Endorphinmag n°33 sep/oct 2015
Endorphinmag n°33 sep/oct 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de sep/oct 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : www.endorphinmag.fr

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 106

  • Taille du fichier PDF : 26,7 Mo

  • Dans ce numéro : le goûter indispensable quand on est sportif ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ramon Blanco Sainz Rozas, indétrônable vainqueur de l’épreuve. Je ne sais plus si je me suis mis à la pratique du Stand Up pour pouvoir participer à cette course ou si je l’ai découvert ensuite. Mais une chose est sûre, ce type de course correspond aux épreuves d’endurance qui doivent être faites au moins une fois dans la vie d’un « Ultra SUPer ». L’épreuve, unique en Europe est organisée par Luis Garcia, le boss d’INTERNA- TIONAL OUTDOOR SPORTS UNION, qui organise de belles épreuves à succès en Espagne, dont 3 évènements majeurs, UTPE Ultra trail Picos de Europa, Sella SUP River Race et ce fameux SPAIN 24. Le principe du SPAIN 24 est très simple, il faut effectuer un maximum de tours en 24 heures dans un estuaire. Le site est vraiment charmant, ambiance surf à Pedrena, tout proche de Santander, sur la côté atlantique. L’accueil est chaleureux et la dotation course généreuse. Le jour de la course, les préparations vont bon train, je suis un peu en mode observateur sur les stands des riders expérimentés. Je suis tout d’abord intrigué par le fait que toutes les élites ont une seconde planche, un modèle gonflable. Je les interroge alors sur cette option et j’apprends que ces planches sont destinées à naviguer en cas de forte houle en cas de mauvaise mer. Baaaahh… je n’ai rien prévu dans ce cas, espérons que les conditions seront bonnes ! Hormis ce type de scénario, la préparation reste quasi-identique à un 24H VTT, avec un peu plus d’appréhension car je n’ai aucune expérience en SUP et que là, le terrain peu changer. Pour cette course, je suis assisté par Damian, qui maîtrise la log’ainsi que la langue espagnole, de très bons atouts de mon côté. Les points noirs du briefing éclaircis, le départ est donné, départ vers l’inconnu… ENDORPHINMAG.FR N°33 - septembre octobre 2015 64 # COURSE  : SPAIN 24 SPAIN 24 by Patrick LAMARRE Crédit photos  : Organisation Le circuit est en forme de 8 non fermé et compte environ 7 km. Je dis environ car le circuit varie en fonction des marées. A marée basse, impossible de tirer tout droit de bouées en bouées, il faut contourner les bancs de sable qui apparaissent et gérer les passages peu profonds. Pour la nuit, de 22:00 à 6:00, le circuit se court en amont du pont routier, sur un tracé raccourci de moitié. Je mets ma planche « Redwoodpaddle14 » à l’eau. Je bénéficie en effet d’une planche typée flat water, stable, qui me permettra de réaliser de belles performances sur ce type de course, avec une vitesse de croisière correcte et la stabilité nécessaire en cas de plan d’eau agité et c’est également plus « confort » la nuit, lorsque la fatigue arrive ou que la concentration s’estompe un peu.
Les cadors sont là, les cadors et El Cali, Antonio de la Rosa, organisateur et directeur de course dont le dernier championnat du monde des raids aventure au Costa Rica, et surtout, Antonio est le dernier vainqueur de la Traversée de l’Atlantique à la rame, un sacré bel exploit. Le circuit passe au nord d’un grand pont qui traverse l’estuaire, à marée haute avant de redescendre vers l’océan et la partie large en aval. Devant, les riders vont vite, je suis impressionné, vont-ils tenir à ce rythme pendant 24H ? En aval, le vent forcit, le plan d’eau se creuse, et de nombreux passages de bateaux, jets, bacs, rajoutent de la difficulté. Il faudra gérer tout cela en plus des marées et du vent dont la force et la direction variera tout du long. Il faut ensuite gérer les arrêts, je n’ai rien planifié de définitif, le manque d’expérience sur cette épreuve fait que ma stratégie évoluera en fonction de mon ressenti. Si je fais jusqu’à 3 tours (environ 1 heure au tour) au début, mes arrêts se feront plus resserrés au fil du temps. Je dispose d’un sac à dos avec poche à eau