Endemix n°13 déc 15/jan-fév 2016
Endemix n°13 déc 15/jan-fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de déc 15/jan-fév 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Le Poemart

  • Format : (200 x 283) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 64,3 Mo

  • Dans ce numéro : flèches de la musique 2015...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ENDEMIX n°13 novembre 2015 - février 2016 p.18 Métier DESIGNER SONORE Vérons Anthony Les couleurs de la musique Au royaume des sourds, les aveugles sont rois ! Mais quel monde seraitce pour Anthony Vérons, lui qui voit des sons et entend les couleurs ? Le jeune designer sonore utilise bruits et mélodies pour habiller des films, des spectacles et des jeux vidéo et envelopper le spectateur dans un cocon de son. ifficile à synthétiser tant il est partout présent  : le design sonore correspond à toutes les créations audio destinées à délivrer une indication, une information ou bien, dans sa version la plus poétique, à créer de l’imaginaire. Du jingle publicitaire à la bande son de spectacle, en passant par le bruitage de film ou l’univers sonore d’un jeu vidéo, le son est pourvoyeur de sens et d’émotion, comme le décrit Anthony Vérons, designer du son de Phonik Studio  : « Imaginez une scène d’action à l’apogée d’un film haletant. Le héros est en plein combat. Il n’a plus qu’une seule cartouche. Il tire. La douille tombe au sol. Tout le travail du designer sonore est de travailler la texture du son pour accentuer la tension  : on entend la douille qui tombe au ralenti, le « cling » de la chute qui résonne ». Technique et matériel Dans le petit studio, matériel informatique haut de gamme et objets en tous genres se partagent l’espace, symboles des diverses compétences à acquérir. Dans sa caverne, Anthony garde djembé, toutoute, cartouches, didjeridoo, cailloux, feuilles… Tout ce qui produit du son peut être utile. Et, outre cette curiosité hors norme pour la musique des choses, « Ali Baba » a suivi une formation d’ingénieur du son, complétée d’une spécialisation en design. Bastons et contes de fées Passionné, Anthony raconte comment il enregistre ses bruitages  : « Pour les sons existants, j’effectue un simple enregistrement que je retouche avec des logiciels. Pour les sons que je ne peux pas capter, je fais des bruitages détournés. Pour imager un os qui se brise, on peut déchirer un oignon ou casser une tige de céleri par exemple ». Le design sonore sait aussi se faire très féerique, comme pour le spectacle Le petit collectionneur de couleurs et son arbre à bisous. « Il fallait illustrer les émotions des Par Claire Thiebaut J’associe directement une gamme de sons à une couleur et à une forme bisous  : un bisou en colère, triste, joyeux, un baiser qui chante ! », se souvient l’artiste qui a posé des bandes son sur plusieurs spectacles jeune public du festival Pikinini. « Pour l’habillage des spectacles, je ne veux pas trop d’infos sur les scènes à illustrer. Quand on me donne une couleur et une forme, j’y associe directement une gamme de sons. » Touche à tout sonore Le créateur travaille également pour des jeux vidéo pédagogiques, comme La Famille Zerodegat ou Vis ma vue. « Dans ces projets, l’enveloppe sonore et les voix sont déterminantes dans la transmission du message. » Le jeune chasseur de bruits est aussi aux manettes de l’enregistrement de l’émission radio Planet Rex et part en reportage avec les jeunes de la structure. Toujours au Rex, Anthony est aux côtés des danseurs de l’antre hip hop nouméenne pour créer les architectures sonores de leurs spectacles. « Ils voulaient théâtraliser un peu leur show, mais ils n’avaient pas beaucoup de décor. Alors, on a construit l’environnement grâce au son. Par exemple, s’ils sont en boîte de nuit, le son est assourdi pour créer l’illusion de l’ambiance. » Car avec quelques notes, Anthony est capable de construire des châteaux de sons. RESSOURCE Une fiche métier bien détaillée est disponible sur mavoiescientifique.onisep.fr/fiches-metiers/image-son-multimedia/designer-designeuse-sonore CT



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