En Vue n°49 jun/jui/aoû 2011
En Vue n°49 jun/jui/aoû 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de jun/jui/aoû 2011

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Paris bibliothèques

  • Format : (170 x 254) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : festival des cultures juives.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Soudain, le monde devint plus petit. L'homme se mit à abattre les distances, à avaler l'horizon, à effacer sous son ventre les chemins et les routes... Voyages à Vélo Du vélocipède au Vélib'Catherine Bertho Lavenir Préface de Paul Fournel 128 pages, 128 iliustral.iaYi$. (Pniis 4). du 13 mai m1 14 v.oùt 20U.
> Le Questionnaired’Annabelle Éric Fottorino Journaliste et romancier Votre premier grand souvenir de lecture ? Rue du Havre de Paul Guimard. Un homme, une femme, tous les matins jetés par un train de banlieue arrivant à Saint-Lazare. 11 minutes les séparent. Comment le destin s’arrange pour les faire se rencontrer… Votre héros préféré ? Maigret. Il voit tout l’envers des êtres et des choses. Celui que vous auriez pu être ? Fausto Coppi si j’avais eu la classe. La musique que vous avez en tête à l’instant ? Une musique de Nino Rotta dans n’importe quel film de Fellini. Un film que vous souhaiteriez voir (ou revoir) ? Vivement dimanche, à cause du rythme, du noir et blanc, de Fanny Ardant, et des jambes de femme aperçues à travers le soupirail d’une cave. Le héros de roman idéal ? Phileas Fogg. La tête et les jambes. Curieux et intrépide. L’aventure est au coin de la page… Vous avez fait plusieurs fois le tour du monde ? Quel est le pays qui vous a le plus marqué ? Pourquoi ? L’Éthiopie, le courage et la beauté des habitants, les paysages sublimes, bibliques. J’y ai réalisé mes premiers grands reportages il y a plus de vingt ans. Mes premières craintes de journaliste : vais-je écrire un bon papier ? On vous compare à François Truffaut dans certains des thèmes que vous abordez. Qu’en pensez-vous ? C’est un honneur. J’aurais tellement voulu lui adresser certains de mes livres, pas pour qu’il en fasse des films, pour qu’il les lise simplement. Nous avons en commun l’enfance inquiète, un regard acéré sur le monde des adultes. Le 22 mai 2001 vous avez pris le départ du 53 e Grand prix du Midi libre, expérience que vous racontez dans Je pars demain. Quels souvenirs en retenez-vous ? J’avais 40 ans, il fallait courir mille bornes en 5 jours, traverser des montagnes, se faire accepter du milieu cycliste professionnel, écrire un long papier au soir de chaque étape. C’est un souvenir très joyeux, celui d’une aventure de jeunesse que j’ai vécu un peu moins jeune, avec une ambiance extraordinaire sur la route, la force et le courage des jeunes coureurs, la beauté de la France au mois de mai. Et quel(s) conseil(s) donneriezvous à quelqu’un qui se prépare à ce type de course ? Pédaler, pédaler, pédaler. Dormir, dormir, dormir. Et repédaler… Talquer ses plantes de pied et enduire de crème ses cuissards pour éviter les frottements qui irritent la peau et peuvent vous faire vivre le calvaire… Relaxer son corps sur le vélo, détendre ses muscles chaque fois que c’est possible, ne jamais forcer au-delà de ses limites, en garder sous la pédale, toujours… Votre choix de sortie parmi les manifestations culturelles proposées cet été dans les bibliothèques de la Ville de Paris. Envie de participer à tout… Une option pour la grande randonnée nocturne (organisée à l’occasion de la Fête du vélo le 27 mai), c’est le fantasme d’un Paris qui appartient enfin aux cyclistes ! Sinon, la Mongolie (voir p.21) ! Dans votre livre Petit éloge de la bicyclette, vous évoquez votre « parcours de cycliste (qui) est une ligne de vie sur une machine à remonter le temps ». Qu’est-ce qui vous séduit tant dans l’objet « vélo » ? Il me rappelle sans cesse l’enfance, les premières sensations de liberté à peine vous pédalez, l’impression que cette fois vous êtes maître de votre destin, vous échappez aux parents. À vélo j’ai toujours l’impression de m’échapper de quelque part, de me sauver, d’être sauvé. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de roue libre, j’adore ce bourdonnement… Quel est le meilleur compagnon de route pour un voyage (une balade) à vélo ? Un autre cycliste s’il n’est pas trop bavard. De l’eau fraîche pour la soif, un fruit mûr pour éviter la fringale. 7



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