minier, qu’est-ce que c’est ? La Mission Bassin Minier est un outil d’ingénierie qui œuvre depuis 2000 à la reconversion du bassin minier, c’est-à-dire la restructuration urbaine, sociale, économique, et écologique de cet ancien bassin industriel. Ses missions s'inscrivent globalement dans 10 chantiers thématiques  : l'urbanisme durable, le patrimoine (dont la gestion du label UNESCO), les grands projets structurants (le Louvre - Lens, la reconquête du site de l'ancienne cokerie de Drocourt en "parc des Iles", du carreau de fosse du 9/9 bis de Oignies, de Wallers- Arenberg, de la base du 11/19 à Loos-en- Goh ell e…), l'observati on soci o - économique, les transports-déplacements, l'environnement et les risques, la Trame verte et bleue du bassin minier ainsi que les loisirs et sports de nature, l'Aire Métropolitaine de Lille (AML), les programmes européens et la coopération internationale, la communication et la promotion du territoire. EndorphinMag (EM)  : Comment et quand est né le Raid Bassin Minier ? Cyrille Daillet By Marion WOJTKOWSKI Le Raid du Bassin Minier (RBM) est organisé depuis dix ans par la Mission Bassin Minier. Le dernier week-end de septembre est traditionnellement réservé pour le RBM par tous les raideurs de la région Nord-Pas-de-Calais et d’ailleurs aussi, puisque les départements et pays limitrophes sont régulièrement représentés. C’est ainsi que les équipes belges, picardes, ou encore franciliennes participent de façon très régulière depuis des années. Le RBM a également été manche du challenge national, une belle reconnaissance pour cette épreuve sur deux jours. Alors quand la nouvelle est tombée que cette dixième édition serait aussi la dernière, beaucoup n’y ont pas cru et n’y croient toujours pas, et la plupart se demande bien ce qu’ils vont pouvoir faire le dernier week-end de septembre 2016… Pour en connaître les raisons et mieux cerner l’histoire et l’évolution du RBM depuis dix ans, nous avons interviewé Cyrille Daillet de la Mission Bassin Minier, Cyrille Daillet (C.D)  : Le raid Bassin Minier est né en 2006 avec justement cette idée de valoriser et mettre en scène toutes les composantes paysagères, culturelles et environnementales pour lesquelles nous avons accompagné et initié de nombreux chantiers d’aménagement et de développement. L’une des particularités du territoire est qu’il est très vaste (il s’étend sur plus de 120 km de long) et de ce fait, le seul moyen de le parcourir, autrement qu’en voiture, est à vélo sur un format plutôt long (2 jours). D’où l’idée d’un raid multisports permettant à la fois de mettre en lumière ces grands sites de mémoire réaménagés mais encore méconnus, mais aussi de tester le potentiel ludo-sportif de chacun d’entre eux pour y développer à terme une offre de service. (EM)  : Quelles sont les autres organisations sportives ou non de la Mission Bassin Minier ? (C.D)  : Depuis, nous avons également créé en 2013 le Challenge VTT Bassin Minier (6 manches de X-Country sur 6 terrils différents du territoire) car nous sommes convaincus du potentiel des terrils pour cette discipline (VTT Xc et Dh), ainsi que le Trail des Pyramides Noires en 2014 (la plus longue course de la région actuellement  : 105 km). Toujours avec cette même idée de valorisation des sites auprès de publics différents. (EM)  : Quelles ont été les grandes évolutions du RBM durant les 10 éditions ? (C.D)  : D’une part le nombre de participants. On est passé de 25 équipes (de 3) en 2006 à plus de 110 cette année. Mais c’est surtout aussi les paysages et les sites traversés qui ont de cesse évolué en 10 ans et nous ont permis de diversifier les épreuves en tout genre et proposer de nouveaux lieux inédits. Chaque année nous changeons le parcours, le programme, les lieux traversés, et nous testons de nouvelles activités. (EM)  : Quel(s) intérêt(s) ou changement(s) d’avoir intégré successivement les challenges régional et national ? (C.D)  : Pour le Challenge régional, c’est avant tout pour soutenir l’initiative de structuration de la discipline en région Nord-Pas de Calais (la plus dynamique de France) et proposer une couverture régionale intéressante et complémentaire pour les participants. Pour ce qui est du Challenge National, c’était une volonté de faire rayonner notre événement et ce territoire à l’échelle nationale afin de bousculer un peu l’image et la vision du « Nord » auprès du public extérieur. (EM)  : Quels ont été les partenaires indispensables pour pérenniser le RBM ? (C.D)  : La MBM est financée par la Région, les 2 Départements et les 7 EPCI du territoire. Ces partenaires institutionnels financent l’événement qui s’inscrit dans les contrats d’objectifs que nous avons passés avec eux, d’autres partenaires privés ou publics nous suivent et nous ont soutenus. ENDORPHINMAG.FR N°34 - novembre-décembre 2015 14 # INTERVIEW  : Cyrille Daillet (Raid Bassin Minier) Photos  : Eric Morelle
