En Route n°2015-03 mars
En Route n°2015-03 mars
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2015-03 de mars

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Spafax Canada inc.

  • Format : (221 x 276) mm

  • Nombre de pages : 124

  • Taille du fichier PDF : 36,1 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... une odyssée du vin grec.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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03.2015 enRoute.aircanada.com
recent renaissance of indigenous grapes – the nation boasts 300 distinct varietals – is surprising wine lovers with sophisticated tastes from the Aegean Islands, Macedonia and the Peloponnese. With his brown eyes and bright smile, Spiliadis could play the leading man in a Mediterranean rom-com, the perfect ambassador for tomorrow’s trip to the wine regions. After lunch, a climb to the Parthenon begins in the shade of olive trees turned electric by cicadas, and ends with a vista of the sun-baked ruins of the Agora, where a deeply tanned guide informs us that the ancients drank resinated wine from hubcapsize vessels called kylikes. Roaming the historic centre on my own, I find evidence of Athens’ blossoming wine-bar scene around every corner. Stopping by a spot called Heteroclito on a narrow pedestrian street, I pause for a little plate of tomatoand cream-cheese-covered dakos and one of 150 wines from every region of Greece. A decade ago, Athens’ wine lists were heavy on French and Italian grapes. Now, places like Oinoscent and Wine Point cater to an ever-growing demand for – and, judging by the relaxed smiles at the tables around me, love for – all that is distinctly Greek. The following morning, we set off south to the Peloponnese peninsula, into a landscape of arid hillsides that plunge into valley floors where ranks of vines are separated by olive groves. Giannis Tselepos is waiting to meet us at our first stop, the site of ancient Nemea. Though dressed in sagging blue jeans and a grape-juice-stained polo shirt, the pioneering winemaker clearly has a sense of occasion. “Moschofilero is a wine of antiquity,” he proclaims, sweeping his arms toward the cave where Heracles is said to have slain a particularly obstreperous lion. “I am known as the master of moschofilero!” (It’s easy to get away with such dramatic flourishes when you are standing in the shadow of the sun-bleached Doric columns of the half-ruined Temple of Zeus.) “The Ottomans banned winemaking for 400 years,” he continues. “After we were freed from the Turks, we had the phylloxera louse; then the Germans came and burned everything. The Civil War led to a wave of emigration. It’s only since the 1980s that the industry has been revived.” The first wave of modern producers grew such international varietals as chardonnay and sauvignon blanc. Tselepos’ hope for the Hellenic nouvelle vague lies in growing uniquely Greek grapes. As we walk through the property, he pauses outside an Orthodox shrine built to Tryphon, the patron saint of winegrowers, and drains a bottle of dry white made with his signature cépage into glasses perched atop an upturned wine barrel. Sipping the Blanc de Gris, I fall in love with its balance of smokiness and puckering lemon, and instantly hatch a plan for a Greek-themed dinner party capped by a knockout pairing of moschofilero and mackerel. Our next stop lies a long drive north of Thessaloniki, in the region of Macedonia. At the Gerovassiliou winery, nestled amid 56 hectares of vines near the seaside village of Epanomi, Greek wine’s ancient roots are front and centre. In the winery’s cellar, where the air is almost chewy with the aroma of young wines nobly growing old in tight ranks of oak barrels, we’re moment est bien choisi : la renaissance récente des cépages indigènes (la Grèce en compte 300) a pris les œnophiles par surprise, avec les bouquets raffinés des îles de l’Égée, de la Macédoine et du Péloponnèse. Yeux bruns et sourire franc, George, qui pourrait être le jeune premier d’une comédie romantique méditerranéenne, est le guide tout indiqué pour notre excursion de demain dans les vignobles. Après le dîner, notre ascension jusqu’au Parthénon s’amorce à l’ombre d’oliviers électrisés par le chant des cigales et se termine par la vue des ruines de l’Agora sous un soleil cuisant ; là, un guide basané nous apprend que les Hellènes buvaient un vin résiné dans une large coupe nommée kylix. Flânant seul dans le centre historique, je vois à chaque détour des signes de l’engouement d’Athènes pour le vin. Dans une étroite rue piétonnière, je fais une halte à l’Heteroclito pour déguster un petit plat de dakos garnis de tomate et de fromage frais et un des 150 crus à la carte de toutes les régions du pays. Il y a 10 ans, les cépages français et italiens avaient la cote. À présent, des établissements comme l’Oinoscent et le Wine Point répondent à la demande croissante (et à l’amour croissant, à en juger par les sourires béats aux tables voisines) de produits 100 % grecs. Au matin, nous mettons le cap au sud vers la péninsule du Péloponnèse et ses collines arides plongeant dans des vallées où les rangées de vignes sont séparées par des oliveraies. Giannis Tselepos nous attend à notre premier arrêt, le site de Némée. Mal fagoté dans un jean distendu et un polo taché de raisin, ce vigneron avant-gardiste sait pourtant flairer les bonnes occasions. « Le moschofilero est un vin antique », proclame-t-il en pointant du doigt la cave où Héraclès aurait terrassé un lion féroce. « Et je suis le maître du moschofilero ! » (Une telle grandiloquence passe plutôt bien à l’ombre des colonnes doriques délavées par le soleil des ruines du temple de Zeus.) « Les Ottomans ont interdit la production de vin durant 400 ans, poursuit-il ; après nous être débarrassés des Turcs, nous avons eu droit au phylloxéra, qui a détruit nos vignes ; puis les Allemands se sont pointés et ont tout brûlé ; la guerre civile a entraîné une vague d’émigration. C’est seulement depuis les années 1980 que la viticulture a retrouvé de la vigueur. » La première génération de producteurs modernes a cultivé des cépages allogènes, comme le chardonnay et le sauvignon blanc. L’espoir que Tselepos fonde en la nouvelle vague hellénique repose sur la culture exclusive de variétés nationales. En balade avec nous au domaine, il s’arrête devant un monument orthodoxe en l’honneur de Tryphon, saint patron des vignerons, et vide une bouteille d’un blanc sec fait de son cépage fétiche dans des verres posés sur un tonneau à l’envers. Pondérant arôme de fumée et vivacité du citron, ce blanc de gris me ravit, et je fais immédiatement le projet d’organiser un souper à la grecque où je servirais ce duo de choc : moschofilero et maquereau. Après une longue route, nous arrivons au domaine Gerovassiliou, au nord de Thessalonique, 56 hectares de vignes près du village côtier d’Epanomi. Ici, les racines de la viticulture grecque sautent aux yeux. Dans le chai, où l’air est chargé des arômes de jus vieillissant noblement dans une enfilade de fûts de chêne, c’est un opposite page At Ktima Gerovassiliou near Epanomi, Vangelis Gerovassiliou oversees 56 hectares of vineyards, the production of award-winning vintages and a museum showcasing his vast collection of corkscrews. Page de gauche Vangelis Gerovassiliou supervise les 56 hectares du Ktima Gerovassiliou près d’Epanomi, la production de millésimes primés et un musée exposant son impressionnante collection de tire-bouchons. 79



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