Endemix n°13 déc 15/jan-fév 2016
Endemix n°13 déc 15/jan-fév 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de déc 15/jan-fév 2016

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Le Poemart

  • Format : (200 x 283) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 64,3 Mo

  • Dans ce numéro : flèches de la musique 2015...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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l ittérature Nathalie Salmon Hudry Continuer à vivre et à écrire 111101 Éric Bonamy Lors qu’elle a découvert qu’elle était la lauréate du prix Vi Nimö 2015, Nathalie Salmon Hudry s’est exclamée « heureusement que j’étais assise… dans mon fauteuil roulant ! ! ». Retrouvez aussi WEB > Mag en ligne > actualités > vidéos > playlist > fiches artistes > l’agenda culturel... Par Claire Thiebaut Le titre n’évoque rien de bien joyeux et pourtant Je suis née morte est une ode au courage, à la persévérance et au sourire. En 2014, Nathalie Heirani Salmon Hudry publie ce livre pour que ses lecteurs soient « libres de toutes les idées préconçues, de tous stéréotypes concernant le handicap ». À presque trente ans, elle raconte le déroulé de sa vie, la même à peu de choses près que toute jeune femme de sa génération, sa famille, ses amis, son adolescence, ses études. Sauf que la vie de Nathalie défile sous les roues de son fauteuil. Après une erreur médicale à la naissance, une injection « de « je ne sais www.poemart.nc/endemix r SPÉCIAL SILO ! afro FB/Endemix Jar/Jileme I AB lerP, ; ; ! SronerInstissislegessel Ï18 flDC IH TIOCRIIR Endernix macmon CE= = Jounlai 4., Y110105 éve, Quand sa mère lui suggère « d’écrire un livre pour raconter [son] parcours », Nathalie Heirani Salmon Hudry lui répond qu’elle « sera bien la seule à lire [son] bouquin ». Mais c’était sans compter que ce livre serait génial et qu’il serait plébiscité par les 147 lycéens qui ont participé au prix littéraire Vi Nimö, remis en octobre dernier à l’auteure tahitienne pour Je suis née morte. quoi » trop élevée qui [la] « tue » avant [son] premier souffle », elle est diagnostiquée Infirme Moteur Cérébral. « Une forme de thérapie » Nathalie Salmon Hudry a choisi un style quasi oral pour s’exprimer, s’adressant directement au public, ne lui laissant pas le choix de baisser les yeux face à son handicap, livrant parfois des détails très personnels de sa vie. Elle profite aussi de sa tribune pour soulever des problèmes plus généraux, comme le coût des équipements d’assistance ou les systèmes administratifs harassants… Mais c’est avec tant de détermination que Nathalie clôt son ouvrage qu’on ne peut que lui souhaiter « bonne route » et la retrouver à nouveau pour son prochain livre ! ART & CULTURE DE NOUVELLE-CALÉDONIE Envoli You Poemartnc 111016 SOUNDCLOUD Poemartnc mai.DEEZER Endemix week-end ENDEMIX n°13 novembre 2015 - février 2016 Portrait p.15
ENDEMIX n°13 novembre 2015 - février 2016 Portrait p.16 audio-visuel GUICHON Une caméra dans la forêt fut relativement brève. Mais l’essentiel a été dit. Comme l’avait promis Benoît Guichon. Assis sur un bout de terrasse du centre culturel Tjibaou, on discute un peu L’interview « musique » et beaucoup « cinéma », pendant que les participants du festival Anûû-Rû Aboro déjeunent avec l’invité de cette édition, Vladimir Léon. Tous attablés comme une grande famille. C’est en tous cas l’image que Benoît décrit quand il raconte comment, profitant de la vie paisible du Nord, il participe à une formation de l’association Anûû-Rû Aboro. Il apprend d’abord, en 2012, à utiliser le matériel de tournage mis à disposition des membres, avec Thomas Ozoux. Puis, il se fait la main comme cadreur et réalise avec Tein Vaiadimoin et une dizaine de stagiaires, Mauvaise pêche, un premier court métrage muet en 2013. Un peu « musique » et beaucoup « cinéma », alors que pourtant la première activité de Benoît c’est bien le son. Il est tour à tour musicien, technicien, chanteur, bruiteur et pour habiller Mauvaise pêche, il enregistre la bande sonore. Ce qui m’entoure m’attire Par Claire Thiebaut L’homme d’une petite trentaine d’années s’exprime à mots choisis, la voix basse, de la façon dont on parle sous la case. Profondément ancré dans le Nord, à Poindimié, Benoît Guichon mène une vie paisible, sous le sceau de la musique et, depuis 2012, de la réalisation de documentaires, intimement liés au festival Anûû-Rû Aboro. En 2014, Tein et Benoît repartent en formation. Cette fois, point de technique mais un accent mis sur l’écriture. « On participe à une résidence et on écrit le synopsis du film Lépispis. C’est l’histoire de Tinule et du bar à kava qu’il a ouvert. Ce bar a bien changé les choses dans la vallée. Les jeunes, qui passaient beaucoup de temps à boire la journée, ont fini par se donner rendez-vous au kava et ont diminué leur consommation d’alcool », raconte Tein Vaiadimoin. Tourné fin 2015, le film Benoit Guichon -teeeliL- -14,1 I in lell, i -,-,_, II, -_'s r-..,s —'Ii..'.'- - - sortira courant 2016. S’intéresser à ses proches n’est pas nouveau pour le Benoît, qui a présenté au festival de cette année le film Kiamou, récompensé par le prix de la meilleure réalisation technique du film du pays. « La vieille Kiamou, c’est la grand-mère de ma femme. Une vieille avec un fort caractère ! Je voulais que mes deux enfants gardent une trace de leur arrière-grand-mère, connaître ses savoirs et sa vie. Ce n’était pas tant la collecte du patrimoine qui m’intéressait, mais plutôt de fixer l’histoire d’une vie », raconte-t-il. Pour le tournage, c’est toujours avec le soutien de René Boutin et de l’équipe d’Anûû-Rû Aboro que le réalisateur fait ses gammes. « En août dernier, j’ai pu bénéficier de l’aide du chef opérateur Rémon Fromont et de l’ingénieur du son François Waledisch. Deux pontes qui m’ont permis de tourner un film super propre. » Rester fidèle Benoît Guichon sur le tournage de Lépispis. Benoît Guichon mène une réflexion élargie sur ce qu’il donne à voir. « Pour Kiamou, c’était important de respecter la langue de la grand-mère  : j’ai écrit les questions en français, et la tante de ma femme a mené l’entretien en paîci en se servant des questions que j’avais préparé. J’ai pu suivre les réponses car je comprends un peu la langue. Puis, on a tous travaillé à une traduction la plus littérale possible, en minimisant au maximum les interprétations. » Les héros de ces documentaires sont des gens du quotidien. « On discute toujours beaucoup, pour gagner leur confiance et juste avant le tournage, hors caméra, on les oriente sur des discussions plus précises, puis on lance la machine et c’est eux qui parlent » raconte Tein. Le tout toujours au plus proche de la réalité. DR



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