Ensuite, les acteurs du territoire comme le Parc Naturel Régional Scarpe Escaut qui valorise les producteurs locaux pour les petit-déj ou les buffets, et les propriétaires des sites traversés (bases de loisirs, sites de la mémoire, parcs urbains) qui nous ouvrent grand leurs portes et nous aident dans l’organisation des preuves et la logistique. Enfin, chose essentielle, le Team Cap Opale qui gère toute la partie sportive de l’événement (réalisation des cartes CO, chronométrage, pose des balises, PC, …) et qui nous a permis de mettre sur pied ce Raid dès la première édition, car, comme indiqué plus haut, l’événementiel sportif n’est pas notre métier de base. Il nous fallait donc trouver des « professionnels » du raid multisports. Dans la région, nos vedettes sont Cap Opale. On s’est donc entouré des meilleurs ! (EM)  : Quelles ont été les difficultés rencontrées lors de ces 10 éditions ? (C.D)  : Il n’y a pas eu de difficultés particulières. En 10 ans, nous avons juste une évolution, légitime, des réglementations et des usages des sites de pratique qui croisent de nombreux enjeux et vocations. La réglementation Natura 2000 qui vise à mieux percevoir et intégrer la prise en compte de la biodiversité dans nos manifestations afin d’être le moins impactant et préjudiciable possible. De mon point de vue, c’est une bonne chose car le manque de cadrage engendrait parfois quelques abus (il n’est pas rare par exemple de retrouver de la rubalise n’importe où, de la peinture sur les arbres, ou des milieux sensibles complètement saccagés par le passage d’usagers en trop grand nombre). Il faut aussi souligner que la Région Nord-Pas de Calais est la plus faible en termes d’espaces de nature mais également la plus densément peuplée de France. Forcément, la pression sur ces milieux est accrue. Ceci dit, cela représente une nouvelle approche dans la manière de concevoir un événement (notamment dans la façon de travailler de concert avec les propriétaires et gestionnaires des sites) et de ce fait beaucoup plus de travail en amont. Travail qui peut constituer un frein majeur et une véritable barrière pour les organisateurs (souvent « bénévoles » et donc sur leur temps libre) qui se sentent démunis et totalement submergés par ces démarches très éloignées de leurs prérogatives ou compétences. Pour ce qui est du Bassin minier, de nombreux terrils ont progressivement été intégrés à la politique des Espaces Naturels Sensibles ce qui leur confère une vigilance accrue en termes de préservation environnementale. Là-aussi, c’est une bonne chose car cela bénéficie à la meilleure gestion et préservation de ces biens (inscrits également à l’UNESCO), assez sensibles et qui réclament une attention particulière. Néanmoins, cela restreint parfois les possibilités d’y organiser certaines épreuves non compatibles avec cette vocation. A nous d’être clairvoyant lorsque nous bâtissons nos parcours. Dans la plupart des cas où le dialogue est instauré, cela se passe très bien. Là où quelques difficultés résident, c’est dans les démarches administratives. Nous sommes encore à l’ère du papier ! Les dossiers de demandes d’autorisation de passage sont assez lourds à réaliser et on constate que la transmission des pièces au sein des services de l’état n’est pas très efficace (photocopies noir et blanc au format A4 transmises aux forces de police qui généralement recontactent les organisateurs pour leur ré-envoyer !). Du coup le travail est souvent démultiplié (en fonction du nombre d’interlocuteurs) et représente un boulot monstre. Heureusement, les Départements commencent à réfléchir sur de nouveaux dispositifs informatisés. Et parfois, il faut bien reconnaitre qu’on se heurte à des murs. Nous sommes dans une société qui cherche à se protéger de tout en matière de responsabilité. Ce type d’événement, un peu « farfelu » ou qui peut sembler très envahissant ou incontrôlé, suscite de la crainte. Il faut accepter que l’on ne puisse pas toujours mettre sur pied tout ce que l’on a en tête, ou alors « se battre » pour faire comprendre la discipline. (EM)  : En tant qu’organisateur, qu’est-ce qui vous a le plus frappé lors des différentes éditions du RBM ? (C.D)  : Ce qui nous frappe toujours c’est l’émerveillement et le sourire sur le visage des participants. C’est d’ailleurs notre objectif premier  : changer le regard et l’image de ce territoire encore méconnu ou sous-estimé. Dans l’inconscient collectif, le Bassin minier c’est gris, triste, plat, ce sont les corons, la misère sociale et autant de préjugés relayés par les médias. Dans la réalité, après 2 jours d’efforts à la découverte d’un territoire inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO (ce n’est pas rien !) , les préjugés tombent et les concurrents extérieurs sont sous le charme  : « c’est vert et extrêmement naturel » ! C’est un territoire surprenant regorgeant de « pépites » paysagères uniques, de nombreux plans d’eau et forêts. Et c’est surtout un territoire qui se dote d’équipements hors du commun  : la piste de ski de Loisinord et son téléski nautique, le plus grand parcours filet du monde, de nombreux parcours accrobranches, golfs, équipements nautiques, skatepark outdoor, piscines et lieux de baignade, murs d’escalade, des parcours CO, un