de type running, pas forcément bien adapté au standup paddle sur les longues durées (les sangles de portage à l’épaule, larges, confèrent un bon confort à pied ou à vélo mais ont tendance à irriter les épaules en standup). Heureusement, en resserrant les arrêts, je peux m’équiper avec une ceinture d’hydratation avec gourde, qui me libère le haut du corps, mais le fait de s’hydrater induit qu’il faut arrêter de pagayer, donc perdre sa vitesse. Les jours sont longs mi-juillet, la température est agréable, moins chaude que ce que l’on connait à cette époque dans le sud de la France, une aubaine ! Au bout de 4 heures de course, une douleur vive envahie mon avant-bras, ou plutôt la jonction bras et avant-bras. C’est de moins en moins tenable, l’inflammation me gêne beaucoup et atteint mon moral. Mais je résiste, je dois continuer et la douleur, disparaîtra au bout de 2 heures. Mais si cette douleur disparait, d’autres prennent le relais, plus ou moins fortes. Tout le corps y passe au cours des 24H, le dos, les poignets, les genoux, la nuque… Lors des arrêts, descendre de la planche, marcher, devient difficile. Les quadriceps, soumis constamment pour transmettre la puissance à la planche mais aussi en travail de posture et de maintien d’équilibre, sont mis à rude épreuve et sont douloureux. Arrive le dernier tour avant la nuit, je suis le dernier concurrent à m’y engager. Le circuit est raccourci et passe de 7 à 3 km, restant en amont du grand pont. Une lampe Lupine Piko est installée sur le pont de ma planche, au moyen d’un adhésif Duallock, qui maintient également la batterie. Au cours de la nuit, le circuit change avec les marées et les bancs de sable qui apparaissent. Les lumières des coureurs dansent sur la boucle de bouées et nous avons toujours à vue le point de ravitaillement et d’arrêt. ENDORPHINMAG.FR N°33 - septembre octobre 2015 65 # COURSE  : SPAIN 24 Miguel Martorell (Baléares) second de l’épreuve. Le staff s’organise et ils mettent en route les barbecues pour offrir à l’assemblée des côtelettes et gambas grillées. Je peux vous assurer que des gambas, grignotées à minuit sur le débarcadère, vous remplissent de bonheur et vous redonne du courage. Vers 3 ou 4:00 du matin, le plan d’eau est calme, très peu de coureurs s’affairent à pagayer, j’en profite pour faire une pause et je m’assoupis 30 minutes sur le hamac avant de retourner sur l’eau. Peu après, le circuit s’illumine à nouveau avec des pagayeurs qui reprennent leur activité nocturne. L’ambiance est vraiment sympathique, tout le monde a un petit mot gentil quand on se croise au ravitaillement ou quand on se double. Le jour arrivera tardivement, le ciel couvert retardera la lumière et nous subiront même des précipitations. Le vent lui est toujours présent et accentué vers l’océan lorsque le circuit reprend son intégralité. Le plan d’eau revit, avec les passages des bacs et diverses embarcations de pêcheurs. Je me fais une frayeur avec un transport type bac qui manque me « rouler » dessus. Un peu comme si vous passiez devant un poids-lourd à vélo et que ce dernier vous rase la roue arrière. Je me demande encore si le marin aux commandes m’a vu ! ! La course se poursuit jusqu’à 14H00 et les derniers tours se font sur le petit circuit, permettant à l’organisation de gérer facilement le dernier tour à l’approche du gong final. L’ensemble des coureurs et organisateurs se retrouvent, tout le monde est fier des efforts fournis. La remise des prix se fait dans la bonne humeur, les adresses mails échangées et les embrassades effectuées. Je tiens à souligner la qualité de l’organisation, la belle dotation coureur de la part des sponsors et la gentillesse du staff. L’année prochaine, cette épreuve sera officiellement le championnat d’Europe, labélisé par la fédération internationale de surf et la concurrence risque d’être plus féroce. Cela reste une bien belle expérience, bien différente du type d’épreuves auxquelles j’ai participé jusqu’alors et si vous vous sentez une âme « d’endusuper », n’hésitez pas, filez vers le SPAIN 24 ! ! ENDORPHIN r Antonio « El Cali » De La Rosa 4



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