En Vue n°72 avr/mai 2015
En Vue n°72 avr/mai 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°72 de avr/mai 2015

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Paris bibliothèques

  • Format : (170 x 260) mm

  • Nombre de pages : 62

  • Taille du fichier PDF : 4,8 Mo

  • Dans ce numéro : l'invention du crime au cinéma.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Forum oesimages'0-w- - oft,. BLEU forumdesimages.fr EN 70 FILMS MAIRIE DE PARIS 1er AVRIL 24 MAI — Forum des Halles hAE ANOUSPRRIS pFY.SRT C nova
Jean-François Zygel Quel est votre plus grand souvenir de lecture ? Rien de très original : La Princesse de Clèves, Du côté de chez Swann, Le Père Goriot, Le Rouge et le Noir, L’Écume des jours... et toutes les tragédies de Corneille et de Racine ! Votre héros favori ? Le capitaine Nemo : il est mystérieux, intelligent, profond, et il a vraiment la classe. Celui que vous auriez pu être ? J’aurais bien aimé être Jean-Sébastien Bach, ou Léonard de Vinci, ou Maurice Ravel. Je dois malheureusement me contenter de n’être que moi-même… La musique que vous avez en tête ? Comme tout compositeur, la mienne. Un film que vous aimeriez voir ou revoir ? Tout Murnau et tout Eisenstein. Un spectacle inoubliable ? Einstein on the Beach, de Robert Wilson et Philip Glass. Quel était le lien entre l’image et le son à l’époque du cinéma muet ? Ce n’était pas un lien entre l’image et le son, mais entre le film et la musique. Quand vous dites « le son », vous réduisez la musique à son seul élément matériel... Le Questionnaire d’Annabelle Pour le reste, il me faudrait une bonne dizaine de pages pour vous répondre. Les pratiques étaient nombreuses et variées, et elles ont pas mal évolué au cours de cette période qui reste pour moi l’âge d’or de l’histoire du cinéma. Quelles sont les aptitudes et les compétences particulières d’un pianiste de films muets ? Tout d’abord bien jouer du piano ! Ensuite avoir en tête un grand répertoire de musique, de façon à pouvoir s’adapter avec souplesse aux exigences de chaque scène. Improviser naturellement, sans effort. Avoir une connaissance approfondie de l’histoire du cinéma muet. Saisir les subtilités du montage et du contrepoint entre le cinéma et la musique. Être modeste, et se rappeler en permanence que les spectateurs ne doivent pas sortir d’une séance en se disant « Quel bon pianiste ! » mais « Quel bon film ! ». Le 3 avril à la médiathèque Marguerite Duras (Paris 20 e), vos élèves du CNSMDP accompagneront au piano des courts-métrages muets de Charlie Chaplin, comment leur avez-vous fait travailler ces compositions ? Chaque élève présente plusieurs fois à la classe ses idées, soit concernant telle ou telle scène du film qu’il accompagne, soit en l’accompagnant d’un bout à l’autre. Puis ses camarades et moi-même le critiquons. Nous discutons, essayons Pianiste, compositeur, homme de spectacle, Jean-François Zygel est professeur d'improvisation au piano au Conservatoire de Paris (CNSMDP). Il sera à la médiathèque Marguerite Duras (Paris 20e) le 3 avril en compagnie de ses élèves pour une séance intitulée « Cinéma muet et piano parlant ! ». Au programme : trois merveilleux courts métrages de Charlie Chaplin, mais aussi des explications sur l'art d'accompagner le cinéma muet, en musique et en mots. d’autres solutions, tentons de bien comprendre ce qui marche et ce qui ne marche pas. Vous accordez une large place à l’improvisation lors de vos représentations, qu’est ce qui vous fait privilégier cette approche ? C’est d’abord un problème de temps, tout simplement ! Préparer l’accompagnement d’un film muet prend quelques jours, une semaine au plus dans le cas de films longs ou particulièrement exigeants. Composer la musique d’un long métrage peut prendre jusqu’à six mois, surtout si l’on écrit pour un orchestre symphonique. La dernière fois que je l’ai fait, c’était pour La Belle Nivernaise de Jean Epstein, une commande de la Cité de la Musique et du Festival Normandie Impressionniste. Un film ou une pièce de théâtre que vous rêvez de mettre en musique ? Pour les films, pas besoin de rêver puisque j’en accompagne régulièrement au piano ! Avec comme spécialité les Russes, les surréalistes français et les expressionnistes allemands. Côté théâtre : Le Pélican d’August Strindberg. Sinon, Jacques ou la Soumission de Ionesco. Rencontre avec Jean-François Zygel à la médiathèque Marguerite Duras (20'), voir la rubrique Musiques, page 29. À découvrir également : l'exposition Cinéma Premiers Crimes, voir page 8. Rencontre avec Jean-François Zygel à la médiathèqueMargueriteDuras (20 e), voir la rubrique Musiques, page 29. À découvrirégalement : l’exposition Cinéma PremiersCrimes, voir page 8. 3



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