réseau incroyable de voies vertes et d’itinéraires de rando, et des terrils permettant les activités les plus folles… Et puis c’est l’ambiance générale qui est souvent appréciable. En tout cas, nous en tant qu’organisateurs qui trouvons inconcevable d’enchainer autant de kilomètres (!) , on est toujours frappé par la convivialité et la bonne humeur. A force, toutes les équipes se connaissent ou apprennent à se connaitre. Durant le raid, on rit, on s’amuse et on se fait plaisir. Je pense que l’une des plus belles éditions, fût la transfrontalière en 2011. Nous sommes partis de La Louvière en Belgique, pour rejoindre Loos-en-Gohelle  : un sacré périple vraiment dépaysant pour nous comme pour les participants ! Enfin, il faut souligner que nous avons quasi eu, à l’exception d’une ou deux éditions, la météo de notre côté avec un soleil magnifique sur chaque dernier weekend de septembre. Comme quoi, il fait beau aussi dans le nord ! ! (EM)  : Pourquoi arrêter après 10 éditions qui ont toutes rencontré un franc succès ? (C.D)  : C’est un choix que nous devons assumer  : arrêter « en pleine gloire ». Très sincèrement, nous ne pensions même pas aller jusque-là, 10 ans c’est beaucoup ! Concrètement, nous arrivons dans une période charnière en termes de développement stratégique du territoire. Suite à l’obtention du label UNESCO (dont nous sommes les gestionnaires) et l’ouverture du musée du Louvre-Lens (pour lequel nous avons participé au dossier de candidature), un « Contrat de destination touristique » vient d’être signé avec l’Etat. Ce contrat nous fait passer dans une toute nouvelle dimension puisque nous intégrons une liste de 20 « destinations de prestige », à l’échelle nationale, sélectionnées afin de représenter la France à l’international. C’est une chance inouïe pour un territoire qui revient de loin. Cela veut dire que le Bassin minier est reconnu comme une réelle destination de court séjour, au même rang que la Champagne, la Provence, Paris, la Corse, … Tous ses efforts de reconversion et d’aménagement des sites, nous incitent maintenant à structurer une offre de services et décliner des outils de promotion. Cela va représenter un travail de longue haleine avec l’ensemble des partenaires territoriaux. Le Raid Bassin Minier a été une pièce maitresse de ces réflexions car nous avons grâce à lui expertisé, testé et montré qu’il était possible de proposer beaucoup de choses sur nos sites. Mais aujourd’hui l’enjeu est pour nous de transformer l’essai en quelque chose de concret pour les habitants et les touristes. Bien évidemment, l’animation et l’événementiel resteront unes de nos actions spécifiques, mais elles prendront peut-être moins de place ou en tout cas il faut que nous ciblions un nouveau public, plus familial et moins élitiste aussi ! Mais nos fidèles raideurs sont aussi des parents et nous parions sur leur fidélité pour venir tester de nouvelles formules de découverte du Bassin minier. (EM)  : Des nouveaux projets pour la Mission Bassin Minier pour remplacer le RBM ? Si oui sous quelle forme ? (C.D)  : Nous avons expérimenté le concept de chasse au trésor cette année durant la période estivale. Cela a bien fonctionné. Les participants de cette dernière édition du raid ont d’ailleurs pu se confronter à quelques énigmes que nous avions concoctées pour cette chasse au trésor, lors des épreuves patrimoines. Nous réfléchissons donc à proposer une chasse au trésor ludique et sportive pour remplacer le raid. De même, le Challenge VTT va peut-être évoluer en quelque chose de plus festif dès l’année prochaine. 6 manches c’est beaucoup de boulot. On va essayer de recentrer l’événement sur un seul weekend qui serait une sorte de fête du vélo proposant plusieurs activités  : une rando familiale, un enduro, une course Xc et Dh, des démonstrations de BMX et dirt. Bref, on a quelques idées mais il va nous falloir dégager du temps et des moyens pour ça. (EM)  : Autre chose à ajouter ? (feu vert ! On se lâche !) (C.D)  : Juste remercier l’ensemble des participants qui ont suivi et participé au Raid Bassin Minier. Ça a été une belle aventure de 10 ans et on espère que ça a eu un impact positif sur le territoire et les participants. En tout cas, nous avons pris à cœur de proposer 10 éditions de qualité, sans rechigner sur les moyens, pour faire plaisir à tous. Nous avons rencontré des gens extra et pu proposer des choses incroyables comme le saut à l’élastique en 2009, un parcours corde sur l’eau en 2007, des tyroliennes de folie sur les chevalements, une descente en rappel sur la tour de Loos-en-Gohelle, des liaisons kayak un peu sauvages, et pleins d’autres… C’est avec beaucoup d’émotions que nous tournons la page du Raid Bassin Minier… mais rien ne dit que nous ne reviendrons pas dans quelques années pour une édition surprise… ! Merci à Cyrille Daillet mais aussi à Gilles Briand pour leurs réponses. Site du Raid Bassin Minier sur ce lien ENDORPHINMAG.FR N°34 - novembre-décembre 2015 15 # INTERVIEW  : Cyrille Daillet (Raid Bassin Minier) ENDORPHIN



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